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.. Contre'un, n° 1. Machiavel, Ovalis, Marx, Jouffroy

Couverture du livre Contre'un, n° 1. Machiavel, Ovalis, Marx, Jouffroy

Date de saisie : 16/10/2007

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Le Grand Souffle Ed., Paris, France

Prix : 17.50 € / 114.79 F

ISBN : 978-2-916492-40-7

GENCOD : 9782916492407

Sorti le : 16/10/2007

  • Les présentations des éditeurs : 31/10/2007

«La singularité est par essence nomade, mobile, toujours susceptible de modifier sa position sur la carte. Nomade, la singularité est libre de ses mouvements puisque, étant à égale distance des autres, aucune affinité ne préexiste qui serait susceptible de déterminer a priori l'agencement dans un sens ou dans l'autre. Il en résulte que toute multiplicité est frappée en son coeur même du sceau de la contingence : sa forme n'est guère nécessaire, mais résulte de l'agencement spontané et toujours modifiable des singularités. Chaque multiplicité pourrait ainsi être pensée comme un Sahara, dont la carte serait toujours à refaire au gré des sables...»

Mireille Buydens, Sahara, l'esthétique de Gilles Deleuze.

Contr'un, comme un Sahara, fait jouer aux singularités la carte de la multiplicité.
Toujours refaire la carte du Sahara au gré des sables qui le constituent.
Le carré distribue les cartes du jeu en cours. Juxtapositions.
Le gué découvre la donne pour quelques parties. Relations.
La partie Contretextes laisse jouer ailleurs les autres parties possibles. Individuations.
La partie Individuo-logiques forge le coeur vivant des individualismes enjeu. Manifestations.

«Il est temps de brancher toutes les pensées les unes sur les autres»

Alain Jouffroy


  • Les courts extraits de livres : 31/10/2007

Alain Jugnon
Pourquoi Contr'un ?
Parce que «les sauvages ne veulent pas de ça»

La revue CONTR'UN aime les individus libres : elle prend le titre qui lui faut pour donner de l'espace et du jeu à la liberté individuelle. Elle respire et vit de son opposition radicale aux faux-monnayeur, marchands de l'un, de l'unique, de l'unicité, contempteurs du corps, du multiple et de la vie-même.

Le Contr'un est le sous-titre donné à l'ouvrage d'Etienne de La Boétie : Le discours de la servitude volontaire. Dans ce livre de philosophie et de politique, il est écrit :

Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres.

C'est le peuple qui s'assujettit et se coupe la gorge : qui, pouvant choisir d'être sujet ou d'être libre, repousse la liberté et prend le joug, qui consent à son mal ou plutôt le pourchasse. S'il lui coûtait quelque chose pour recouvrer sa liberté, je ne l'en presserais point : bien que rentrer dans ses droits naturels et, pour ainsi dire, de bête redevenir homme, soit vraiment ce qu'il doive avoir le plus à coeur. Et pourtant je n'exige pas de lui une si grande hardiesse : je ne veux pas même qu'il ambitionne une je ne sais quelle assu­rance de vivre plus à son aise. Mais quoi ! Si pour avoir la liberté, il ne faut que la désirer ; s'il ne suffit pour cela que du vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l'acquérant par un simple souhait ?[...] Certes, ainsi que le feu d'une étincelle devient grand et toujours se renforce, et plus il trouve du bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s'éteindre de lui-même quand on cesse de l'alimenter : pareillement plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les gorge ; ils se fortifient d'autant et sont toujours mieux disposés à anéantir et à détruire tout ; mais si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point ; sans les combattre, sans les frapper, ils demeurent nus et défaits : semblables à cet arbre qui ne recevant plus de suc et d'aliment à sa racine, n'est bientôt qu'une branche sèche et morte.


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