Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
318 av. J.-C, désert de Libye : Alexandre le Grand est enterré comme un dieu. Dans un sarcophage de cristal, au fin fond d'un dédale de chambres mortuaires remplies de richesses incroyables : or, diamants, rubis... pour le plus grand conquérant de tous les temps. Il aurait dû y reposer à jamais. Mais l'Histoire en a décidé autrement...
2007 : l'archéologue Daniel Knox est sur le point de découvrir la tombe d'Alexandre le Grand, perdue depuis des siècles. Mais il est confronté à la corruption des institutions égyptiennes et aux idéaux du Macédonien Dragoumis, qui souhaite s'approprier le corps d'Alexandre à des fins politiques. Si la dépouille tombait aux mains des séparatistes macédoniens, la guerre civile serait inévitable. Daniel Knox se lance alors à corps perdu dans la quête du tombeau d'Alexandre. Il doit faire vite car il est poursuivi par les hommes de main des séparatistes, prêts à tout pour s'attribuer sa découverte. Même à capturer Gaëlle, une jeune archéologue française dont il est très proche et qui est également la fille d'un vieil ami mort dans des circonstances étranges. Le passé trouble qui unit les deux jeunes archéologues ne facilite pas leurs rapports. Mais le temps presse, et les enjeux dépassent largement le cadre de l'archéologie...
William Petre est journaliste à Washington. C'est son premier roman, publié par Harper Collins. Son deuxième thriller est déjà signé chez ce même célèbre éditeur anglais.
Les courts extraits de livres : 24/05/2007
Site de construction d'un hôtel, Alexandrie
Mohammed el-Dahab avait une photo de sa fille Leila sur son bureau. Le cliché avait été pris deux ans auparavant, juste avant que celle-ci ne tombe malade. Il avait l'habitude, pendant qu'il travaillait, de la regarder de temps à autre. Parfois, voir ce petit visage lui faisait du bien. Mais désormais, la plupart du temps, cela lui donnait le cafard. Il se pinça l'arête du nez entre le pouce et l'index et murmura une courte mais fervente prière. Il priait ainsi pour sa fille peut-être trente fois par jour, ainsi que pendant ses reka'as. Jusqu'à présent, ses prières n'avaient pas servi à grand-chose. Mais c'était ça, la foi. Sans épreuve, elle ne signifiait rien.
Un vacarme inattendu retentit au-dehors : des rires et des cris de jubilation. Irrité, Mohammed regarda par la fenêtre de son bureau. Tout le monde avait arrêté le travail pour se rassembler dans un coin du site de construction. Ahmed dansait comme un derviche à un mouled. Mohammed sortit dans un grand mouvement de colère. Allah l'avait affligé de l'équipe la plus paresseuse de toute l'Egypte. Toutes les excuses étaient bonnes. Il prit une mine de circonstance pour remonter les bretelles à ses hommes mais, lorsqu'il arriva sur place et découvrit ce qui avait semé l'agitation, il oublia sa mauvaise humeur. La pelleteuse avait creusé un énorme trou dans le sol et mis au jour un escalier en colimaçon encore couvert d'une couche épaisse de poussière, qui s'enroulait autour d'un puits profond et obscur. Jauni, sombre, il semblait vieux, aussi vieux que la ville.
Mohammed leva les yeux vers ses hommes. Ils se regardaient tous avec la même idée en tête. Depuis combien de temps cet escalier était-il enseveli ? À quel trésor pouvait-il conduire ?