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.. Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise du XIIe au XVIIe siècle

Couverture du livre Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise du XIIe au XVIIe siècle

Auteur : Murasaki Shikibu

Préface : Sano Midori

Traducteur : René Sieffert

Date de saisie : 20/09/2007

Genre : Beaux Livres

Editeur : Diane de Selliers, Paris, France

Prix : 480.00 €

ISBN : 978-2-903656-37-9

GENCOD : 9782903656379

Sorti le : 20/09/2007

Diane de Selliers - 20/10/2007


  • Les présentations des éditeurs : 19/10/2007

Un texte fondateur de l'imaginaire japonais

Le Dit du Genji relate la vie du prince Genji le Radieux dans l'ambiance de la cour impériale de Heian, l'actuelle Kyôto.

Au fil de ses amours, le Genji explore l'univers féminin non dans un esprit de simple conquête mais pour connaître tous les types de femmes et apprécier les qualités de chacune d'entre elles, tant sur le plan moral qu'esthétique.

Sa vie tumultueuse à la cour lui fera connaître la souffrance de l'exil, la solitude, puis la reconquête du pouvoir. D'un raffinement extrême, d'une culture inégalable, le Genji façonnera lui-même la femme idéale en élevant une toute jeune fille, presque une enfant, et ils formeront un couple lié par un amour profond que seule la mort séparera. Murasaki-shikibu nous offre aussi à voir la continuité de ces quêtes sentimentales avec le fils du Prince Genji, qui reprendra le flambeau des beaux-arts et de l'amour.


Le premier grand roman psychologique au monde

Murasaki-shikibu a trouvé les modèles de ses personnages parmi ceux qu'elle côtoyait à la cour impériale de Heian et les a dépeints avec un extraordinaire souci de l'analyse psychologique. La romancière se distingue par sa finesse dans l'observation des sentiments et des comportements, sa sensibilité dans la description des saisons, de l'impermanence des choses et des êtres, ou encore par son habileté à construire un récit complexe, peuplé de dizaines de personnages aux destins croisés.



Un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale
Composé au début du XIe siècle dans l'atmosphère raffinée de la cour de Heian, Le Dit du Genji, d'abord destiné à un public féminin, est immédiatement très prisé au sein de la noblesse, puis par un public élargi. Dans les siècles qui suivent sa rédaction, le roman inspire de nombreux poètes, peintres, écrivains, dramaturges, et il est encore actuellement l'objet de multiples études tant il touche par sa modernité : situations, dialogues, modes de pensée, comportement des personnages pourraient être d'aujourd'hui et font que ce roman écrit il y a mille ans a traversé les époques et les cultures pour atteindre l'universel.


Une source iconographique inépuisable

Les scènes de la vie du Prince Genji ont donné naissance dès le XIIe siècle à une catégorie de peintures, les Genji-e, littéralement les «images du Genji», qui constituent un courant pictural à part entière, d'une richesse dont on trouve peu d'équivalents dans la peinture profane mondiale. Réalisées sur toutes sortes de support - rouleaux, albums, paravents, éventails, kakemonos - et dans des styles variés, les Genji-e permettent au roman d'être lu dans son expression figurée.
L'édition que nous présentons aujourd'hui comprend 520 peintures du XIIe au XVIIe siècle et 450 détails en couleurs. Une grande partie est totalement inédite en Occident et provient de musées, monastères et collections privées situés au Japon, aux États-Unis et en Europe.

Un éclairage exceptionnel sur le Japon

Cinq cents commentaires iconographiques, rédigés par Estelle Leggeri-Bauer, accompagnent chacune des peintures reproduites et apportent une nouvelle lecture de l'oeuvre, insistant sur l'aspect pictural et narratif, la pertinence des rapports entre le texte et l'image, les symboles, la religion, les mentalités.

Sa remarquable introduction nous éclaire également sur l'histoire de la peinture narrative au Japon et confère à cette édition une dimension culturelle et artistique unique.

