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.. Le bonheur des petits poissons : lettres des antipodes

Couverture du livre Le bonheur des petits poissons : lettres des antipodes

Auteur : Simon Leys

Date de saisie : 03/01/2008

Genre : Essais littéraires

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 17.50 €

ISBN : 978-2-7096-2997-3

GENCOD : 9782709629973

Sorti le : 03/01/2008

Julien Saada - 28/01/2008


  • Les présentations des éditeurs : 20/07/2010

Zhuang Zi et le logicien Hui Zi se promenaient sur le pont de la rivière Hao. Zhuang Zi observa : «Voyez les petits poissons qui frétillent, agiles et libres ; comme ils sont heureux !» Hui Zi objecta : «Vous n'êtes pas un poisson ; d'où tenez-vous que les poissons sont heureux ? - Vous n'êtes pas moi, comment pouvez-vous savoir ce que je sais du bonheur des poissons ? -Je vous accorde que je ne suis pas vous et, dès lors, ne puis savoir ce que vous savez. Mais comme vous n'êtes pas un poisson, vous ne pouvez savoir si les poissons sont heureux. - Reprenons les choses par le commencement, rétorqua Zhuang Zi, quand vous m'avez demandé "d'où tenez-vous que les poissons sont heureux" la forme même de votre question impliquait que vous saviez que je le sais. Mais maintenant, si vous voulez savoir d'où je le sais - eh bien, je le sais du haut du pont.»

Promenades littéraires, réflexions sur l'art et chroniques sur notre temps, ces essais de Simon Leys nous offrent, une nouvelle fois, des pages incomparables «où la science et la clairvoyance se mêlent merveilleusement à l'indignation et à la satire».

(J.-F.Revel).

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en Belgique. Sinologue, il fut le premier à dénoncer - à rencontre de la pensée dominante - dès 1971 les folies totalitaires de Mao. Intellectuel exigeant et styliste incomparable, il a publié de nombreux textes sur l'art, la littérature. Il est l'auteur entre autres Les habits neufs du Président Mao, Protée et autres essais (Prix, Renaudot, essai 2004), Les naufragés du Batavia, La mer dans la littérature française...



  • La revue de presse Hubert Prolongeau - Le Nouvel Observateur du 14 février 2008

Toute la pénétration compréhensive que l'on trouvait dans «Protée et autres essais» (prix Renaudot de l'essai 2001) est comme concentrée dans ces réflexions de quelques pages, irriguées par les trois passions de l'auteur : les romans, la Chine et la mer. Au lieu de dépendre de l'actualité, il l'utilise pour creuser et approfondir quelques voies salutaires : la nécessité de la littérature, le dur combat contre les cuistres, l'éloge de la paresse, le besoin de scruter les marges.


  • La revue de presse Sébastien Lapaque - Le Figaro du 31 janvier 2008

Étranger aux intérêts du temps, Simon Leys, l'auteur des Habits neufs du président Mao dévoile une veine satiriste digne de Jonathan Swift ou de George Orwell...
Qu'il commente l'oeuvre de Jean-Paul Sartre ou fasse l'éloge de la paresse, qu'il souligne la vulgarité du succès ou évoque les mensonges qui disent la vérité, cet écrivain passe d'un registre à l'autre avec une désarmante tranquillité...
Esprit drôle, scintillant et complet, l'auteur des Habits neufs du président Mao sait partout déceler du comique dans la grande misère du temps où nous sommes. La lecture de ses chroniques, dont la plupart ont paru dans Le Magazine littéraire, est l'antidote choisi aux bêtises du temps. Leur ensemble compose un des livres les plus personnels de l'auteur. Vif, bondissant, cocasse et jamais crispé, Simon Leys rompt joyeusement avec l'air du temps. Successeur de Georges Simenon à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, il cultive une fantaisie et une liberté d'allure qui évoque parfois celle des surréalistes de son pays.


  • La revue de presseFrançois Busnel - L'Express du 17 janvier 2008

Simon Leys est l'un de nos meilleurs sinologues. Il est également l'un de nos très grands écrivains. Ce Belge exilé en Australie, qui fut la bête noire de l'intelligentsia germanopratine, dans les années 1970, pour avoir écrit d'extralucides essais sur la face sombre du régime de Mao, livre chaque mois à des revues françaises ses «Lettres des Antipodes». Les voici enfin rassemblées. Ce sont de petits bijoux de concision et d'intelligence...
Ce très beau livre se déguste, se lit et se relit. C'est une magnifique introduction à l'art, si délicat, de méditer.


  • Les courts extraits de livres : 20/07/2010

Le bonheur des petits poissons

Le savoir depuis le haut du pont

Samuel Butler compare la vie à un solo de violon qu'il nous faut jouer en public tout en apprenant la technique de l'instrument au fur et à mesure de l'exécution. Bonne description - et qui s'applique aussi à la mort : Edmund Knox (ancien rédacteur de Punch), agonisant d'un cancer, remarquait gentiment : «L'ennui avec ces choses-là, c'est qu'on en a si peu la pratique.»
La vie nous soumet à des tests auxquels nous devons instantanément improviser des réponses. Mais le talent de repartie n'est pas donné à tout le monde : tantôt nous répondons à côté, tantôt nous restons muets - et Valéry avait raison d'assimiler l'ensemble de la littérature à une vaste «vengeance de l'esprit de l'escalier».
Il y a longtemps, lors d'un trivial incident dont la pleine signification ne m'apparut qu'après coup, je suis resté coi - et le souvenir m'en brûle encore. C'était lors d'un symposium d'historiens, organisé par une respectable université. Un vieux professeur spécialement invité de l'étranger avait juste achevé de parler de la peinture de paysage des Song quand un jeune universitaire local s'empara de la tribune et se lança dans une dénonciation longue et passionnée de la communication de son savant aîné. Sa diatribe n'était pas bien originale - elle charriait tous les lieux communs de la vague maoïste alors à la mode. Soutenu par une claque vigoureuse d'admirateurs indigènes, le tribun révolutionnaire nous expliqua qu'il fallait être aveuglé par tous les préjugés de l'élitisme bourgeois pour admirer la peinture chinoise ancienne, oeuvre d'exploiteurs et de parasites, tandis que le véritable art de la Chine - que les mandarins académiques s'obstinaient à ignorer - était produit par les masses populaires de paysans, ouvriers et soldats. Bref, tout le refrain familier de l'époque - bien oublié maintenant. La violence de cette attaque surprit le vieux professeur, homme frêle et raffiné, mais il demeura silencieux. Il ne restait d'ailleurs plus de temps pour la discussion, et le président de la session leva hâtivement la séance.
Dans l'assistance, composée en majorité de gens éduqués et courtois, on avait senti passer un très réel embarras ; mais, en général, quand des personnes décentes sont confrontées à une indécence massive, elles s'emploient par tous les moyens à faire comme si de rien n'était.
En fait, le plus choquant de l'affaire, ce n'avait pas été les vociférations banales du jeune énergumène, mais notre silence à tous. J'appréciai soudain la vérité du mot de Hugo «tout savant est un peu cadavre». Cette assemblée académique ne sentait pas bon.
Tout en désapprouvant le manque de manières de leur bouillant collègue, la plupart de ces universitaires estimaient au fond que, dans un débat intellectuel, toute opinion est estimable ; nul ne semblait comprendre que ce que l'on venait d'entendre n'était pas une opinion parmi d'autres, mais bien un constat de décès de l'idée même de l'université.


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