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.. Trop bien élevé

Couverture du livre Trop bien élevé

Auteur : Jean-Denis Bredin

Date de saisie : 07/11/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 11.90 € / 78.06 F

ISBN : 978-2-246-73031-6

GENCOD : 9782246730316

Sorti le : 07/11/2007

Entre mélancolie, souvenirs et excuses, Jean Denis Bredin nous conte ses premières années.
Enfant de parents divorcés, l'auteur est confié à son papa.
Père rigoureux, effacé, ou l'éducation isolée de son fils sera de vigueur.
A ses 10 ans son père meurt, la seconde guerre mondiale donne à ce petit garçon trop bien élevé, une autre vision du monde qui l'entoure.
Devant sa nouvelle vie auprès de sa maman et de son beau-père l'enfant va grandir bien trop vite.
Cet ouvrage est fort agréable à lire.


Chantal Authier - 21/12/07


  • Les présentations des éditeurs : 17/11/2007

«Ce que je voudrais ici, c'est décrire les premières années d'un enfant trop éduqué, et, à travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalités, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tâcher de retrouver ceux que j'ai connus, aimés, et chez eux, toute la peine qu'ils se donnaient pour fabriquer des enfants très solitaires et parfaitement bien élevés.»
«Excusez-moi, oui, excusez-moi si je suis là, car je vous gêne. Si vous m'avez bousculé, c'est que je n'aurais pas dû me trouver sur votre chemin. Si vous êtes de mauvaise humeur, je dois y être pour quelque chose. Comment vivre, marcher, respirer sans déranger ? Frapper avant d'entrer, s'effacer dans les portes, sourire, toujours sourire... Il ne suffira pas d'une vie entière pour se faire pardonner d'exister.»

J.-D. B.

Né à Paris en 1929, Jean-Denis Bredin est avocat depuis 1950. Il a été professeur de droit à Rennes, à Lille, puis à Paris. Il est l'auteur d'ouvrages juridiques, de livres historiques - dont L'Affaire - et de plusieurs romans et recueils de nouvelles. Ses derniers ouvrages sont : Lettre à Dieu le Fils (2001), Un tribunal au garde-à-vous (2003), Mots et pas perdus (2005), «On ne meurt qu'une fois», Charlotte Corday (2006). Élu à l'Académie française en 1989, Jean-Denis Bredin a succédé à Marguerite Yourcenar.



  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 7 décembre 2007

Si l'on sent, par ces phrases courtes et sèches, la manière pudique qu'a Jean-Denis Bredin de tenir en respect tout dolorisme ou pathos, on sent aussi que demeure chez cet avocat et académicien le petit garçon solitaire qui, très tôt, trouva refuge dans le travail et l'écriture. C'est, du reste, grâce à elle, cette compagne qui ne "déçoit jamais" que, sous couvert de la fiction, il raconta naguère l'Enfant sage (Gallimard, 1990) qu'il fut, avec ses blessures, ses meurtrissures. Revenant sur cette enfance bourgeoise, terriblement corsetée, il a choisi la forme du récit bref (distance qu'il affectionne et qui sied bien à son style ciselé et tout d'émotion retenue) pour dépeindre ses premières années (de 1939 à 1942, il est né en 1929) et fixer ainsi, une dernière fois, à travers le parcours d'un enfant pétri de bonnes manières, "des gestes, des scènes", mais aussi des figures aimées...


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 29 novembre 2007

Comment peut-on être Trop bien élevé, pour reprendre le titre du nouveau livre de Jean-Denis Bredin ? Le célèbre avocat s'en explique dans ce beau texte autobiographique, bref et dense, triste et digne, comme un sanglot retenu avec élégance...
L'émotion est restée intacte. Jean-Denis Bredin la restitue avec une éloquence magnifiée par la pudeur.


  • Les courts extraits de livres : 17/11/2007

Extrait de l'introduction :

Je vais tenter, dans ce bref récit, de parler de mon enfance. Sans doute l'ai-je déjà rencontrée dans quelques-uns de mes écrits. Mais au fil des ans me sont souvent revenus des visages, des gestes, des scènes, parfois même des mots que je souhaiterais avoir assemblés avant que vienne la nuit. Ce n'est pas que mon aventure humaine, ma personne de petit bonhomme dans les immenses fourmilières de tous les temps me semblent mériter intérêt ; j'ai l'impression de me divertir d'un sujet secondaire : nulle modestie dans cette indifférence, peut-être de l'orgueil d'abord déçu puis dispersé. Mais cet enfant triste, ce figurant pétri de bonnes manières, cet adolescent tourmenté, cet éternel patient sous toutes ses identités, ils ne me quittent guère. Peut-être les ai-je trop remués ? Peut-être m'a-t-on trop longtemps laissé seul avec moi ?

Ce que je voudrais ici, c'est décrire les pre­mières années d'un enfant trop éduqué, et, à travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalités, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tâcher de retrouver ceux que j'ai connus, aimés, et chez eux, toute la peine qu'ils se donnaient pour fabriquer des enfants très solitaires et parfaitement bien élevés.


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