«Á la découverte du Dit du Genji»

Un livret d'accompagnement de 64 pages a été spécialement conçu pour accompagner le lecteur dans ce voyage culturel et poétique. Il réunit un résumé des cinquante-quatre livres du roman, des arbres généalogiques, une biographie des personnages, une chronologie, les plans de la ville de Heian, des principaux palais et résidences, et de multiples informations précieuses.



  • La revue de presse André Clavel - Lire, décembre 2007

Invitation à la flânerie amoureuse, méditation sur notre précarité, véritable traité des passions, Le dit du Genji a traversé le temps sans prendre la moindre ride...
Pour fêter les mille ans du joyau de Murasaki-shikibu, Diane de Selliers a su être à la hauteur : cette édition est un enchantement, une belle occasion de déposer Le dit du Genji à notre chevet. Pour le lire, le relire et le relire encore.


  • La revue de presse Philippe Pons - Le Monde du 13 décembre 2007

Chef-d'oeuvre universel", "premier roman moderne"... : les superlatifs pleuvent lorsque l'on évoque le Dit du Genji, roman fleuve écrit au début du XIe siècle par une dame de la Cour, Murasaki Shikibu, dont on célébrera le millénaire en 2008. Initiatrice par la finesse de l'analyse psychologique, cette oeuvre magistrale est aussi révélatrice de l'un des traits de la sensibilité japonaise : la mélancolie qui sourd de la fugacité de l'existence...
Inépuisable source d'inspiration popularisée par ses transcriptions en langue moderne (jusqu'au manga), le Dit du Genji est aussi un texte essentiel pour l'histoire de l'art. Du XIIe au XVIIe siècle, il donna lieu à un genre : Genji-e, les "peintures du Genji". Alors que les éditions japonaises illustrées reproduisent souvent les mêmes scènes, on a ici un large éventail d'images provenant des Genji-e, mais aussi de l'iconographie bouddhique et d'oeuvres dues à des artistes "mineurs", conférant à l'ouvrage un côté d'anthologie de la peinture japonaise.


  • La revue de presse - Libération du 13 décembre 2007

Devenue une oeuvre majeure de la culture japonaise et, mieux, un texte majeur de la littérature mondiale, cette saga est aussi considérée comme un des tout premiers romans psychologiques, sinon le premier. Après sept ans d'un travail de recherches iconographiques jamais mené auparavant, grâce aussi au long et minutieux effort de traduction de feu René Sieffert, l'éditrice Diane du Sellier a accompli à son tour, comme dame Murasaki en son temps, un miracle («l'oeuvre de ma vie» dit-elle) : éditer intégralement en langue française ce prodigieux et complexe roman avec toutes ses illustrations (paravents, peintures, rouleaux, éventails ou lavis retrouvés dans les musées et collections du monde entier), enrichi de toutes les explications et clés d'entrées. Le coffret est somptueux. Le tour de force est d'avoir rêvé un jour et réussi à illustrer chaque pli, repli et scène du roman. La réunion de toutes les «images du Genji» (Genji-e), pièces majeures aux coloris éclatants du panthéon artistique nippon, est une première.


  • Les courts extraits de livres : 28/10/2007

LA MYSTÉRIEUSE MAISON AUX BELLES-DU-SOIR,
Tosa Mitsuyoshi.
Feuille d'un album, couleurs et or sur papier, 19,9 X 25,9 cm, époque d'Edo, 1611-1612.
Musée Kuboso, Izumi.

