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Tyrone, c'est l'ami, la figure du père. Un membre de l'IRA. Tyrone, c'est l'Irlande pour le petit luthier parisien, jusqu'au jour où il apprend la trahison de son héros... Un roman magnifique, par une plume toujours aussi touchante, qui nous plonge dans l'Irlande de ces trente dernières années. Sorj Chalandon signe ici son troisième roman et est un coup de coeur, une fois de plus.
Le journal sonore des livres : Sorj Chalandon - 26/05/2008
"Il trahissait depuis près de vingt ans. L'Irlande qu'il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir..." Sorj Chalandon
Sorj Chalandon, 55 ans, a été journaliste à Libération. Ses reportages sur l'Irlande du Nord et le procès Klaus Barbie lui ont valu le prix Albert-Londres en 1988. Il a publié, chez Grasset, Le petit Bonzi (2005) et Une promesse (2006, prix Médicis).
La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, février 2008
Journaliste réputé, Sorj Chalandon a travaillé pour Libération pendant trois décennies, couvrant notamment la guerre du Liban, le Tchad, le drame de Bhopal, la Somalie, l'Afghanistan, la guerre Iran-Irak et la guerre du Golfe...
L'Irlande du Nord, Sorj Chalandon y revient d'éclatante manière avec Mon traître...
Roman lyrique et tenu sur «une guerre de l'ombre, cruelle et sale», le beau livre de Sorj Chalandon rend un fier hommage à un pays et à son peuple meurtri et intense.
La revue de presse Bernard Géniès - Le Nouvel Observateur du 31 janvier 2008
Sorj Chalandon a couvert durant de nombreuses années le conflit irlandais pour «Libération»...
Pourquoi Sorj Chalandon a-t-il choisi d'écrire un roman plutôt qu'un simple récit ou une enquête ? C'est que la fiction lui permet de vivre par l'écrit ce qu'il n'a jamais pu faire : rencontrer «son traître» pour lui demander, les yeux dans les yeux : «Et notre amitié ?» Est-ce qu'elle aussi était une imposture ? On comprend Antoine. On comprend Sorj Chalandon. Mais il ne vacille pas. Son livre, rugueux, est d'une beauté terrible.
La revue de presse Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match du 31 janvier 2008
Mais, que l'on soit dans un camp ou dans l'autre, les excommunications simples et définitives n'ont rien résolu et ne résoudront jamais rien. C'est le sens du roman d'aventures que signe Sorj Chalandon...
Ainsi la guerre est sale de tous les côtés et personne ne garde les mains claires, pas même les héros. Quant à faire parler ceux-ci, n'y comptez pas...
Mieux vaut se taire. C'est aussi le choix que fait Sorj Chalandon. Il ne commente pas, il se borne à raconter. Et c'est bien plus fort ainsi. Soudain, on s'aperçoit que des milliers de braves gars ont cru se battre pour leur Irlande et n'ont été que manipulés. Par Tyrone, par Londres, par l'Ira ou le Sinn Fein... Ce ne sont pas l'Angleterre et l'Irlande qui étaient comme l'eau et l'huile, l'une toujours au-dessus et l'autre au-dessous. Ce sont les patrons des mouvements de libération et leurs soldats. Comme toujours. Comme partout.
La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 17 janvier 2008
De son compagnonnage avec les activistes de l'IRA, Sorj Chalandon a tiré une fiction forte et fascinante...
Son livre est fascinant, pour ce qu'il dit de l'amitié, de la solidarité. Et de leur fragilité si humaine...