Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Le poisson bleu-nuit

Couverture du livre Le poisson bleu-nuit

Auteur : Armand Cabasson

Date de saisie : 23/05/2007

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Nuit d'avril, Oulon, France

Prix : 16.90 € / 110.86 F

ISBN : 978-2-35072-034-0

GENCOD : 9782350720340

Sorti le : 23/05/2007

Joachim Salinger - 07/06/2007


  • Les présentations des éditeurs : 29/05/2007

Le Poisson Bleu Nuit

Une femme se fait tatouer un poisson sur le dos et, tandis que l'oeuvre progresse, sa personnalité se modifie peu à peu...
Fasciné par le désert, un roi prend la folle décision de ressusciter la célèbre cité des sables de Meggelone...
Durant la Guerre de Sécession, une section de fourrageurs nordistes se voit contrainte de s'enfoncer dans les dangereux bayous.
Une jeune femme erre dans les forêts dans l'espoir de percer le secret de sa naissance...

Psychiatre et écrivain, Armand Cabasson est l'auteur de trois romans publiés aux Éditions 10/18 (Les Proies de l'Officier, Chasse au loup, La Mémoire des Flammes) et son premier recueil de nouvelles [Loin à l'Intérieur, Éditions de l'Oxymore) a obtenu le Prix Littré 2006. Dans Le Poisson Bleu Nuit, ses nouvelles nous plongent dans les méandres de l'esprit humain.

«Ces pages sont hantées par un mal-être qui ne trouve souvent d'exutoire que dans la violence et la répétition. Souvent, mais pas toujours. Là où certains se laissent happer par ce cercle vicieux, d'autres découvrent en eux-mêmes, ou dans l'interaction avec les autres, les ressources nécessaires pour échapper à cette apparente fatalité.»

Mélanie Fazi


  • Les courts extraits de livres : 29/05/2007

C'était pendant la guerre, en mai 1863, durant la campagne de Vicksburg. Je servais dans le corps d'armée du général Sherman, fort d'une quinzaine de milliers de soldats. Nous avions fait croire aux Sudistes que nous allions tenter de prendre d'assaut la ville de Vicksburg par le nord. Puis nous nous sommes lancés dans une longue marche à travers la Louisiane, en longeant le Mississippi, afin de rejoindre le gros de l'armée sous les ordres du général Grant, pour attaquer Vicksburg par le sud. Nous nous trouvions en plein territoire ennemi et la cavalerie rebelle coupait sans cesse nos voies de ravitaillement. Le général Grant avait donc décidé que nos troupes se nourriraient en pillant les civils. Mais, en Louisiane, dans la région des bayous, au beau milieu de ces fichus marécages, il est très difficile de se procurer des vivres. Par conséquent, les sections chargées du ravitaillement devaient s'éloigner de l'armée. C'est ainsi que toute cette histoire a commencé.
Nous étions vingt-trois à progresser dans les bayous. Vingt-deux soldats du 55e régiment de F Illinois et un ancien esclave qui s'était évadé et qui nous servait de guide. Comme ce dernier n'avait pas de nom, nous l'avions baptisé Lincoln. Quand il avait appris que notre Président venait d'émanciper les esclaves, il avait déclaré : «Il n'y a pas de meilleur nom sur Terre.» Malgré toutes ces années qui me séparent de ces souvenirs pénibles, je revois distinctement certains visages. À commencer par le lieutenant Arnold Tenly, évidemment. Il dirigeait notre section lorsque nous allions fourrager. Que dire de lui sinon qu'il adulait Sherman, qu'il portait une barbe à la Sherman, qu'il citait régulièrement les propos de notre général... Tenly répétait à tout va qu'il fallait «briser l'ennemi». En fait, Sherman annonçait qu'il voulait «briser le moral de l'ennemi». Mais Tenly ne percevait pas la différence. De son idole, Tenly ne possédait ni l'intelligence, ni la ténacité. En revanche, il surpassait nettement Sherman dans la cruauté. Malheur à qui résistait à notre section ! Un tireur isolé nous prenait à parti ? Une fois l'homme à terre, blessé, Tenly le faisait lyncher et l'abandonnait ainsi perché «pour l'exemple». Nous arrivions dans une ferme où logeaient des femmes et des enfants ? Tenly nous ordonnait d'emporter la totalité de leurs provisions, les condamnant à la famine en prétextant que ces gens nourrissaient l'ennemi. Quelqu'un s'exclamait : «Vive le Sud !» ou souhaitait à mi-voix que le général Pemberton vienne nous crever la panse ? Tenly faisait pendre ce «traître» et incendiait sa maison. Je l'avais déjà vu ordonner de lyncher un adolescent, une femme ou un vieillard pour quelques mots de trop.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia