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.. Dans la peau d'un homme : pendant 18 mois, une femme se déguise en homme pour comprendre l'univers masculin

Couverture du livre Dans la peau d'un homme : pendant 18 mois, une femme se déguise en homme pour comprendre l'univers masculin

Auteur : Norah Vincent

Traducteur : Marie-Caroline Henry

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Mémoires et témoignages

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-259-20529-0

GENCOD : 9782259205290

Charlotte Thomas - 31/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 20/05/2007

Quelle femme n'a jamais rêvé de connaître les pensées d'un homme ? Pendant plus d'un an, la journaliste américaine Norah Vincent s'est fait passer pour un homme afin d'essayer de percer, incognito, les mystères de l'identité masculine. Sa transformation est radicale : allure masculine travaillée (gestuelle, placement de la voix...), coupe de cheveux en brosse, barbe de quelques jours élaborée avec du crêpe de laine, poitrine bandée sous d'amples vêtements, et Norah devient Ned, représentant de commerce.
Commence alors son voyage au coeur du monde des hommes. De boîtes de strip-tease en bars de drague et bowlings, en passant par un monastère, elle intègre habilement les groupes les plus hermétiquement clos. Loin de toute idée reçue, le résultat de son enquête est réellement surprenant...

Par le biais de cette aventure unique, et contrairement à ce que l'on pourrait attendre d'une telle démarche, l'auteur pose sur les hommes un regard nouveau, plein de bienveillance et, au bout du compte, de tendresse.

Norah Vincent est journaliste. Chroniqueuse pour le Los Angeles Times, elle écrit également pour le New York Post et le Washington Post. Elle vit à New York.

«Un grand merci à Norah Vincent [qui] a beaucoup appris sur... les femmes !» Jasmin

«Ce livre captivant m'a permis de tenir le coup alors que j'étais dans un avion transatlantique qui avait du retard, assise à côté d'un bébé hurlant [...] Dans le récit d'une aventure comme celle-ci, c'est la qualité de l'aventurier qui compte. La finesse de perception de Norah Vincent et par-dessus tout son immense empathie font d'elle le guide parfait.»
Nuala O'Faolain, prix Femina étranger 2006.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Caroline Henry


  • Les courts extraits de livres : 20/05/2007

Le sexe

«Les quatre T. C'est tout ce que tu as besoin de savoir sur les femmes. Trouve-les. Tripote-les. Tape-les-toi, et puis Tire-toi.»
Phil, un cadre de trente-trois ans, marié et père de deux filles, me racontait la seule et unique conversation entre hommes qu'il avait eue avec son père. A l'époque, il avait douze ans, et ce furent les seuls conseils qu'il ait jamais reçus sur la manière de traiter une dame. Je l'avais ren­contré pour la première fois dans un bar quelques soirs plus tôt, déguisée en Ned, et j'avais bavardé avec lui ; je lui avais demandé s'il pouvait me montrer les bons clubs de strip-tease du quartier.
H avait accepté. Nous étions donc assis au fond de la salle sombre du Lizard Lounge, à l'une de ces tables car­rées et brunes recouvertes de Formica que l'on trouve dans les cafétérias d'autoroute, ces tables branlantes qui ont toujours une boîte d'allumettes fourrée sous l'un des pieds, et sur lesquelles glisse de long en large sur le plateau dans un tas de sel éparpillé un cendrier infect. La pièce était remplie de tables de ce genre, disposées comme dans un café, avec leurs chaises de métal tournées dans la même direction ; les hommes assis là regardaient, fascinés, les femmes nues qui dansaient pour eux sur la scène. D'autres femmes entièrement dévêtues déambulaient entre les tables, cherchant à obtenir de la foule des billets de un dollar, dont elles portaient chacune une liasse attachée à la cheville.
Phil avait commandé une bouteille d'eau, comme moi. Le Lizard Lounge ne servait pas d'alcool, ce qui est la pratique dans les endroits où les filles se déshabillent entièrement sur scène et offrent les plus osées lap dances en privé. Dans les clubs où l'on peut boire de l'alcool, le plus souvent, les danseuses ne font pas de strip-tease intégral, et si les lap dances sont proposées, elles sont généralement d'un style moins audacieux, les attouchements sont interdits et l'on ne fait rien de plus que du frottage. A moins de se trouver dans un endroit qui ne respecte pas les règles, ce dont pas mal de clubs se rendent coupables à des degrés divers, où certaines danseuses sont disposées à accorder leurs faveurs hors de la scène.
Phil a rempli son verre d'eau, puis a jeté le contenu de deux sachets de sucre dans le liquide, qu'il a remué avec une paille. Tout en parlant, il a avalé le mélange.
«Mon père et moi, on a fréquenté ensemble ce genre d'endroits. On s'y marre bien. Il a assisté à ma fête d'enterrement de vie de garçon ici, et il s'est payé une ou deux lap dances.»


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