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.. Les jumeaux de la révolution. Volume 1

Couverture du livre Les jumeaux de la révolution. Volume 1

Auteur : Bernard Hébert | Ali Réza Sadry Alai

Date de saisie : 15/11/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : l'Infini, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 2-917256-00-1

GENCOD : 9782917256008

Sorti le : 15/11/2007

  • Les présentations des éditeurs : 13/01/2008

1979 La belle histoire d'amour entre Nasrine et Ali se déroule au coeur de la dernière révolution du XXe siècle. À Téhéran, le Shah d'Iran qui tenait le pays dans une main de ter vient d'être renversé et pour lui, commence un long et mortel vagabondage.
À Neauphle-le-Château, près de Paris, le vieil ayatollah Khomeyni incarne les aspirations d'un peuple trop long­temps opprimé, tandis que de Londres à Paris et à Washington, les stratèges tentent de reprendre le contrôle d'une situation qui leur échappe.
En Iran, de jour en jour, la révolution est confisquée par des religieux intégristes qui réduisent à néant les espoirs de liberté de tout un peuple.

Les personnages attachants des Jumeaux de la Révolution seront-ils broyés par l'histoire ?

Plusieurs critiques ont évoqué Le Docteur Jivago et même Autant en emporte le vent à propos de ce roman qui sera conté en deux volumes, couvrant l'histoire de l'Iran depuis la révolution islamique.

Ali Réza Sadry Alai
Journaliste pigiste pour la presse écrite iranienne dans les années soixante-dix, il couvre le séjour en France de l'ayatollah Khomeyni et son retour triomphal à Téhéran. Depuis, Ali Réza Sadry Alai a effectué de nombreux séjours en Iran qui font de lui un témoin privilégié, porteur de confidences. Ecrivain de talent, il est l'auteur de plusieurs romans et nouvelles en langue farsi. Ces derniers seront bientôt disponibles en français.

Bernard Hébert
Médecin, il consacre son temps à l'écriture et aux missions humanitaires. Passionné par le Moyen-Orient, il est l'auteur de divers essais et romans historiques.


  • Les courts extraits de livres : 13/01/2008

Neauphle-le-Château

I - La Réception chez Mahtab

Sous le soleil de plomb, la ville de Téhéran étouffait en cet après-midi d'octobre 1978. Lorsqu'il descendit du train, Ali crut suffoquer tant était pesante l'atmosphère du quartier pauvre et surpeuplé qui entourait la gare. Les passants déguenillés et les voitures cabossées accentuaient l'impression générale de délabrement. Asphyxié par les gaz d'échappement, il sentait venir la crise d'asthme quand un coup de klaxon malvenu le fit sursauter : un chauffeur énervé abreuvait d'injures les passants désinvoltes qui traversaient la chaussée en tous sens.

Un peu plus loin, lourde tour de voile entourée d'une ribambelle d'enfants dont le plus petit accrochait en hurlant le bas de son tchador, une mère traçait son chemin dans la foule. La pauvre femme encombrée de sacs et de cabas, mordait son voile à pleines dents, pour l'empêcher de glisser. Un caniveau à ciel ouvert charriait dans ses eaux malodorantes des emballages et des immondices de toutes sortes. Les boutiquiers, à l'abri dans leurs minables échoppes faites de planches mal ajustées, n'ouvriraient pas leurs rideaux avant seize heures ; ils achevaient une sieste gagnée au prix d'un copieux déjeuner. Dans les ruelles adjacentes, sur le sol défoncé, de jeunes garçons jouaient au football tandis qu'à l'ombre d'un arbre chétif, d'autres commentaient les résultats du dernier match. Ali se mêla à un groupe d'adolescents qui se poussaient pour entrer dans un vieux bus, brinquebalant et surchargé.

L'avenue Pahlavi traversait la ville, du sud au nord depuis les quartiers pauvres vers les résidences bourgeoises construites au pied de la montagne qui semblait veiller à la manière d'un géant magnanime, sur tous ses enfants. À partir du carrefour avec l'avenue Persépolis, la ville se transformait ; les guimbardes cahotantes et leurs pots d'échappement mal réglés cédaient la rue à des voitures propres et récentes, puis à de somptueuses automobiles brillantes de tous leurs chromes. Les échoppes de bois laissaient place à des magasins agréables et bien achalandés, les toits de tôle à des immeubles vertigineux au standing incertain ainsi qu'aux luxueuses villas des quartiers nord. Les voyageurs de l'autobus venaient là pour goûter, ne serait-ce que quelques heures, à ce qui leur semblait être le paradis ; loin de la pollution, leurs poumons s'emplissaient d'air pur et ils passeraient le temps jusqu'aux premières heures de la soirée, à regarder passer les jeunes femmes vêtues comme des européennes, leurs jambes galbées, les jupes courtes et les corsages échancrés. Les plus hardis s'entraîneraient à chercher l'aventure. Sans tarder, Ali s'engagea sous les grands arbres du parc Vanak et se dirigea vers les premiers lacets qui escaladaient la colline Tajriche. Promenade préférée des familles, la chaleur y était tempérée par une végétation luxuriante ; on venait s'y détendre et déguster dans les cafés des fraises énormes, des griottes, des pistaches fraîches ou des brochettes de viande. Un peu plus loin, dans leurs maisons dissimulées par la verdure, assis ou allongés sur le bord de leurs piscines, quelques privilégiés ne voyaient rien, n'entendaient rien, ils étaient loin d'imaginer les soucis et les peines de la vie quotidienne qui assaillaient le petit peuple de Téhéran.
La maison de sa cousine Mahtab ouvrait sur la rue Djamaran, à proximité du palais impérial. Depuis ses grandes fenêtres, on découvrait une vue dégagée sur Téhéran. Mahtab avait épousé quelques années auparavant un médecin renommé, spécialiste de la lèpre ; ils venaient d'achever la construction de cette somptueuse villa dont la décoration reflétait le goût cosmopolite de la bourgeoisie iranienne. Une tapisserie des Gobelins côtoyait de jolis meubles italiens, une pendule de Pologne et des tapis d'Ispahan tissés de laine et de soie. Une grande embrasure ouvrait sur la piscine et les bouquets de fleurs apportés par les invités parfumaient chaque pièce de la maison. Quand Ali pénétra dans le salon au bras de sa cousine, plusieurs tables de jeu étaient déjà installées, les femmes jouaient au rami et les hommes au poker, on buvait de vieux bourbons et un whisky Chivas hors d'âge. On plaisantait et on riait de bon coeur, quand les hommes se levèrent ensemble pour saluer l'arrivée d'un nouvel invité, le général B..., un des principaux chefs de la SAVAK, la police politique du Shah.


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