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.. Nuit ouverte

Couverture du livre Nuit ouverte

Auteur : Clémence Boulouque

Date de saisie : 24/08/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 2-08-120214-X

GENCOD : 9782081202146

Sorti le : 24/08/2007

Pourquoi Elise, actrice reconnue, a-t-elle accepté d'incarner à l'écran Régina Jonas, première femme ordonnée rabbin en 1935 à Berlin, et tuée à Auschwitz en 1944 ? Venu du fonds du passé de sa famille, un oncle prodige va le lui apprendre. Elle découvre que sa propre grand-mère, négociante en champagne, n'a pas été très regardante pendant l'Occupation quant à savoir avec qui elle trinquait...
Ces deux femmes ont vécu les mêmes heures dans deux mondes - et deux choix de vie - opposés.
Est-ce pour racheter la compromission banale de l'une qu'elle revêt l'exigence exceptionnelle de l'autre ?
C'est à Berlin même, dans la compagnie fragile de la biographe de la femme rabbin, qu'elle pourra se réconcilier avec son roman familial.
Une histoire forte superbement écrite.


Ce roman de Clémence Boulouque tient presque du documentaire sur certains passages. En effet, l'auteure s'intéresse à la vie de Regina Jonas, première femme rabbin, ordonnée en 1935. Mais ce livre reste un roman car il est surtout question d'Elise, l'actrice qui doit l'incarner à l'écran.
En découvrant Regina, Elise va peu à peu comprendre ce que sa famille a vécu durant l'occupation. Elise revit le passé familial grâce à son oncle André. Ce personnage est tout de suite attirant sous ses airs rebelles. Les protagonistes rendent le roman vivant (même si le passé est très présent) et attrayant pour le lecteur qui ne s'intéresse que moyennement aux thèmes religieux.
Ce livre est un très bon roman de la rentrée littéraire et reste en lien avec l'actualité : la deuxième femme rabbin de France a été ordonnée début août !


Clémence Boulouque - 06/09/2007


Clémence Boulouque - 06/09/2007


  • Les présentations des éditeurs : 25/08/2007

«Aux premiers jours de mon premier amour, j'ai été reconnaissante au monde de m'offrir son ciel clair et surtout les hasards d'un passage sur cette terre - je me répétais que nous vivions, lui et moi, à la même époque, inscrivions les mêmes jours sur nos agendas et que nous aurions pu naître trop tard ou trop tôt, et nous manquer. Aujourd'hui, une autre simultanéité de vies est venue m'horrifier. Regina et mes grands-parents ont vécu en même temps et rien ne leur était commun.» Qui se souvient de Regina Jonas ? Ordonnée à Berlin en 1935, elle a été la première femme rabbin au monde. Affrontant l'hostilité de ceux qui refusent la religion au féminin, consciente d'être en sursis dans l'Allemagne nazie, Regina n'a écouté que son «souci des âmes». Elle est tuée à Auschwitz en 1944. Pressentie pour l'incarner à l'écran, Elise part sur ses traces. L'actrice croit ainsi solder une culpabilité : ses grands-parents, négociants en Champagne sous l'Occupation, ont sacrifié aux compromissions d'alors. Avec ce rôle, Elise saisit le passé. Et devine qu'il n'est peut-être plus temps d'expier mais de se tourner vers la mémoire de ceux qui ont su être justes - pour, avec eux, cheminer.

Clémence Boulouque est née en 1977. Elle a publié en 2003 Mort d'un silence (Gallimard), adapté au cinéma par William Karel sous le titre La Fille du juge. Critique littéraire, elle est aussi l'auteur de Sujets Libres, Chasse à courre, et Au pays des macarons.



  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 24 octobre 2007

Au-delà de son intérêt historique, le livre cerne avec finesse les miracles souterrains du métier d'actrice, capable de conduire aux sources de l'identité humaine. Sa lecture rend le regard vague, comme celui de Regina, «plus loin que le présent, plus loin que soi, en face, droit vers un endroit qui n'existe pas, où tout est estompé, effacé, tout et même soi».


  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 27 septembre 2007

La quantité d'informations est importante, et le risque grand, bien sûr, pour une jeune romancière de manquer à sa mission et, au lieu de nous donner un roman (et des personnages), de produire un long réquisitoire contre tous les bourreaux. C'est un exercice difficile et périlleux. Comment parler de la débâcle et de la capitulation, de Vichy, de l'amenuisement de la vie des Juifs d'Allemagne, de leur destruction, après ce qu'en ont écrit les grands historiens, de Bloch à Hilberg ? Clémence Boulouque trempe sa plume dans sa colère. Mêlées à ses inventions romanesques, ses connaissances jouent à la balançoire avec sa narration...
On doit faire ce compliment à Clémence Boulouque : elle a choisi un sujet grave et beau. Comme disait Julien Gracq, c'est un bon début.


  • Les courts extraits de livres : 09/06/2009

«Que ton destin ne soit jamais plus grand que ton propre coeur.»

Gertrud Kolmar,
Lettre à sa soeur, 15 décembre 1942.

À l'enterrement de son père, il n'y avait pas de rabbin.

Regina Jonas naît à Berlin, le 3 août 1902, dans une famille pieuse et pauvre, de parents auxquels, deux ans auparavant, est venu un fils, Abraham.
Wolf Jonas est un petit commerçant aux activités imprécises et aux succès incertains. Né en Poméranie en 1843, il est de trente-trois ans l'aîné de son épouse, Sara Hess, jeune fille de Bavière.
Leur rencontre a peut-être été arrangée par un marieur, on ignore quels étaient leurs amis, leurs proches, leur vie, et même si leur famille était alors auprès d'eux - il n'en est jamais fait mention dans l'histoire de Regina ; de la vie des parents Jonas, on ne sait que la topographie. Comme tant d'autres sans racines berlinoises et aux attaches incertaines, le couple s'installe à l'est de la ville, dans le Scheunenviertel, le quartier des Granges, où affluent, attirées par la métropole, les communautés pauvres d'Europe orientale ; ces Ostjuden portent, sous leurs loques ou leurs caftans, le respect et la mémoire des traditions que certains Juifs allemands avaient cru pouvoir oublier.

Regina a onze ans lorsqu'une tuberculose lui enlève son père, en novembre 1913. La communauté juive soulage la famille endeuillée de la charge de funérailles qu'elle n'aurait pu assumer seule, la cérémonie n'est toutefois qu'un enterrement de troisième classe, sans même la présence d'un officiant. Avant de parvenir à la sépulture dans un pauvre carré au fond du cimetière de Weissensee, à l'est du Scheunenviertel, il faut traverser les allées de disparus mieux nantis. Regina connaît-elle déjà ces mots du Talmud de Babylone : «Soyez attentifs aux enfants des pauvres, parce que c'est d'eux que vient la Torah» ? Quelles ont été ses pensées, le long des travées ? S'est-elle déjà convaincue qu'elle deviendrait le rabbin qui manquait ce jour-là ? Ce jour là est-elle devenue son destin ?
Elle n'avait rien à faire valoir, rien d'autre pour prétendre devenir la première femme rabbin au monde. La foi vient de ceux qui ne peuvent, apparemment, en faire étalage ou éloquence : Moïse était bègue et c'est lui qui a délivré les Dix Commandements, ou les Dix Paroles comme le disent les Juifs.


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