Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Aventures extraordinaires (1911-1921). Lettres d'Abyssinie. Lettres de la mer Rouge. Lettres d'Egypte, Arabie, Erythrée, Inde et autres lieux

Couverture du livre Aventures extraordinaires (1911-1921). Lettres d'Abyssinie. Lettres de la mer Rouge. Lettres d'Egypte, Arabie, Erythrée, Inde et autres lieux

Auteur : Henry de Monfreid

Date de saisie : 15/05/2007

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Arthaud, Paris, France

Collection : Classiques Arthaud

Prix : 32.00 € / 209.91 F

ISBN : 2-7003-0000-9

GENCOD : 9782700300000

Sorti le : 15/05/2007

Joachim Salinger - 07/06/2007


  • Les présentations des éditeurs : 27/05/2007

Depuis Les Secrets de la mer Rouge, Henry de Monfreid (1879-1974) est devenu la référence en matière de littérature d'aventure. En quarante ans il a écrit plus de soixante-dix ouvrages où la mer, l'Afrique de l'Est, l'Arabie ou le Yémen sont à toutes les pages. Mais il a aussi écrit des centaines de lettres et des journaux de bord passionnants à plus d'un titre qui racontent de l'intérieur ses multiples «vies» : contrebande d'armes, commerce de haschich, de cuirs ou de café, pêche des perles, de l'Egypte à l'Inde. Dix ans (1911-1921) d écriture qui nous transportent dans le feu de l'action. Dix ans d'avenrures incroyables et extraordinaires, en pleine guerre, où la mer Rouge demeure l'un des lieux les plus emblématiques de son parcours.

Les lettres du troisième volet de cet ouvrage étaient jusqu'à ce jour inédites.

Commentaires et notes de Guillaume de Monfreid



  • La revue de presse Jean-Christophe Rufin - Le Figaro du 7 juin 2007

Et puis, voici ses lettres et ses journaux de bord. On en connaissait une grande partie, mais leur édition systématique par les soins de Guillaume de Monfreid, augmentée d'un grand nombre de textes inédits, constitue un véritable événement. La légende Monfreid n'y perd rien, tout au contraire. Elle se grandit de ce qui l'a précédé. Dans ces lettres, on voit se construire un homme d'exception...
Les aventures qui constitueront la trame des romans futurs se découvrent dans le quotidien de ces lettres magnifiques, de ces journaux de bord pleins de vie. La principale différence avec les romans est que celui qui les écrit ignore encore beaucoup de choses. D'abord, il ne sait pas qu'il est un écrivain. Son «naturel» est intact. Ensuite, il ne connaît pas la fin de ses propres histoires et le suspense n'est pas une reconstitution a posteriori. La plupart du temps, Monfreid, au milieu de ses péripéties, ne sait vraiment pas s'il va pouvoir s'en sortir et comment. De là vient sans doute le caractère extraordinairement moderne de ces textes.


  • Les courts extraits de livres : 27/05/2007

Suez, 16 août 1911
15 août, 13 heures

Je débarque à Port-Saïd pour mettre à la poste mon premier courrier pour la France. Quelle ville !... la vraie patrie du marchand de caca­houètes : on y vend de tout, et on y parle toutes les langues ; c'est un mélange de français, d'anglais et d'espagnol ou plutôt d'italien. On est obligé de faire le coup de poing pour se débarrasser des porteurs, marchands, guides, procureurs (pas de la République), etc. J'ai visité le quartier égyptien, d'une saleté pyramidale.
Les types d'hommes et de femmes y sont remarquables, j'envoie une ceinture à Agnès' et je rentre à bord. À 19 heures, nous enfilons le canal qui s'enfonce dans un désert de sable en compagnie de la voie ferrée où je vois filer quelques express. La nuit vient, on allume le projecteur et son faisceau lumineux éclaire étrangement les deux interminables remblais blancs qui bordent ce grand canal large de 60 mètres.
Je m'endors sur la tente du gaillard d'avant (ma couchette habituelle) et au petit jour je m'éveille à l'entrée d'un de ces lacs qui se sont fermés dans les territoires en contrebas de la mer, lors de l'ouverture du canal. Il est immense, ce lac : 40 kilomètres de long sur 30 de large ; on se croirait en pleine mer ; après deux heures de marche, le canal se resserre. À gauche un désert de terre sablonneuse qui s'étend à perte de vue avec quelques monticules que le soleil oblique découpe nettement. C'est le désert qui donne cette effarante impression de la terre où rien ne vit. On a l'impression de regarder un paysage lunaire.
À droite : une longue ligne de dattiers côtoie le canal maritime, ce sont les bords du canal d'irrigation qui va du Nil à Suez. Je vois une série de douars entourés de palmiers et de plantations d'alpha avec des troupes d'ânes gris et de chameaux. Puis voici une gare (du service du canal) avec son sémaphore : ce sont de jolies maisons propres ombragées de tamarix, de dattiers et d'eucalyptus, il y en a ainsi cinq ou six le long du canal. L'horizon est barré par une longue chaîne de montagnes d'un rose groseille. Enfin à 9 heures Suez, la mer Rouge d'un bleu intense et nous jetons l'ancre en rade. À bord nouvelle invasion des marchands de raisins de Jérusalem, de pastèques, figues de barbarie, etc. Le vent du nord se lève en brise douce ; à midi nous levons l'ancre et nous filons vent arrière sans un poil d'air sous un soleil à fondre du plomb.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia