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.. Le maréchal Oudinot

Couverture du livre Le maréchal Oudinot

Auteur : Marc Oudinot

Préface : Jean Tulard

Date de saisie : 06/06/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-87706-620-4

GENCOD : 9782877066204

Sorti le : 06/06/2007

  • Les présentations des éditeurs : 16/06/2007

«C'est le Bayard de l'armée», dit Napoléon en présentant Oudinot au tsar de Russie. Du chevalier sans peur et sans reproche, il a la bravoure et le mépris du danger : 32 blessures. Prodigieux meneur d'hommes comme Ney ou Murât, remarquable tacticien comme Lannes ou Suchet, ce soldat fameux de la Révolution participe à toutes les campagnes de l'Empire sauf l'Espagne. Ses exploits à Wagram lui valent son bâton de maréchal et son titre de duc de Reggio.

Et, pourtant, le maréchal Oudinot n'avait pas eu la biographie qu'il méritait. Peut-être parce que, fidèle à la République, il appartint aux généraux hostiles à la marche de Bonaparte vers le pouvoir absolu ? Peut-être aussi parce que, après l'Empire, sa loyauté à l'égard des Bourbons en fit la cible d'une campagne de dénigrement des bonapartistes ?

Son respect de la légitimité politique, son patriotisme, son sens du devoir militaire ainsi que ses qualités «civiles» laissent entrevoir derrière le sabreur «criblé de blessures» une personnalité plus riche et plus complexe, que cet ouvrage met pour la première fois en lumière. Loin de se réduire à la seule biographie de celui qui fut tour à tour et pleinement général républicain, maréchal d'Empire et pair de France, cette suite de courts tableaux vifs et richement documentés fait aussi renaître à travers le portrait attachant du «grenadier Oudinot» un siècle tumultueux de l'histoire de France.

Agrégé d'histoire, ancien élève de l'ENA, haut fonctionnaire au ministère des Finances, Marc Oudinot s'intéresse de longue date à la période de la Révolution et de l'Empire. Il contribua au Dictionnaire Napoléon, publié sous la direction de Jean Tulard. Fils de l'actuel duc de Reggio, Philippe Maupas-Oudinot, l'auteur a utilisé des archives familiales inédites, permettant d'éclairer d'un jour nouveau la biographie de son ancêtre.


  • Les courts extraits de livres : 16/06/2007

Extrait du prologue :

Paris, 15 décembre 1840. Le froid extrême des jours précédents s'était encore accru. La température descendit à moins quatorze degrés. Une véritable tempête de neige balayait la capitale, rappelant le froid sibérien des immenses plaines de Russie aux anciens de la Grande Armée qui accompagnaient le cercueil de Napoléon. Dans son testament celui-ci avait formulé un voeu : «Que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé.»
Le retour des cendres de l'Empereur avait été décidé quelques mois auparavant par une monarchie de Juillet soucieuse d'asseoir sa légitimité en affirmant sa filiation avec la Révolution. Le choix du lieu pour déposer les cendres impériales s'était finalement porté sur les Invalides, qui abritaient les vieux soldats de la Grande Armée. Le 7 juillet précédent, La Belle Poule, frégate de 60 canons, avait quitté Toulon, suivie de La Favorite, pour gagner Sainte-Hélène. L'expédition était placée sous le commandement du prince de Joinville *«Les deux frégates mouillèrent le 8 octobre dans la baie de Jamestown. L'exhumation commença le 15 à 3 heures du matin sous une pluie battante. Quelques heures plus tard fut ouvert le cercueil d'acajou, qui en enveloppait trois autres : l'un de plomb, l'autre de bois et le troisième de fer-blanc. Dix-neuf ans après sa mort, Napoléon était presque intact.
Le 18 octobre, les frégates appareillèrent pour le retour et arrivèrent à Cherbourg le 30 novembre. La Normandie, sur laquelle avait été transbordée la dépouille mortelle de l'Empereur, remonta ensuite la Seine en faisant étape à Rouen où les quais, décorés de trophées militaires étincelants d'armes, étaient couverts d'une foule dense, et atteignit le port de Courbevoie le 14 décembre.
Seuls des vingt-six maréchaux de l'Empire, Soult, Moncey, Grouchy et Oudinot étaient là pour l'honorer. Macdonald était mort au début de l'année dans sa propriété de Courcelles-le-Roi. Victor n'avait pas voulu venir. Bernadotte, qui se trouvait à la tête de son royaume de Suède, ne pouvait quitter Stockholm. Marmont, discrédité, s'était volontairement exilé et errait tristement de Saxe en Bohême, de Bohême en Styrie et de Styrie en Italie.


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