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.. Harlem

Couverture du livre Harlem

Auteur : Eddy L. Harris

Date de saisie : 10/05/2007

Genre : Essais littéraires

Editeur : Liana Levi, Paris, France

Collection : Piccolo

Prix : 10.00 €

ISBN : 978-2-86746-450-8

GENCOD : 9782867464508

Sorti le : 10/05/2007

Joachim Salinger - 31/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 22/05/2007

Harlem. Le seul bout de terre qui appartienne totalement aux Noirs d'Amérique. Dans le bien et le mal. De plus en plus dans le mal. Cela n'empêche pas le narrateur de cette extraordinaire chronique de retourner y vivre. Et ce retour délibéré est le point de départ d'un voyage envoûtant dans le quotidien et dans l'histoire de ce quartier new-yorkais qui s'effrite physiquement et moralement : les appartements délabrés, les trottoirs sordides, les sacs-poubelles remplis de rats, les enfants livrés à eux-mêmes. Mais aussi un quartier magique qui reflète l'identité d'un peuple en mal de reconnaissance. En somme, plus qu'un quartier : une inoubliable mère-patrie.

Eddy L. Harris, né à Indianapolis, est diplômé de la Stanford University. Dès son premier livre, Mississippi Solo (1988), il est salué par la critique américaine. Il est également l'auteur de Jupiter et moi, paru en septembre 2005, très remarqué par la presse française. Aujourd'hui, Eddy L. Harris a quitté Harlem et élu domicile en France.

"Eddy L. Harris - en Marcel Proust noir -fait remonter ses souvenirs d'enfance comme des petites bulles et nous livre un Harlem plein de rumeurs, de bruits, de couleurs. "
Pénélope Rault, Jalouse

"Partant de cette quête de lui-même, l'écrivain arrive aux autres, à la vie."
Solenn de Royer, La Croix


  • Les courts extraits de livres : 22/05/2007

A ce jour, j'ai passé davantage de temps en exil que je n'en ai jamais passé dans le monde du peuple noir, ce monde que je désigne sous le nom de Harlem. Je ne sais quelle part de cet ancien moi est restée là-bas. Je me demande quelle part de ce monde j'ai emportée, tapie au fond de moi.
J'y songe dans mon lit chaque matin. Depuis quelque temps, les paroles d'une vieille chanson tournent dans ma tête. Une chanson qui, lorsque je la chante à ma façon, demande qui je suis, un refrain qui me laisse perplexe : ne suis-je qu'un simple CV, rien de plus, un simple portrait en mots ?
Est-ce bien cela que je suis, rien d'autre qu'une liste de choses accomplies, d'endroits parcourus, de livres lus ? Dans ce cas, c'est le portrait de quelqu'un que je ne reconnais pas. Cela ne me dit rien sur ce que je suis, sur ce que je pense, ce que je ressens et ce que je sais. Cela ne me dit rien sur ce que je fais ici non plus.
Je reste allongé, immobile, sur mon lit, sans esquisser le moindre geste. C'est à peine si je fais du bruit. Les rythmes que j'entends sont ceux de ma respiration, régulière, et du battement de mon coeur contre les côtes. Je reste au lit et j'écoute les paroles qui me trottent dans la tête.
Quand je m'y attends le moins, un coup de feu retentit, pour me réveiller, pour déchirer la tranquillité du petit matin et me rappeler que je suis dans un monde qui ne m'est pas familier, un monde dont très certainement je ne fais pas partie.
Le crépitement d'un feu nourri, un petit calibre, me crie bonjour, à la fois avertissement et salutation; il vole par-dessus les toits jusqu'à l'arrière-cour. Cinq coups aigus beuglent, explosent, frappent les murs et les fenêtres, et se répercutent sur la chaussée et les briques des immeubles dans toutes les directions. Il est impossible de dire ce matin d'où provient la fusillade. Comme d'habitude.
Quand j'entends des coups de feu - et j'en entends souvent -, c'est surtout la nuit, souvent en fin de soirée, mais jamais à cette heure-ci, jamais le matin.
Le petit matin est le seul moment paisible, serein, des journées de Harlem. J'aime bien m'éveiller tôt, quatre heures et demie, cinq heures, quand le ciel d'été commence seulement à s'éclairer et que le gris frise à peine le bleu. J'aime bien rester couché, au calme, tranquille, pendant un petit bout de temps, à penser et me faire la causette dans ma tête, et à écouter le silence. Il n'y a pas encore de bruit dans la rue. Les cris et la musique, incessants la journée, n'ont pas encore commencé, pas plus que les sirènes de police, les alarmes de voitures, les camions de livraison. Je suis allongé dans le demi-jour de l'aube, dans le semi-coma du presque éveil, et j'écoute les sons qui escortent le jour nouveau. Le matin arrive doucement - à moins, bien sûr, que ce ne soit le jour des éboueurs. Rien de tel qu'une benne à ordures pour briser le silence. Pas même un coup de feu.


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