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.. L'Orient désert

Couverture du livre L'Orient désert

Auteur : Richard Millet

Date de saisie : 06/09/2007

Genre : Essais littéraires

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Collection : Traits et portraits

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-7152-2656-2

GENCOD : 9782715226562

Sorti le : 06/09/2007

... Il est difficile pour moi d'aller en librairie parce que souvent, on me reconnaît, donc ça me gêne beaucoup. Vous voyez ce que je veux dire... Je préférerais une sorte d'anonymat qui me permettrait de feuilleter. Je peux le faire dans certaines grosses librairies, mais malheureusement, ma tête n'est pas inconnue si vous voulez. C'est donc disons un problème pour moi. En tout cas, ce que je préfère aujourd'hui, ce sont les librairies d'occasion qui me permettent d'avoir cette distance par rapport à l'actualité. Il se trouve que je suis aussi éditeur et donc, quand je vais en librairie, c'est généralement pour chercher quelque chose de très précis et parce que, écrivant le matin pour moi et travaillant pour Gallimard l'après-midi, j'ai un peu besoin de m'évader de cet univers du livre. Le premier souvenir de librairie que j'ai, c'était à Beyrouth, lorsque j'allais attendre mon père, ou lorsque je traversais quatre fois par jour la place du musée qui était un des pires endroits dans la guerre civile libanaise à cause des snipers et là, je m'arrêtais dans ce qui s'appelle «la librairie du Musée» et je feuilletais toutes les nouveautés. Voilà, je crois que j'ai appris beaucoup de choses en feuilletant et en lisant debout avec un libraire qui était extrêmement tolérant. Eh bien, j'espère que ces quelques considérations ne vous auront pas trop heurté. Certaines étaient abruptes, mais j'espère que vous avez passé un bon moment en ma compagnie.


Richard Millet - 18/09/2007


  • Les présentations des éditeurs : 11/09/2007

«Ce que je suis : un écrivain en route dans sa langue. C'est dans la langue qu'on chemine, autant que dans le paysage. Parfois je m'arrête en plein vent : mes mots aussitôt ravalés, comme le voile blanc sur la bouche des femmes druzes, comme un souffle d'homme sur la soie protégeant un sexe humide de femme.
Je marche un peu seul sur la route de Hermel. Le chauffeur s'est endormi dans la voiture.
Pas de secret à découvrir ou à livrer : je suis en mouvement sur la terre rouge de la Bekaa, entre deux chaînes de montagnes.
Peut-être ne suis-je là que pour oublier ce qu'une femme a fait de moi : un être hors de lui, condamné à marcher, penser, parler seul (trois langues à la bouche et nulle envie qu'elles s'ébruitent dans l'après-midi poussiéreuse).»


  • Les courts extraits de livres : 11/09/2007

L'escalier mécanique qui, à la station Auber, dans le ventre fétide de Paris, conduit vers la direction Balard, est d'une hauteur vertigineuse. La tête se redresse pour voir se soulever ces marches d'acier sur lesquelles on hésite à poser le pied avant de s'abandonner à l'élévation grinçante, regardant devant soi l'immense volée de degrés mobiles, comme en ce jour d'hiver où j'ai lu sur le rebord incurvé d'une marche, inscrit au feutre noir, en lettres épaisses, dans le style des tags, ce nom : «Beyrouth», qui ne pouvait que m'émouvoir, à cause de mon enfance libanaise. Une inscription dès lors guettée à chaque passage, mais pas revue, en dépit de quelques haltes devant l'escalator qui me faisaient passer pour une sorte d'errant ou l'un de ces incertains personnages qu'on aperçoit dans les Prisons de Piranèse. Un nom à la longue oublié, mais non effacé puisque, un jour de mai, dans la pénombre de ces voûtes, sur la première marche à se déployer, je l'ai retrouvé, comme l'Aleph de Borges inscrit dans l'escalier d'une cave de Buenos Aires. Un signe, donc, à moi seul adressé, à la façon de l'étoile suivie dans Aurélia par Nerval s'en allant «vers l'Orient» ; et, pour moi, bien plus une injonction, un augure, une remémoration concernant le futur qu'une invitation au voyage. D'ailleurs, je n'aime guère les voyages, et les relations qu'on en fait m'en­nuient presque toujours, tout comme les récits de rêves (ceux des autres, s'entend, car je ne me rappelle guère les miens, homme sans songe comme il y eut une femme sans ombre). Autant que des paysages réels, j'habite les incertitudes du temps, et davantage la littérature, la musique, le clair-obscur du souvenir, l'interstice entre les songes et le jour étant à peu près aussi vertigineux que l'intervalle que nous ne cessons de mesurer entre la vie et la mort. Je ne suis pas vraiment là - ni ailleurs. En Occident, je suis condamné au récit, à la mémoire, à la mortification : c'est ma faiblesse d'homme; en Orient, je cesse d'errer en moi-même ; je vais vers le poème que je n'écrirai pas, vers l'enfant que je fus, celui qui attendait la fiancée du Cantique, cette attente dût-elle se confondre avec ma vie tout entière. La Sulamite est le visage par quoi toute femme désirée, inlassablement hélée dans la nuit des corps étrangers, me rappelle que je suis mortel. Elle a tes yeux, toi qui m'as abandonné au milieu de l'été, peut-être depuis toujours, je ne le saurai jamais et meurs de ne pas le savoir.


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