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Après sept années de silence, Sophie reçoit un appel de Deya. Cette chère Deya, compagne inoubliable d'années d'enfance qu'elle croyait perdues. Mais le retour à la maison, rue des Grands-Augustins, ne se passe pas comme prévu et espéré... Entre un crapaud brailleur et une mère à retrouver, Sophie va renouer avec ses habitudes de meilleure amie omniprésente et protectrice. Un roman qui se lit d'une traite, sans s'essouffler, dans lequel une écriture entraînante nous emporte, dans le sillage d'une héroïne torturée, tantôt aimée, tantôt inquiétante, mais toujours prête à se contenter de "miettes". Un régal !
Les présentations des éditeurs : 08/06/2009
Elle traversa le vestibule sur la pointe des pieds, s'appliquant comme par le passé à ne marcher que sur les cabochons noirs du carrelage en damier, moins par superstition que par crainte de laisser des traces de son passage sur le marbre blanc.
Elle retrouvait ses vieux réflexes. De peur que les Rausboerling ne se lassent de sa présence, elle avait toujours veillé à se faire aussi discrète qu'une souris, et se cantonnait autant que possible dans la Petite Maison, au fond du jardin. Elles étaient les meilleures amies du monde. Sophie la provinciale, la mal-aimée, idolâtrait Deya, fille de grands bourgeois protestants, décadents et singuliers.
Livrées à elles-mêmes, les adolescentes régnaient sur la Petite Maison au fond du jardin de l'hôtel particulier des Rausboerling. Puis Sophie a été chassée du paradis. Les années ont passé, et soudain ce coup de fil de Deya... Mais comment revenir en arrière, comment ressusciter la magie ? Roman d'amour et d'amitié, roman de moeurs, de démence et de ténèbres, ce Festin de miettes nous entraîne de Saint-Germain-des-Prés à la brousse sénégalaise, dans une épopée contemporaine haletante.
Marine Bramly a grandi en Afrique. Elle vit aujourd'hui à Paris
La revue de presse Agnès Séverin - Le Figaro du 3 janvier 2008
L'auteur, que son père, ethnologue, a ballotté entre l'île de Gorée et un obscur pensionnat du pays de Galles pendant son enfance, règle ses comptes avec humour, et le sens du détail qui apporte une touche de charme. Son langage se fait parfois inutilement cru pour évoquer le babillage des deux adolescentes pestant d'abondance contre leurs parents. Mais la descente aux enfers alterne souvent avec la peinture de scènes africaines vives et réalistes, et la mise en scène, légère et savoureuse, de l'excentrique tribu Rausboerling. Une maîtrise du récit et un sens du dialogue rares pour un premier roman.