Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Servitude et simulacre

Couverture du livre Servitude et simulacre

Auteur : Jordi Vidal

Date de saisie : 23/08/2007

Genre : Philosophie

Editeur : Allia, Paris, France

Collection : Petite collection

Prix : 6.10 € / 40.01 F

ISBN : 978-2-84485-250-2

GENCOD : 9782844852502

Sorti le : 23/08/2007

  • Le journal sonore des livres : Jordi Vidal - 10/09/2007

Jordi Vidal - 10/09/2007


  • Le journal sonore des livres : Jordi Vidal - 10/09/2007

Jordi Vidal - 10/09/2007


  • Les présentations des éditeurs : 06/09/2007

A travers le décryptage et une mise en perspective de ses divers courants (postféminisme, postcolonialisme), le postmodernisme est ici soumis à une critique sans concession..» Nées sous la présidence de Ronald Reagan, les "cultural studies" ont emprunté à la gauche son langage pour dévaloriser tout ce qui pouvait encore rappeler la lutte des classes ou les revendications féministes. A la guerre sociale, elles ont substitué la guerre des genres, et à la critique de l'aliénation et des médias la mise en avant d'une culture soi-disant populaire. En ce sens, les postmodernes sont bien devenus les idéologues officiels de notre société hypercapitaliste. En falsifiant les travaux de la "french theory", les idéologues postmodernes ont dissocié les effets du développement de la société capitaliste entre les bonnes victimes (tes colonisés) et les mauvaises (les prolétaires). Pour eux, la victime est toujours celle du colonialisme et le bourreau est réduit à la figure symbolique de "l'européen blanc hétéronormé". Ces mêmes idéologues ont substitué à la critique de la domination masculine (base du combat féministe) la critique du totalitarisme hétérosexuel. Exemples à l'appui, Jordi Vidal met au jour le fonctionnement d'une idéologie qui repose sur le révisionnisme culturel et la désinformation. Une idéologie qui, sous un discours de gauche, impose sa pensée réactionnaire et, mettant en scène la victimisation, officialise un racisme anti-religieux. Une idéologie qui réfute la laïcité et l'universalisme concret au nom de la liberté de sociétés concurrentes. Une idéologie qui cherche par tous les moyens à en finir avec les Lumières en menant une campagne systématique contre l'esprit scientifique et la raison. Une idéologie, qui, en somme, sous-tend tous les projets politiques contemporains, à droite comme à gauche.

Servitude & simulacre n'a rien du constat distancié et impuissant. Si l'auteur met à nu les mécanismes de domination et de contrôle contemporains, c'est pour en appeler à un renouveau des luttes. Il devient urgent de remettre en cause les représentations et de réinventer le projet des Lumières.

Extrait : "Pour bien comprendre notre époque, il faut d'abord admettre que la réalité, ou ce qui en tient lieu, est devenue un simulacre qui semble incontestable et demeure jusqu 'ici incontesté."



  • La revue de presse Jean Birnbaum - Le Monde du 24 aout 2007

Au nom des Lumières et des idées libertaires, Jordi Vidal fustige une certaine vulgate "postmoderne"...
Dénonçant, entre autres, l'indulgence de certains militants à l'égard des "thèses rétrogrades et totalitaires de l'islam politique", ce fils et petit-fils d'anarcho-syndicalistes catalans cite Marx et Bakounine, salue le souvenir des républicains espagnols, brandit l'étendard des opprimés, afin de refuser un monde où "aucune culture ne peut plus être considérée comme supérieure, du point de vue de la liberté". Et voici un symptôme d'époque : contre les partisans du "relativisme culturel", lesquels font "l'apologie de la différence pour la différence", l'écrivain libertaire jette toutes ses forces dans la défense des vieilles Lumières progressistes. Jusqu'à ancrer explicitement sa révolte, son combat contre l'aliénation, à même la modernité occidentale. A l'extrême gauche de l'Occident.


  • Les courts extraits de livres : 06/09/2007

Extrait de l'avant-propos :

POUR paraphraser Marx : très longtemps, les hommes se sont inclinés devant des créations dont ils étaient les créateurs et qui les dominaient de toute leur hauteur. Puis, ils se sont révoltés contre l'emprise de ces illusions et se sont libérés des chimères, des idées, des dogmes devant lesquels ils s'inclinaient. Avec les Lumières, ils ont appris à combattre les idées fausses sur eux-mêmes. Ils ont organisé de nouveaux rapports sociaux et politiques mettant en cause les représentations traditionnelles de Dieu, de l'homme et de la femme.
A lire les écrits postmodernes, il semblerait que le milieu des idées connaisse un bouleversement sans précédent. Le processus de décomposition des Lumières, amorcé avec la french theory, amplifié par les "cultural studies", aurait abouti à une nouvelle conception du monde qui rendrait caduque la totalité de la culture occidentale. Dans ce qui semble être de plus en plus un surprenant chaos, d'étranges mouvements se forment, certains sombrent très vite ou réapparaissent sous d'autres noms. Ils ne sont pas programmés pour durer, mais pour parasiter. D'éphémères vedettes surgissent, puis sont emportées par le flux continu des images. Depuis vingt-cinq ans, les tendances et les écoles du postmodernisme saccagent méthodiquement et avec précipitation une pensée critique "vieille" de trois siècles et tentent de faire passer leurs idées pour révolutionnaires en suggérant qu'elles présenteraient pour le monde de l'hypercapitalisme un réel danger.
Pour bien comprendre notre époque, il faut d'abord admettre que la réalité, ou ce qui en tient lieu, est devenue un simulacre qui semble incontestable et demeure jusqu'ici incontesté. On observe quotidiennement le constant appauvrissement de la critique contemporaine, qui accepte comme des réalités intangibles les mensonges dominants les plus performants ; qui semble éprouver un goût immodéré pour la vie vécue par procuration et qui participe, sans "états d'âme", à un accroissement général de la servitude volontaire. Dans un monde hypercapitaliste qui élabore en permanence de nouvelles séries de "fictions sociales", la contestation est toujours une contestation unanimement admise.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia