Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.
Libraires,partagez vos découvertes.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.
est notre partenaire « Télé » : chaque jeudi soir, un portrait de libraire est diffusé dans l’émission de François Busnel « La Grande Librairie ».
est notre partenaire « Radio ». Ecoutez l'émission "A livre ouvert" : chaque dimanche soir, François Busnel reçoit deux libraires pour commenter l’actualité littéraire de la semaine passée.
est notre partenaire « Presse écrite ». Découvrez en exclusivité le palmarès des livres préférés des libraires de France.
Auteur : Jean-Marie Colombani
Date de saisie : 24/06/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Plon, Paris, France
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-259-20682-2
GENCOD : 9782259206822
Sorti le : 14/06/2007
Par définition, un journal quotidien est éphémère. Il se jette aussitôt lu. Le Monde, en ce sens, n'est pas un journal comme les autres : on le garde. C'est sans doute qu'il permet, mieux que d'autres, de se situer, de se repérer dans un monde qui est au contraire censé avoir perdu ses repères. Au-delà du flot des informations quotidiennes, qu'il hiérarchise et contextualise au mieux, il prend position. Pendant treize ans, il m'est revenu la charge d'incarner et de définir ses prises de position, ses engagements. Ils permettent, au fil des ans, de relire l'histoire immédiate.
La période qui est ici rythmée, plus que relatée, dans mes éditoriaux couvre les années 1994 à 2007 : rien moins que le tournant d'un siècle, la fin définitive de la guerre froide et la brève illusion d'un «nouvel ordre mondial», l'entrée dans une période dominée par le terrorisme international, hantée par un possible conflit de civilisations ; l'avènement d'une «Union européenne» élargie, substituant au glacis soviéto-russe une aire de liberté et une promesse de prospérité pour une Europe qui n'est plus l'«Europe de l'Ouest» ; et en France, le passage de 1ère mitterrando-chiraquienne à une nouvelle page, celui d'une génération à une autre, d'une société à une autre, plus diverse dans sa composition comme dans ses aspirations.
J.-M. Colombani
Le Monde, 8 mai 2007
Au soir du 6 mai 2007, à peine le nom du nouveau président de la République connu, tous les états-majors politiques scrutent les résultats du second tour avec à l'esprit les élections législatives des 10 et 17 juin 2007. Un premier sondage de l'institut CSA réalisé dimanche 6 mai auprès de 1030 personnes créditait l'UMP de 35% d'intentions de vote au premier tour contre 30 % à l'alliance PS-PRG-MRC et 15% aux candidats qui seraient étiquetés Mouvement Démocrate. Selon cette enquête, le FN obtiendrait 8 % des voix, aucun autre parti n'étant crédité de plus de 2 % des suffrages.
A peine le résultat du vote annoncé sur les chaînes de télévision, la candidate socialiste a, au cours d'une déclaration depuis la Maison de l'Amérique latine à Paris, affiché son intention de continuer à porter les espoirs de la gauche : «J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous», a-t-elle lancé à ses partisans.
CHANGER
La victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle mérite d'abord d'être saluée : elle est claire et nette et ouvre, comme l'a dit le nouvel élu, une «nouvelle page». Elle marque non seulement un changement de génération, porteur en lui-même d'une promesse d'un renouvellement de la vie publique largement souhaité, mais aussi l'entrée dans une phase de notre histoire que le pays voudrait plus dynamique, plus offensive, plus efficace. Au bout du compte, en effet, sans prétendre sonder les coeurs, avant de choisir entre deux projets, deux visions de la société, les Français ont privilégié l'énergie. Face à Ségolène Royal, «Mère Courage» tout entière dévouée à accompagner les Français dans leurs difficultés, ils ont donné la préférence à celui qui se présentait comme porteur d'une promesse d'action contre le déclin annoncé, capable même d'une suractivité de tous les instants pour insuffler un élan, quelque chose qui puisse ressembler à un nouveau départ.
Mais ce choix est aussi le produit d'un rapport des forces très clair : une France de droite a voté à droite. Les résultats du second tour ont été en tout point conformes à ceux du premier tour, montrant une gauche historiquement faible ; faiblesse que les scrutins de 2002 avaient déjà permis de mesurer. En regard, la supériorité de la droite et le succès de M. Sarkozy trouvent leur origine à la conjonction de deux mouvements. En premier lieu, la force et l'intensité de la demande d'ordre et d'autorité. A l'orée de la campagne présidentielle de 2002, Lionel Jospin lui-même avait fait état de cette aspiration au retour de l'autorité. Et les cinq années du second mandat de Jacques Chirac n'ont pas permis, n'en déplaise à celui qui fut, presque sans discontinuer, son ministre de l'Intérieur, de faire reculer l'insécurité et les violences aux personnes.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2008 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia