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.. Le tatouage de la concubine : une enquête de Sano Ichirô, grand investigateur du shogun

Couverture du livre Le tatouage de la concubine : une enquête de Sano Ichirô, grand investigateur du shogun

Auteur : Laura Joh Rowland

Traducteur : Nikou Tridon

Date de saisie : 11/10/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Grands romans

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 978-2-268-06334-8

GENCOD : 9782268063348

Sorti le : 11/10/2007

Un shogun faible et trop influençable.
Une épouse rebelle et une concubine empoisonnée.
L'enquête de Sana Ichiro semble bien délicate.
Un polar japonais très réussi.


  • Les présentations des éditeurs : 03/11/2007

Le Tatouage de la concubine

Une enquête de Sano Ichirô, grand investigateur du shogun

Japon, fin du XVIIe siècle. Sano Ichirô, grand investigateur du shogun Tokugawa Tsunayoshi, doit enquêter sur un assassinat perpétré en plein coeur du palais impérial. Harume, une des concubines du shogun, a été empoisonnée par l'encre d'un tatouage secret qu'elle dédiait à un mystérieux amant. Sano découvre en outre que la jeune femme était enceinte. Le meurtrier voulait-il éliminer l'héritier tant attendu des Tokugawa ?

Or les suspects, pour divers motifs, ne manquent pas. L'assassin serait-il le lieutenant Kushida, amoureux fou d'Harume, qu'elle avait éconduit ? Ou bien Ichiteru, une autre favorite du shogun, jalouse des attentions du dirigeant suprême envers sa rivale ? Ou encore le daimyo Miyagi, un voyeur qui payait Harume pour assister à ses ébats et qu'elle faisait chanter...

Pour mener à bien son enquête, le grand investigateur va recevoir l'aide inattendue de Reiko, sa toute jeune épouse au caractère bien trempé, issue d'une famille de samouraïs. Tous deux vont s'efforcer de résoudre l'énigme du meurtre en dénouant le fatal écheveau des circonstances qui ont mené à la mort de la belle concubine...

Intrigues de palais, guerres de pouvoir et passions exacerbées forment la trame de ce passionnant polar historique, qui fait revivre avec talent les moeurs du Japon de l'époque d'Edo.


  • Les courts extraits de livres : 29/11/2007

- J'ai le grand honneur d'ouvrir la cérémonie qui va unir par le mariage le sôsakan Sano Ichirô et dame Ueda Reiko devant les dieux, déclara d'un air grave Noguchi Motôri.
L'ancien supérieur de Sano, un homme corpulent et myope qui avait été l'intermédiaire de ce mariage arrangé, s'adressait à l'assemblée réunie dans la salle de réception privée du château d'Edo.
En cette chaude matinée d'automne, les portes coulissantes étaient ouvertes sur un jardin splendide où le feuillage rouge des érables se détachait sur le bleu éclatant du ciel. Vêtus de longues robes blanches et de hautes coiffes noires, deux prêtres s'agenouillèrent devant la niche où était accroché le rouleau calligraphié portant les noms des kami - les divinités shinto. Les offrandes traditionnelles - gâteaux de riz ronds et cruchon de saké consacré - étaient disposées sur une petite estrade. Deux jeunes filles, portant la mante à capuchon des assistantes du culte shintoïste, se tenaient aux côtés des prêtres. Sur le tatami situé à gauche du renfoncement, le père de la mariée, le gros magistrat Ueda plein de dignité, était agenouillé avec un petit nombre de parents et d'amis. À droite, le groupe du marié comprenait le shogun Tokugawa Tsunayoshi, portant les robes de brocart et la coiffe noire cylindrique du dictateur militaire suprême du Japon, plusieurs fonctionnaires de haut rang, la mère du marié, une femme âgée d'aspect fragile, et Hirata, l'adjoint de Sano.
Tous les yeux étaient tournés vers le centre de la salle, point de mire de la cérémonie, où les mariés étaient agenouillés côte à côte devant deux tables basses. Sano avait revêtu la tenue traditionnelle de couleur noire ornée du blason familial - une grue dorée en vol -, et ses deux sabres étaient glissés dans sa ceinture. Reiko portait un kimono de soie blanche et un long voile soyeux, blanc lui aussi, qui dissimulait complètement son visage et ses cheveux. Devant eux, une large coupe de porcelaine contenait un pin, un prunier et des bambous miniatures, ainsi que les statuettes d'un lièvre et d'une grue - symboles de longévité, flexibilité et fidélité. Derrière eux, Noguchi et sa femme étaient agenouillés devant la table réservée à l'entremetteur.


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