Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.

Libraires,partagez vos découvertes.

Editeurs,valorisez vos livres.

_ Homo disparitus

Couverture du livre Homo disparitus

Auteur : Alan Weisman

Date de saisie : 04/05/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Flammarion, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 978-2-08-120493-5

GENCOD : 9782081204935

Sorti le : 04/05/2007

François Attia - 01/06/2007


François Attia - 31/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 17/05/2007

La nature reprendrait-elle ses droits ? Combien faudrait-il d'années au clin pour retrouver son niveau d'avant l'âge industriel ? Qu'adviendrait-il des réacteurs de nos centrales ? Quels animaux prospéreraient et quelles race s'éteindraient ?...
Ces questions, et beaucoup d'autres-des plus sérieuse aux plus saugrenues -, sont celles que le journaliste Alan Weisman plusieurs fois primé pour ses reportages (The New York Times Magazine The Atlantic Monthly, Discover), nous invite à explorer. Parcourant Ies cinq continents, convoquant de nombreux experts - climatologue botanistes, spécialistes de l'écologie, architectes, géographes...- il nous offre ici un passionnant reportage - où la réalité dépasse la (science) fiction.



  • La revue de presse Pierre Barthélémy - Le Monde du 18 mai 2007

Et si le pire arrivait. Et si, par le biais d'un virus mutant, d'une stérilisation subite ou d'un terrible deus ex machina, l'humanité était balayée de la surface de la Terre, qu'adviendrait-il de la planète ? En consacrant un livre à cette hypothèse, le journaliste américain Alan Weisman ne fait pas que se prêter à un divertissant exercice d'écologie-fiction. Soustraire l'homme de la Terre revient à calculer son empreinte, la domestication presque totale des êtres vivants, des matières et des espaces qu'il a menées depuis des millénaires. Contrôle qui s'est accéléré avec la généralisation de l'industrie, le règne de la chimie et l'explosion démographique. Au point qu'Homo sapiens a non seulement soumis le sol, le sous-sol et les océans à ses besoins croissants mais aussi modifié l'atmosphère et ébranlé la machine climat...
Et si le pire arrivait ? L'empreinte de l'homme s'estomperait jusqu'à ne plus subsister qu'à l'état de traces. Tout comme s'effaceraient les menaces qui pèsent sur la biodiversité. La lecture du livre d'Alan Weisman incite parfois à penser que le pire aurait, pour la planète, la couleur du meilleur...


  • Les courts extraits de livres : 31/05/2007

Effluves d'Éden

Vous n'avez sans doute jamais entendu parler de la Bialowiezża Puszcza. Mais pour peu que vous ayez grandi dans la zone tempérée qui couvre une bonne partie de l'Amérique du Nord, du Japon, de la Corée, de la Russie et de plusieurs anciennes républiques soviétiques, ainsi que certaines parties de la Chine, de la Turquie et d'Europe de l'Est et de l'Ouest - îles Britanniques comprises -, alors quelque chose en vous en garde le souvenir. Si vous êtes né dans la toundra ou le désert, les régions subtropicales ou tropicales, la pampa ou la savane, il existe quand même des endroits sur Terre associés à cette Puszcza qui sauront stimuler votre mémoire.
Puszcza est un vieux mot polonais signifiant «forêt vierge». A cheval entre la Pologne et la Biélorussie, le demi-million d'acres de la forêt de Bialowiesa renferme les derniers fragments européens de forêt à l'état primitif. Souvenez-vous de la forêt mystérieuse et embrumée que vous imaginiez quand on vous lisait un conte de Grimm. Ici, les frênes et les tilleuls culminent à quarante-cinq mètres de hauteur, et couvrent de leur ombre un enchevêtrement humide de charmes, de fougères, d'aulnes rugueux et de gros champignons. Les chênes, tapissés d'un demi-millénaire de mousse, sont tellement immenses qu'ils servent de garde-manger aux pics épeiches : ceux-ci creusent le tronc à sept centimètres de profondeur pour y entreposer des pommes d'épicéa. L'air, épais et frais, se pare d'un silence que seuls viennent briser les cris brefs du casse-noix, le sifflement grave d'une chevêchette d'Europe, ou la plainte d'un loup.
La senteur qui se dégage des siècles de mulch accumulés au coeur de la forêt évoque les origines mêmes de la fertilité. Dans la forêt de Bialowiesa, la profusion de vie doit beaucoup à tout ce qui est mort. Près d'un quart de la masse organique qui se trouve au-dessus du sol est à différents stades de décomposition : environ trente-huit mètres cubes de troncs d'arbres et de branches abattues en décomposition sur chaque acre, nourrissant des milliers d'espèces de champignons, de lichens, de scolytes, de vers et de microbes - autant de créatures que l'on ne rencontre pas dans les bois ordonnés et gérés par l'homme qui font office de forêts ailleurs.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2010 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia