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.. Zoli

Couverture du livre Zoli

Auteur : Colum McCann

Traducteur : Jean-Luc Piningre

Date de saisie : 16/08/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-7144-4136-2

GENCOD : 9782714441362

Sorti le : 16/08/2007

Le dernier roman de Colum McCann dresse un portrait magnifique d'une tsigane devenue poétesse et qui porte un prénom de garçon : Zoli. Pour Zoli, tout commence mal : son peuple est opprimé et sa famille meurt de façon cruelle.
Zoli est la seule survivante avec Stanislas, son grand-père. Ils vont partir en roulotte et celui-ci va lui apprendre à lire et à écrire, choses interdites aux femmes tsiganes.
C'est surtout la sensation de liberté, la non-appartenance qui se dégage du roman. Zoli n'appartient à personne pas même à l'anglais qui tombe amoureux d'elle. Elle n'appartient qu'à son clan qui ne fait partie d'aucun pays.
L'écriture de Mc Cann libère ce sentiment.
On peut déplorer quelques longueurs dans le roman mais Mc Cann retrace avec justesse la vie d'un peuple souvent mal considéré et qui a vécu de nombreuses violences.
Un beau roman humain.


Gaetan de Salvatore - 23/10/07


  • Les présentations des éditeurs : 18/07/2007

Les plaines de Bohême à la France, en passant par l'Autriche et l'Italie, des années trente à nos jours, une magnifique histoire d'amour, de trahison et d'exil, le portrait tout en nuances d'une femme insaisissable. Porté par l'écriture étincelante de Colum McCann, Zoli nous offre un regard unique sur l'univers des Tziganes, avec pour toile de fond les bouleversements politiques dans l'Europe du XXe siècle.

Tchécoslovaquie, 1930. Sur un lac gelé, un bataillon fasciste a rassemblé une communauté tzigane. La glace craque, les roulottes s'enfoncent dans l'eau. Seuls en réchappent Zoli, six ans, et son grand-père, Stanislaus.

Quelques années plus tard, Zoli s'est découvert des talents d'écriture.
C'est le poète communiste Martin Stránský qui va la remarquer et tenter d'en faire une icône du parti. Mais c'est sa rencontre avec Stephen Swann, Anglais exilé, traducteur déraciné, qui va sceller son destin. Subjugué par le talent de cette jeune femme, fasciné par sa fougue et son audace, Swann veut l'aimer, la posséder. Mais Zoli est libre comme le vent.

Alors, parce qu'il ne peut l'avoir, Swann va commettre la pire des trahisons...

Traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre.



  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 4 octobre 2007

Un journaliste débarque dans un camp de Roms. C'est le début de Zoli, le dernier roman Colum McCann, qui raconte le destin d'une chanteuse et poétesse tzigane, Zoli Novotna, en même temps que l'histoire des Tziganes slovaques et leur rencontre avec le fascisme, le nazisme, puis le communisme. Il y a aussi l'histoire d'amour entre Zoli et Swann, un jeune Anglais qui sera victime de son romantisme politique et de sa passion pour une femme trop exotique.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 13 septembre 2007

Le romancier, qui avait déjà accouché de personnages féminins formidables dans La Rivière de l'exil et Ailleurs en ce pays, a réussi à donner à son héroïne une simplicité et une vérité qui emportent l'adhésion du lecteur. Femme abusée par les communistes pressés de mettre au rancart roulottes et chevaux pour mieux parquer les Tziganes ; femme jugée et rejetée par les siens, trahie par un Anglais fou amoureux, Zoli fuit son pays, traverse les frontières, se terre comme un animal pour éviter polices, pierres et crachats. Dans ses moments de solitude, où la nature est une alliée redoutable, elle incarne les «millions de Tziganes dont on ne parle jamais et qu'on habille de clichés, voleurs, menteurs, etc., pour mieux les repousser», dit McCann, romancier au sommet de son art.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 6 septembre 2007

C'est de ces expériences-là, à la fois uniques et emblématiques de notre condition, que s'inspirent les livres de McCann. Sa spécialité ? Ecouter. Se glisser dans la peau des autres. Prêter sa plume à ceux qui n'ont pas la chance de savoir écrire, mais qui ont tellement d'histoires à raconter...
Roman social. Engagement. De vieilles recettes, certes, mais McCann les accommode en y ajoutant sa patte, incomparable, où se mêlent des noirceurs à la Beckett et les flamboiements d'une prose pétrie de réalisme magique - façon Garcia Marquez...
Parabole sur l'exil, vibrant éloge de la différence, Zoli est aussi le portrait poignant d'une femme libre, trop libre, dans une Europe qui a toujours contraint les gens du voyage à rester des parias. McCann nous aide à mieux les connaître, à les écouter, dans un roman débordant de compassion et de tendresse.


  • La revue de presse Guillaume Chérel - Le Point du 31 aout 2007

Sujet en or pour un écrivain. Colum McCann a alors imaginé «Zoli» afin de décrire l'univers insaisissable des Roms (de 12 à 14 millions sur la planète). Des années 30 à nos jours, des plaines d'Europe centrale à Paris, entre fiction et réalité, «Zoli» est une oeuvre émouvante portée par le style poétique d'un auteur tombé amoureux de son héroïne...
McCann n'a pas idéalisé le peuple rom, aussi violent, sale et voleur qu'il est artiste, libre et drôle. Plus qu'un roman sur la pauvreté et le harcèlement des gens du voyage, voilà le premier roman social sur la force des mots. Ecrire, ou l'autre mot pour résister.


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde

Pour le lecteur, tout bouge en même temps : il traverse l'espace, voit s'enchaîner les époques, saute d'une forme d'écrit à une autre avec la même impression de fluidité et d'authenticité. Au bout du voyage, aura-t-il "compris" les Roms ? Sûrement pas, mais il est probable qu'il les verra différemment et pour longtemps. D'où cet éloge de l'écrivain australien Peter Carey à propos de Zoli : "Si la vocation suprême pour un auteur est d'imaginer ce que c'est qu'être "autre", alors Colum McCann est un géant."...
Au fond - et c'est ce que suggère profondément le livre -, que connaît-on vraiment des Roms ? Sait-on au moins que le mot lui-même signifie "homme" dans la langue romani, un idiome de souche indo-européenne ? Sait-on que ce peuple, originaire du nord de l'Inde, serait arrivé au XIIe siècle en Europe orientale ? Sait-on quelle différence il y a entre les Roms, les Tziganes, les Gitans, les Manouches, les Sintis... ? Sait-on enfin, au-delà des stéréotypes, quoi que ce soit de solide sur leurs traditions artistiques ?


  • Les courts extraits de livres : 18/07/2007

Il longe le lit du ruisseau et 1 immonde paysage se révèle peu à peu, les seaux renversés dans un coude plus loin, le landau cassé dans les mauvaises herbes, le baril de pétrole qui tire une langue rouillée, la carcasse d'un frigo dans les ronces.
Le chien qui vient renifler le devant de la voiture a comme la peau recousue sur les os. Encore une seconde, et les gamins déboulent, se massent contre les vitres. D'un coude qu'il voudrait nonchalant, il abaisse les clenches aux angles des portières. Il y a un môme assez agile pour sauter sans un bruit, empoigner les deux essuie-glaces et s'étaler sur le capot. Deux autres s'accrochent au pare-chocs arrière et se laissent traîner, pieds nus dans la gadoue. Les filles courent de chaque côté, le nombril à l'air dans leurs jeans taille basse. L'une d'elles tend un doigt en riant, puis s'arrête, net, muette. Le gamin du capot glisse par terre, les patineurs lâchent le pare-chocs, et la rivière est soudain là, boueuse, rapide, inattendue. Un coup de volant brutal, les mûriers grattent les vitres, le chiendent craque sous les essieux, mais la voiture retrouve le chemin. Les enfants rappliquent à toutes jambes en poussant des cris.
Courbées sur la rive opposée, deux vieilles femmes se redressent avec un sourire en coin, hochent la tête et recommencent à frotter sur les galets des draps gorgés de lessive.
Un autre virage serré, une haie d'arbres comme un mur aveugle, un cageot à salades crevé dans l'herbe haute, et là, de l'autre côté d'une passerelle branlante, une ruine, se trouve le camp des Gitans, rejeté sur une île au milieu de la rivière : on dirait qu'elle préfère la contourner. Des baraques, des cabanes sans fenêtres. Tuyaux dentelés, bois disparates, des foulards de fumée au-dessus des cheminées, des toits rapiécés en tôle ondulée, grêlés d'antennes satellite. Dans les branches d'un arbre, au fond, un manteau bleu claque au vent.
Il gare la voiture hors du chemin, tire le frein à main, fait semblant, un instant, de chercher quelque chose dans la boîte à gants, fouille bien alors qu'il n'y a rien, rien là qu'une seconde de répit. Derrière les vitres, les visages des gamins. En ouvrant la portière, il entend brusquement la dizaine de radios qui, de l'autre côté, gueulent simultanément des chansons slovaques, tchèques, américaines.
Aussitôt les mômes lui tâtent les manches, lui auscultent les côtes, lui palpent les poches. Il a l'impression d'être lui-même une douzaine de mains. Il les repousse d'un geste, crie :
- Ouste !
La voiture oscille en cadence : encore un gosse qui saute sur le pare-chocs. Il gueule :
- Ça suffit, maintenant !
Les garçons haussent les épaules dans leurs vestes en cuir. Les filles aux chemisiers ouverts reculent en ricanant - leurs dents immaculées, le vif-argent dans leurs pupilles. En débardeur, le plus grand des garçons s'avance.
- Robo, dit celui-ci en bombant le torse.
Poignée de main, il prend le jeune homme à part, lui murmure quelques mots à l'oreille.
Il aimerait ignorer cette odeur forte de laine mouillée et de tabac brun. Trente secondes pour conclure un marché : cinquante couronnes, Robo l'emmène voir les aînés, et, pendant ce temps-là, qu'on ne touche pas à la voiture.
L'adolescent met en garde sa petite bande, file une taloche au gamin du pare-chocs arrière. Puis ils s'en vont vers la passerelle. De nouveaux enfants arrivent le long de la rivière, certains tout nus, certains en couche-culotte, une fille en tongs sous des lambeaux de robe rose, et c'est la même qui semble finalement être partout, belle, ébouriffée, les yeux noirs comme du charbon. Seules leurs chaussures sont différentes.


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