Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Christine Arnothy
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Noir
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-213-62815-8
GENCOD : 9782213628158
Christine Arnothy - 18/06/2007
Charlotte Thomas - 31/05/2007
«J'ai écrit la série des "Mrs Clark" aux USA, raconte Christine Arnothy. Je m'y sentais libre de toute considération européenne. Là-bas, tout peut arriver. Ma connaissance de New York et de la Californie, m'a permis de créer une saga dont les personnages allaient s'affronter d'un volume à l'autre. Il m'était agréable - et surtout confortable - de publier ces romans sous le pseudonyme américain de William Dickinson.»
Qui est Mrs Clark ? Une jolie jeune fille qui aurait mérité un meilleur destin. Son père, tué au coin d'une rue, sa mère, internée dans un hôpital psychiatrique, l'ont laissée à l'abandon. Un proxénète attiré par la beauté et l'extrême jeunesse de Betty, la prend sous sa coupe et lui fait vivre un cauchemar physique et moral. Elle réussit à s'échapper et, par une volonté d'acier, à tirer un rideau entre l'enfer qu'elle a vécu et sa nouvelle vie. Elle épouse un jeune courtier en diamants, passe sous silence son passé et le fait qu'elle est la nièce d'un des plus redoutables empereurs de la pègre, le milliardaire obèse William Harrison. Il a besoin d'une héritière. Qui serait mieux désigné que cette «nièce» qui a pu survivre à tant de souffrances ? Mais Harrison est-il l'oncle ou le père de Betty Clark ? Seule sa mère connaît le secret...
Bientôt veuve, Mrs Clark doit accepter d'être hébergée avec ses deux enfants par Harrison dans son somptueux appartement de la Ve Avenue. Se libérera-t-elle aussi de cette deuxième prison ?
Une poursuite sans répit à New York.
Penché sur son vélo comme un coureur cycliste lors d'une compétition, Slim pédalait. Dans ce bled, même le plus paumé avait sa voiture. Ici, à Lake City, tout le monde connaissait de près ou de loin les jumeaux Connors. On les confondait souvent, ce qui semblait, à chaque fois, leur faire plaisir. C'était comme un jeu. Sa soeur, Cool, rendait des services à ceux qui en avaient besoin. Son allure punk, ses cheveux coupés comme ceux de son frère, n'ôtaient rien de son amabilité et on n'aurait jamais voulu croire les plaintes d'une voisine dont le fils aurait été malmené par Cool. La vengeance aurait été telle qu'il valait mieux se taire. Le gosse avait raconté à sa mère la cruauté de Cool et ses menaces en cas de bavardage. Mère et fils n'avaient rien dit, c'était préférable...
Slim pédalait. Il déployait une énergie considérable, il fallait qu'on le croie sportif, un bon Américain, un «good boy», simple et sans mystère. Les jumeaux soignaient leur apparence modeste. Pourtant ce n'est pas l'argent qui leur manquait. Ils en avaient même trop. Ils ne savaient pas comment le dépenser sans attirer l'attention sur eux. Leur première victime avait été un vieillard qui vivait à vingt miles de Lake City. Depuis des mois, il était porté disparu. Faute de réclamations des proches - il n'en avait pas -, les recherches avaient cessé bien vite. La police n'avait pas même eu l'idée de fouiller méthodiquement la maison du vieux. Celui-ci, enterré dans la cave, resterait désormais tranquille sous les dalles. «Personne ne saura jamais que nous l'avons tué. Tiens, c'était aussi un mercredi, comme aujourd'hui, mercredi notre jour de chance», pensa Slim en fredonnant. Le fait d'avoir réussi un crime parfait le mettait en joie. Il était persuadé que lui et sa soeur pouvaient commettre n'importe quel forfait, ils ne seraient jamais punis. Slim considérait qu'ils ne faisaient qu'un seul être humain, partagé en deux lors de leur naissance, un mélange subtil d'homme et de femme. Réunis, physiquement et moralement, au moment où ils allaient perpétrer un crime et dans le plaisir aussi. Pour les exploits de toute sorte. «Nous n'avons besoin de personne», pensa-t-il.
Slim quitta Main Street et prit une rue étroite pour rentrer chez eux. Leur tanière était leur forteresse. Personne ne venait, sauf le facteur pour déposer quelques rares factures. Slim descendit de vélo, ouvrit la porte du jardin qui émit son grincement habituel - ils appelaient ça la «rouille musicale». Il posa l'engin contre la façade, prit sa clef et pénétra dans l'étroite entrée, jetant un coup d'oeil à la cuisine. Malgré la machine qu'ils avaient achetée après le meurtre du vieillard, la vaisselle sale s'accumulait dans l'évier. Elle ne se rangeait pas toute seule. Slim haussa les épaules, grimpa l'escalier et, avant d'entrer chez lui, entrouvrit la porte de la chambre de sa soeur.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia