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.. Les caresses de la civilisation

Couverture du livre Les caresses de la civilisation

Auteur : Tatiana Moldanova

Traducteur : Dominique Samson Normand de Chambourg

Date de saisie : 24/10/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Paulsen, Paris, France

Collection : Fictions

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-916552-00-2

GENCOD : 9782916552002

Sorti le : 24/10/2007

François Prévot - 06/12/07


  • Les présentations des éditeurs : 06/12/2007

" Effrayants, les arbres, l'eau étaient envahis d'une noirceur de plomb.
L'angoisse suintait de partout ; Il semblait à Tatiana que l'acide venimeux de la civilisation, inconnu du peuple khanty, dévorait la forêt, rampait au fil de l'eau. L'acide avait gagné les rames, les tolets, s'était glissé dans la barque, infiltré dans son ventre. " Il aura fallu plus d'un demi-siècle pour que, sous la plume d'un écrivain sibérien, résonne la douleur des femmes khantyes, emportées dans la tourmente qui a secoué la région du Kazym dès les années trente du XXe siècle.
Leurs filles connaîtront une autre descente aux enfers, où le bruit des armes aura laissé la place aux " dures caresses de la civilisation ". A la fois récits de vie et fiction, les deux oeuvres de Tatiana Moldanova, publiées pour la première fois en Occident, brossent l'angoissant destin des femmes autochtones de la Sibérie.


  • Les courts extraits de livres : 20/12/2007

Extrait de la préface :

Il est, dans la littérature russe, un espace à découvrir, caché il y a peu encore par une étrange détermination à ne laisser voir des autochtones sibériens que l'insipide tableau des bienfaits apportés à des peuples «arriérés» par un communisme civilisa­teur ou qu'un exotisme caricatural de mauvais aloi. Pourtant, la littérature autochtone sibérienne a déjà une longue vie derrière elle, presque un siècle d'existence où se reflètent tous les aléas de l'âme humaine et les vicissitudes de l'histoire : les exactions meurtrières de la Guerre civile, la dramatique collectivisation avec la fermeture des villages «sans perspectives» et la déportation des populations, l'industrialisation anéantissant chaque jour davan­tage l'espace naturel de l'économie traditionnelle, jusque-là si jalousement protégé par les autochtones. Cette littérature révèle encore l'influence catastrophique de l'école russe où les langues nationales avaient été «interdites de séjour» et, plus particulière­ment, celle des internats cruels, insensibles aux jeunes esprits si fragiles face à une forme de pensée étrangère. Elle évoque avec douleur la chasse aux chamanes, la proximité délétère des camps de travaux forcés, la mutilation d'une appréhension du monde rythmée par la liberté des grands espaces sibériens.

La destruction des traditions s'est révélée très vite un processus plus exterminateur que toutes les maladies et famines des siècles précédents. La sentence est sans appel : une assimilation forcenée et, pour résultat, la seule désespérance.
Dans la pléiade des écrivains autochtones, amis et ennemis se côtoient : chantres de la munificence du communisme ou rédemp­teurs de la vie traditionnelle qui, suivant en cela l'appel des «écrivains paysans» russes, réhabilitent la vie dans la toundra et la taïga. Une littérature d'expression russe, inédite, aux facettes souvent contradictoires, s'est ainsi développée sous la plume des peuples d'Outre-Oural, au fur et à mesure de leur maîtrise de l'écrit, au fil des genres classiques ou plus spécifiquement sibériens, lorsque les règles des belles-lettres se mâtinent de la poétique de l'oralité, au gré de thèmes propres au monde eurasiatique ou au contraire universels.

À la lecture des récits de l'écrivain khantye Tatiana Moldanova, une vieille prière des tréfonds de l'Ancien Testament remonte à la mémoire : «Sois béni, Seigneur notre Dieu, Roi de l'Univers, toi qui ne m'as pas fait femme», rappelant ce qui ne doit jamais être oublié.
Force est, en effet, de constater que les malheurs et les souf­frances, les injustices et les crimes ont souvent été les compa­gnons fidèles des femmes. Les guerres, les esclavages, les inquisitions, les persécutions de toutes sortes ne les ont guère épargnées. Au cours des siècles, leur statut initial d'êtres sans défense et sans espoir a été jalousement préservé : mariages arrangés, maternités non désirées, prostitution, viols ont fréquemment été leur lot. Et lorsque les plus téméraires croyaient possible d'échapper à leur destin, ce n'était que vain combat : Lilith, la déesse destituée, est devenue démon, Antigone fut emmurée vivante, la mère d'Œdipe maudite à jamais, Anna Karénine, Iseult, Didon ont pris rendez-vous avec la mort.
Fille d'un père qui connaissait encore les «jeux de l'Ours» -prodigieux rituel au coeur des croyances khantyes -, puis devenue par son mariage membre du clan des Moldanov, célèbre en Sibérie occidentale pour ses chamanes et ses résistants à la soviétisation de l'Ougrie, Tatiana Moldanova renoue à sa manière avec l'histoire des femmes, étrangement au moment précis où ces dernières durent renoncer à elles-mêmes devant l'arbitraire de la bolchévisation qui, brandissant l'étendard du bonheur universaliste, laissait peu de place aux créations du monde autochtone.


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