Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.
Libraires,partagez vos découvertes.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.
est partenaire de notre site. Chaque semaine, un choix de libraire est publié dans les colonnes du Monde des Livres.
France Info est également notre partenaire. Ecoutez l'émission "A livre ouvert" : chaque dimanche, François Busnel reçoit un critique littéraire et deux libraires pour commenter l’actualité littéraire de la semaine passée (pour écouter, cliquez sur le logo, puis choisissez "Chroniques", et enfin "A livre ouvert").
Auteur : Florian Henckel von Donnersmarck
Traducteur : Olivier Mannoni
Date de saisie : 05/12/2007
Genre : Cinéma, Télévision
Editeur : Saint-Simon, Paris, France
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-915134-32-2
GENCOD : 9782915134322
Sorti le : 26/10/2007
Dans l'Allemagne de l'Est des années 1980, le metteur en scène Georg Dreyman et sa compagne comédienne, portés par le succès sans se compromettre avec le régime ni prendre le risque de le contester publiquement, forment un couple exemplaire... jusqu'au jour où le caprice d'un ministre les précipite tous deux dans les griffes de la Stasi - la police politique est-allemande. Wiesler, l'officier modèle qui enseigne les techniques d'interrogatoire permettant de prendre possession d'un être humain, de le percer à jour, est chargé de les espionner. Jusqu'où suivra-t-il le système qu'il incarne dans la poursuite de son enquête ? Ce thriller palpitant qui plonge dans l'atmosphère d'une dictature et cette histoire d'amour tragique ont conquis un immense public. Le film a été primé dans le monde entier - Oscar du meilleur film étranger à Hollywood.
«Une intrigue parfaitement vissée, dont aucun des rouages ne grince, sur l'évolution de personnages dessinés avec une grande précision.»
Pascal Mérigeau (Le Nouvel Observateur)
Captivant de bout en bout, prenant et surprenant.»
Alain Spira (Paris Match)
«C'est à un duel qu'on assiste, une partie d'échecs entre volonté de pouvoir et envie de possession, ordre et désordre, loi et transgression.
Un premier film magistral.» Frédéric Strauss (Télérama)
Florian Henckel von Donnersmarck, né à Cologne en 1973, a grandi entre New York, Berlin, Francfort et Bruxelles. Après des études de russe à l'Institut national de Leningrad (Saint-Pétersbourg), il entre en sciences politiques, philosophie et économie à l'université d'Oxford, puis intègre l'Ecole supérieure de cinéma et de télévision de Munich. Das Leben der anderen (La Vie des autres), qu'il a écrit et réalisé, est son premier long-métrage. Il vit aujourd'hui entre Los Angeles et Berlin.
Avant-propos de Florian Henckel von Donnersmarck :
A l'École du cinéma de Munich, notre professeur avait une théorie : pour lui, l'imagination était un muscle qu'il fallait entraîner comme Arnold Schwarzenegger exerce ses pectoraux. Mais tandis que Schwarzenegger augmentait progressivement le poids de ses haltères - cinq kilos de plus par mois -, Längsfeld croyait, pour sa part, à l'effet de la surcharge immédiate : dès les huit premières semaines du premier semestre, chaque étudiant se devait d'écrire quatorze ( !) projets de films et de les remettre à son assistant - on nous informa que l'on ne ferait aucune exception et que l'on n'admettrait aucune excuse. Les cours de technique occupaient la totalité de nos journées, et il ne nous restait que les nuits pour nos idées de films. Mais peut-on créer à la demande ?
Au cours de ces premières semaines à Munich, j'habitais chez ma tante dans l'Ismaninger Strasse, et je me retirais toujours de bonne heure après le dîner - pour travailler, disais-je, mais en réalité, je faisais les cent pas dans ma chambre et me demandais si j'avais choisi le bon métier. Je me revois encore très bien, pris de désespoir, m'allonger sur le sol, juste à côté de mon lecteur de cassettes, pour écouter un enregistrement de la Sonate au clair de lune par Emil Gilels.
L'espace d'un instant, j'en oubliais que devait me venir à l'esprit l'une au moins des quatorze histoires : je me contentais d'écouter la musique. Et soudain, je me rappelai que Lénine avait dit qu'il s'interdisait d'écouter trop souvent l'Appassionata : il était alors pris par l'envie de «dire d'aimables bêtises et de caresser les gens» sur lesquels il aurait au contraire dû «taper, taper sans pitié» pour mener la révolution à son terme. Avec l'Appassionata, ça ne me serait jamais arrivé, mais la Sonate au clair de lune me permit de comprendre tout d'un coup ce que disait Lénine : il arrive qu'une musique vous force à placer l'humain au-dessus de l'idéologie, le sentiment au-dessus des principes, l'amour au-dessus de la rigueur.
Je me demandai ce qui se serait produit si l'on avait pu forcer un Lénine à écouter l'Appassionata. S'il avait pu croire qu'il était forcé d'écouter l'Appassionata pour servir la cause révolutionnaire.
Tandis que je réfléchissais, une image s'imposa : le plan rapproché d'un homme dans une pièce lugubre, un homme qui portait sur ses oreilles des écouteurs dans lesquels résonnait une musique merveilleuse. Et lorsque cette image me fut apparue, les idées m'assaillirent comme une avalanche : cet homme n'écoute pas cette musique pour son plaisir personnel, mais parce qu'il est contraint d'espionner quelqu'un, un ennemi de ses idées, mais un ami de cette musique. Qui est cet homme assis là ? Qui espionne-t-il ? Les idées me venaient dans une sorte d'ivresse, tout comme les réponses, et, en l'espace de quelques minutes, j'eus toute la structure de base de La Vie des autres.
Cette image réapparaissait toujours, le sujet ne me laissait pas en paix, et ainsi je décidai d'en faire mon premier long-métrage de cinéma. Il ne m'a fallu que huit années avant qu'il ne soit terminé.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2008 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia