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.. Parc sauvage

Couverture du livre Parc sauvage

Auteur : Jacques Roubaud

Date de saisie : 03/01/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction et Cie

Prix : 14.00 €

ISBN : 978-2-02-091249-5

GENCOD : 9782020912495

Sorti le : 03/01/2008

Jacques Roubaud - 29/05/2008


  • Les présentations des éditeurs : 14/01/2008

Septembre 42. Deux enfants dune dizaine d'années, Dora et «Jacques» (c'est son nouveau prénom, il ne faut pas qu'il l'oublie), arrivent dans une grande propriété des Corbières. Dora est venue avec Vlad, son oncle, «qui ne peut plus jouer en ce moment». Sa mère est restée à Toulouse. Les parents de «Jacques-maintenant» sont il ne sait où, loin. La maison est vaste. Il y a des poules, des canards, des vignes, les «jumeaux», qui se ressemblent tellement qu'ils ne savent peut-être même pas eux-mêmes qui est Joan et qui est Jean. Il y a Teresa, leur mère, qui parle catalan, venue avec Jim, qui parle anglais; et Camillou, leur grand-père, que Dora aime dès qu'elle le voit. Sainte-Lucie lui appartient et il les reçoit, «en attendant». En attendant qu'on vienne les chercher pour les emmener dans la montagne, vers l'Espagne.
Les enfants jouent, explorent. Ils découvrent le Parc Sauvage. Au fond du parc, le Vieux Bassin abandonné, sans eau, ses figuiers, ses lézards. Et là...



  • La revue de presse Patrick Kéchichian - Le Monde du 25 janvier 2008

Les deux livres que publie en même temps Jacques Roubaud portent la mention "récit". Si Impératif catégorique se rattache explicitement au projet autobiographique que l'écrivain avait inauguré en 1989 avec Le Grand Incendie de Londres, Parc sauvage s'en détache, comme une branche autonome : pas d'appareillage formel visible, pas d'"incises" ou de "bifurcations" mais de sages et courts chapitres, deux parties inégales, une narration d'un seul tenant, ou presque...
Tout semble suspendu, et d'abord le temps. Roubaud parla d'ailleurs un jour de la "topologie du temps" ; un autre, il estima qu'il ne fallait pas calculer ce temps en minutes ou en heures mais en "unités de contemplation". De cette suspension de quelques jours ou semaines, l'auteur fait ressentir admirablement le poids de bonheur et d'angoisse...
Les livres de Jacques Roubaud s'offrent souvent au dépliement infini de leur projet. Le lecteur tente de suivre l'auteur dans quelques-uns des méandres qui le constituent. Parfois il y parvient, ou le croit, d'autres fois non. Il lui arrive de se lasser et de désirer s'éloigner. Avec Parc sauvage, l'offre est différente. Pas moins exigeante, mais autrement. Et le rapprochement s'accomplit, sans médiation.


  • Les courts extraits de livres : 14/01/2008

Elle ouvrit les yeux. La clarté qui emplissait la pièce n'était pas celle du jour. Pas celle de l'ampoule nue au plafond. Personne n'avait allumé la lampe du bureau. La lumière venait de la fenêtre, à droite. La grande fenêtre sans volets, sans rideaux, dont les vitres n'étaient pas couvertes de peinture bleue, comme à la maison, à Toulouse. La fenêtre en face d'elle était noire. Noire de nuit et d'arbres. La tête sur l'oreiller, elle refaisait connaissance, dans la clarté douce, avec cette pièce inconnue où on l'avait mise à dormir sur le «cosy». «Cosy» ne désignait pas le capuchon d'étoffe dont sa mère couvrait la théière mais un divan, engoncé dans une encoignure meublée. Le meuble, de bois verni comme celui du bureau, bordait rectangulairement le divan sur deux côtés. Ses compartiments, suspendus à hauteur convenable, avaient des portes rabattantes vers l'extérieur. Ils ne contenaient guère de secrets, mais surtout des pelotes de laine et autres instruments de tricot. L'oreiller s'enfonçait un peu sous le meuble et à sa gauche.
Dans le creux entre le divan et le mur, elle avait glissé un livre de contes. Elle en avait lu plusieurs avant de s'endormir, maintenue longtemps éveillée par l'agitation du voyage : «La chute de la maison Usher», «Le puits et le pendule»... Elle avait fermé les yeux après «Une descente dans le Maelstrom», la tête envahie de la vision d'un gouffre tourbillonnaire blanc et noir, comme un lavoir gigantesque, comme un puits infini, comme un escalier. Lecture effrayante, d'un effroi délicieux.
Sautant du lit, elle alla, pieds nus, contournant le bureau, jusqu'à la fenêtre éclairée. Quand Vlad avait fait sa valise, il avait oublié d'y mettre sa chemise de nuit. On lui en avait prêté une, celle de la petite Jacqueline, qui avait bien trois ans de moins qu'elle. Elle était blanche, assez rugueuse, trop courte, et la serrait un peu à la taille. La fenêtre donnait sur une verrière et, au-delà, sur la partie cultivée du jardin : potager, fleurs et arbres fruitiers, un quadrillage de treilles enroulées de vigne, avec des muscats noirs et blancs. Il ne restait sur les treilles que des grappillons, en ce début de septembre. Le jardin était tout illuminé d'une lune pleine, extrêmement ronde, basse. Au-delà du mur il y avait d'autres villas, avec des jardins descendant vers la rivière. Elle ne voyait pas jusque-là mais elle savait qu'il y avait la rivière, tout en bas. Elle était déjà venue dans cette maison, mais n'avait jamais dormi dans cette pièce. La lune était basse dans le ciel. Elle dépassait à peine le mur du fond du jardin. Son disque commençait à être entamé par la plantation de tessons de bouteilles dont les propriétaires de la villa voisine protégeaient leur territoire.
Au moment de se recoucher, elle eut envie de faire pipi. La porte était à gauche du «cosy». Elle sortit sur le palier, hésita un instant. Elle se rappela que pour atteindre les «cabinets» il fallait aller, à droite, sur le balcon. Le balcon se dirigeait vers la gauche, vers la salle de bains, une excroissance, une pièce rapportée collée à la maison à la hauteur de son premier étage, et supportée par le couloir d'entrée dans le jardin. À son extrémité on descendait par deux marches dans la salle de bains, curieuse addition suspendue au bâtiment principal. La baignoire était directement au pied des marches, le sol couvert d'un linoléum crevassé. Il y avait un lavabo et un miroir sur le mur d'en face, une fenêtre à droite, directe­ment au-dessus de la terrasse.
Au fond de la salle de bains, à droite, dans une avancée architecturale encore plus audacieuse, étaient les «cabinets», qui enfermaient des trésors de lecture.


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