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.. Parcs nationaux de l'Ouest américain : plus Las Vegas, Grand Canyon et Monument Valley : 2008

Couverture du livre Parcs nationaux de l'Ouest américain : plus Las Vegas, Grand Canyon et Monument Valley : 2008

Auteur : Philippe Gloaguen

Date de saisie : 12/12/2007

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Hachette Tourisme, Paris, France

Collection : Le guide du routard

Prix : 14.90 € / 97.74 F

ISBN : 978-2-01-244199-6

GENCOD : 9782012441996

Sorti le : 12/12/2007

  • Les présentations des éditeurs : 28/12/2007

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  • Les courts extraits de livres : 28/12/2007

LES INDIENS

«Quand vous êtes arrivés, dit le vieil Indien, nous avions la terre, vous aviez la Bible.
Maintenant, nous avons la Bible et vous avez la terre.»

Comprendre ne veut pas dire forcément pardonner. La majorité des immigrants européens, défavorisés, démunis, croyants fanatiques et sans éducation, débar­quaient avec l'espoir d'une vie meilleure comme seul bagage, ayant pour la plupart été persécutés sur leurs terres d'origine. Or qui dit persécuté dit, éventuellement, persécuteur... En l'occurrence, c'est ce qu'ils furent pour les populations indigènes de ce «nouveau monde», pour qui il eût sans doute mieux valu que le Blanc restât là où il se trouvait... Les Indiens n'avaient aucune notion de propriété, et la terre était leur «mère». Ils ne possédaient aucune notion non plus de la mentalité, ni des lois, ni des règles de la société européenne d'où venaient ces nouveaux arrivants. Il fut enfantin, dans un premier temps, de déposséder les Indiens de leurs terres contre quelques verroteries. Ces derniers s'en amusaient, un peu comme l'escroc qui vend la tour Eiffel : ils obtenaient des objets inconnus, donc fascinants, en échange de ce qui ne pouvait en aucun cas être vendu dans leur esprit. Avide de nouveaux espaces et de richesse, le Blanc ne chercha pas à s'entendre avec l'Indien. Le fusil étant supérieur aux flèches, il s'empara de ses terres sans rencon­trer trop d'obstacles. On tua l'Indien physiquement bien sûr, mais aussi économi­quement et culturellement, quand la situation exigeait des procédés plus sournois. Les Indiens auraient pourtant pu au début - et sans aucun problème - rejeter ces nouveaux venus à la mer. Au lieu de cela, des tribus permirent aux colons de sur­vivre, notamment en leur apprenant à cultiver le maïs. Certains leur en furent recon­naissants (d'où Thanksgiving) mais, en général, dans l'esprit des Européens de l'époque, le «bon sauvage» servait d'intermédiaire entre eux et ce nouveau monde inconnu et hostile ; il était donc envoyé par Dieu afin de faciliter l'installation des Blancs en Amérique ! Quand il fut chassé de ses terres qui, à ses yeux, étaient les terres de chacun, il se fâcha ; et très vite le bon sauvage devint un sauvage mort. Sans parler des maladies importées d'Europe, comme la variole, qui éliminèrent des pans entiers de populations indigènes.

Les guerres indiennes (du début du XVIe siècle à 1890)

Elles s'étalent sur près de trois siècles. Les Indiens ne sont pas assez armés et ne font preuve d'aucune cohésion. À peine 50 ans après l'arrivée du Mayflower (et déjà quelques échauffourées), le fils du chef Massassoit, également appelé le roi Philippe, mesurant le danger que représente la multiplication des navires venus d'Europe avec leur cortège de violences, de rapts, de saisies de territoires et de meurtres, lève une confédération de tribus de sa région et part en guerre contre les puritains. Ce premier conflit coûtera la vie à quelque 600 colons et 3 000 Amérindiens. Un massacre ! Les survivants indiens seront vendus comme esclaves aux Indes occidentales. Cette guerre et toutes celles qui suivirent seront des guerres perdues pour les autochtones. Seule la bataille de Little Big Horn, le 25 juin 1876, où le général Custer, de sinistre réputation, trouva la mort en même temps que les 260 blue coats de la cavalerie, fut une victoire... Une victoire de courte durée, bientôt suivie de représailles qui culminèrent avec la boucherie inexcusable de Wounded Knee, le 29 décembre 1890, où le 7e de cavalerie massacra - malgré la protection du drapeau blanc - 150 Sioux, dont des femmes et des enfants.


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