Dans la Hollande des années 1630, un marchand de tissus et père de famille, décide de quitter ses enfants et son pays, pour chercher fortune en Amérique Les quatre enfants sont laissés à la garde de leur aîné, Wilhem, et il leur assure avant son départ la protection d'un puissant notable de la ville : Paulus, négociant de fleurs redouté.
A cette époque, la Hollande est prise d'une étrange folie : la passion des tulipes. La spéculation autour de leurs bulbes peut, l'espace d'une vente aux enchères, faire ou défaire des empires ! Et c'est dans ce tourbillon que Paulus va peu à peu entraîner Wilhem et sa famille. Les quatre enfants vont découvrir un monde cynique et implacable pour lequel ils n'étaient pas réellement préparés.
Un récit vivant, une atmosphère parfaitement rendue, une histoire passionnante... le tout servi par une écriture soignée et agréable.
Très bon roman.
Le journal sonore des livres : Lu par Olivier Bleys - 09/10/2007
Haarlem, années 1630. Cornelis Van Deruick, un marchand de tissus veuf et sans le sou, décide de quitter la Hollande pour chercher fortune en Amérique. Il laisse ses quatre enfants à la garde de l'aîné, Wilhem, et leur assure la protection de Paulus van Bereysten, haut personnage de la ville, négociant en fleurs puissant et redouté.
La Hollande est alors la proie d'une étrange folie : la passion des tulipes. Les variétés rares atteignent des prix extravagants et font l'objet de spéculations intenses, au point d'inquiéter les autorités. Des fortunes se font et se défont en quelques heures sur ce marché volatil où un seul bulbe de Semper Augustus - une tulipe légendaire à l'éclat sans pareil - vaut autant qu'un palais. Livrés à eux-mêmes, les enfants Deruick vont affronter un monde cynique et implacable...
Basé sur un épisode historique méconnu, la «tulipomanie», où certains économistes voient une préfiguration des bulles spéculatives modernes, le roman d'Olivier Bleys restitue avec brio l'atmosphère fiévreuse des Pays-Bas de l'âge d'or. Ce récit d'une formidable vitalité est aussi un plaidoyer contre l'injustice sociale, l'asservissement des faibles par les nantis. Il se révèle alors d'une troublante actualité.
La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 18 juillet 2008
Mais le scénario est inspiré de Max Weber, ce sociologue qui pointa la naissance du capitalisme moderne. Sous les sols en damier lustrés poussent les passions des tulipiers, prêts à tout pour la folie du bulbe, ancêtre de nos bulles financières qui propulsent les richesses et précipitent les faillites. Bible sur lutrin, convoitise qui gonfle les habits noirs, scènes à la dérobée de femmes lisant dans les intérieurs sombres, frénétiques ventes aux enchères dans les tavernes bruyantes... Olivier Bleys décrit magnifiquement un monde vacillant sous l'effet dévastateur des cotes qui grimpent et s'effondrent. Les hommes, eux, n'ont le choix qu'entre scrupules et désillusions, les florins l'emportant souvent sur l'honneur.