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Un quartier parisien et comme le dit l'auteur lui-même, un triangle d'or, un bout de Paradis. C'est là que Christian Levanti vit et pour rien au monde il ne changerait. Tous les jours, le même rituel : à 11 heures il faut aller au Télex, bar PMU, pour parier sur les courses. On revient déjeuner à la maison, on fait une petite sieste et on se lève pour aller au YEN et jouer avec les copains à la belote de comptoir. Tous les jours, c'est inlassablement la même histoire, pourtant Christian manque furieusement d'argent (eh oui c'est un artiste, un écrivain) alors lorsqu'il voit deux mafiosi entrer dans son bar fétiche, lui et ses amis vont tout faire pour les rouler... A mourir de rire !
Dans un style cru, parfois familier mais toujours drôle, Christian Levanti arrive sans peine à nous faire rentrer dans son univers si particulier. Il n'écrit pas pour lui mais pour ses amis, ceux qui le font rire tous les jours. C'est avec amour qu'il les décrit et même si les plaisanteries moqueuses fusent, elles font en réalité office de compliment. Entre jeu et entourloupe, entre bouffonnerie et événement macabre, laissez-vous entraîner sans peur dans la drôle de vie de Christian Levanti !
Les courts extraits de livres : 30/05/2007
Une petite belote comme d'hab
Mon entrée est théâtrale suivant les us et coutumes de l'endroit.
- Salut les escrocs, déjà au travail ! Ils ne me ratent pas.
- Salut Christian, la sieste a du être bonne !
Ça retentit, avec plein de sous entendus à caractère légèrement égrillard, et ils en rajoutent.
- D'ailleurs, tu peux parler, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, en tant qu'escroc tu nous manquais.
- Question vannes, vous pourriez varier ! Passons aux choses sérieuses. Elle est bientôt finie votre partie à la con, j'ai envie de jouer ! Oh putain, Pacha est encore à 11 ! Bon j'ai le temps de faire les mots croisés ! N'oubliez pas de me prévenir !
Je m'isole au bout du Bar, en compagnie d'un black label coca, il parait que c'est une hérésie (je m'en bats les couilles des soi-disant conventions à la con, le dernier qui m'a fait une réflexion à ce sujet est un grand prétentieux, propriétaire d'un resto en banlieue qui m'a illico perdu comme client) et j'attaque les mots fléchés du Parisien.
C'est un jeu de gosse, en général, quand je n'ai rien d'autre à faire, je les torche en moins de dix minutes. Je suis un peu feignant et j'aime la facilité. Dans le cas présent, ça m'occupe en attendant la prochaine partie, et en même temps je peux suivre le jeu, les réparties des joueurs et intervenir pour balancer des conneries.