Bien que sa première aventure avec une femme de la classe médiane ait tourné court, le Genji ne s'avoue pas vaincu. Lors d'une visite à sa nourrice, il s'arrête devant une maison d'apparence modeste dont la palissade est recouverte de belles-du-soir. La beauté de ces fleurs blanches qui lui sont inconnues car elles ne poussent pas dans les clos des résidences de la noblesse, et leur nom qui, en japonais, évoque un visage, ne laissent d'intriguer le Prince. Des silhouettes féminines, apparaissant, disparaissant derrière les stores, ajoutent au mystère. Sur l'image, le char du Prince est garé devant le portail d'entrée. À l'arrière se tient Korémitsu, en tunique blanche parsemée de fleurs noires. Fidèle entre les fidèles, cet homme lige du Genji est le fils de sa nourrice. Il suit des yeux un garde envoyé pour cueillir un rameau de belles-du-soir. À ce moment-là, une jeune femme sort de la maison et confie au garde un éventail imprégné de parfum pour qu'il y dépose les fleurs. Au fond, des jeunes filles observent la scène, dissimulées derrière les stores. Le peintre a tracé de fines lignes vertes à peine perceptibles, signifiant ainsi que les demoiselles sont invisibles aux hommes figurés dans l'image. Ce chapitre est placé sous le signe du faux-semblant. Chaque personnage est soucieux de ne pas révéler sa véritable identité, à commencer par le Genji, qui tient à sa réputation. Lors de la nuit de classification des femmes, l'un de ses compagnons avait déclaré, de manière péremptoire, que le menu fretin ne valait pas qu'on s'y arrêtât, mais un autre avait parlé des agréables surprises que réserve parfois une maison silencieuse et délabrée. Ces paroles à l'esprit, le Genji commence à entreprendre la maîtresse de la mystérieuse maison.
Au temps que discrètement il fréquentait les alentours de la Sixième Avenue, pour faire une pause sur le chemin qui le ramenait du Palais, et désirant saluer sa nourrice Daïni qui, fort souffrante, était devenue nonne, il se rendit à sa demeure, aux environs de la Cinquième Avenue. Comme le portail par où son char pût pénétrer était clos, par ses gens il fit mander Korémitsu et, tandis qu'il attendait, du regard il parcourait la rue sordide, lorsqu'il avisa, à côté de cette maison, une palissade de celles que l'on dit clôture de cyprès, faite à neuf, surmontée de demi-volets de treillis soulevés sur quatre ou cinq entrevous avec des stores très blancs et d'aspect frais, qui laissaient paraître par transparence plusieurs plaisants minois qui l'épiaient. Elles allaient et venaient, semblait-il, et à imaginer le bas de leur corps l'on avait le sentiment qu'elles étaient toutes d'une taille démesurée. Quelle sorte de gens pouvaient bien se trouver réunis là, s^ disait-il, intrigué par cette façon de vivre, pour lui insolite. Son char était fort modeste, et il n'avait point d'avant-couteurs. Comment sauraient-elles qui il était, se dit-il, et cela le mit à l'aise pour risquer un coup d'oeil : la porte, faite d'une sorte de lattis, était ouverte, mais le regard ne portait pas bien loin, et cette demeure étriquée évoquait de poignante façon le vers : «où puis-je décidément...», qui, tout bien considéré, s'applique tout autant aux «terrasses de jade». Sur une palissade à claire-voie, les tiges verdoyantes d'une plante grimpante s'accrochaient agréablement et ses fleurs blanches elles-mêmes s'épanouissaient ainsi que des sourcils en un sourire.
«Holà, toi, l'homme là-bas, c'est à toi que je m'adresse..., murmura-t-il pour lui-même, sur quoi le garde qui l'escortait se prosterna et dit :
- Ce qui là fleurit blanc, c'est ce que l'on nomme la belle-du-soir. Ce nom de fleur conviendrait à une femme, voyez comme elle s'épanouit sur cette misérable clôture !»
Et en vérité, en ce quartier sordide, où les petites maisons dominaient, de-ci, de-là, sur le bord de chacun des toits chétifs et branlants qui menaçaient ruine, elle tendait le réseau de ses tiges rampantes :
«Ah, le triste sort de ces fleurs ! Va, et cueille-m'en un rameau !» ordonna-t-il, et le garde, pénétrant par la porte ouverte, en cueillit.


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