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.. Le syndrome Copernic

Couverture du livre Le syndrome Copernic

Auteur : Henri Loevenbruck

Date de saisie : 18/01/2008

Genre : Policiers

Editeur : J'ai lu, Paris, France

Collection : J'ai lu. Policier, n° 8550

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-290-00651-1

GENCOD : 9782290006511

Sorti le : 18/01/2008

  • Les présentations des éditeurs : 23/01/2008

Un matin d'été ordinaire, trois bombes explosent dans une haute tour du quartier de la Défense. Toutes les personnes qui étaient entrées dans le gratte-ciel périssent dans l'effondrement. Toutes, sauf une. Vigo Ravel, quelques minutes avant l'attentat, a entendu des voix dans sa tête qui lui ordonnaient de fuir. Et il a survécu.

Il comprend alors qu'il détient un secret qui pourrait changer la face du monde. Mais il ne suffit pas de connaître un secret, si grand soit-il. Encore faut-il en comprendre l'origine. Qui sont ces hommes qui le traquent ? Quelle énigme se cache derrière le Protocole 88 ? Que signifient les voix que lui seul semble pouvoir entendre ?

Il est des mystères qui valent tous les sacrifices. Même celui de l'âme.

Henri Loevenbruck. Écrivain, scénariste et parolier, traduit dans plus de quinze pays, Henri Loevenbruck a publié dix romans, allant du fantastique au thriller d'investigation.

«Loevenbruck est en passe de s'imposer comme le nouveau maître du thriller français.»

Le Nouvel Observateur


  • Les courts extraits de livres : 23/01/2008

Extrait du prologue :

La déflagration fut si forte qu'on l'entendit jusque dans les communes voisines et tout l'ouest de la capitale.
C'était, semblait-il, un matin comme tous les autres. Un matin d'été. La vie, soudain, s'était mise à grouiller sous l'esplanade bétonnée de l'Ouest parisien.
Il était 7 h 58 précisément quand une rame du RER entra, en ce huitième jour d'août, dans la lumière blafarde de la grande station, sous le parvis de la Défense.
Les roues s'arrêtèrent lentement le long des rails, dans un grincement aigu. Un instant de silence, une seconde immobile, puis les portes métalliques s'ouvrirent avec bruit. Des centaines d'hommes et de femmes, enrobés de la grisaille des employés de bureau, se bousculèrent sur le quai pour rejoindre chacun sa sortie et monter vers l'une des trois mille six cents entreprises installées dans les hautes tours de verre du grand quartier d'affaires. Les longues files humaines qui s'agglutinaient sur les escaliers mécaniques évoquaient des colonnes rangées de fourmis ouvrières, partant, dociles, vers leur labeur quotidien.
C'était encore une année de canicule et les nombreux systèmes de climatisation peinaient à chasser la chaleur étouffante de la ville. Pour la plupart de ces salariés consciencieux, le costume ou le tailleur était de mise, et on les voyait ici et là s'éponger le front de leurs mouchoirs blancs, ou s'aérer le visage à l'aide de ces petits ventilateurs portables dernier cri.
Arrivés sur l'immense esplanade dans les vapeurs vacillantes et les éclats du soleil, ces alignements de petits soldats de plomb s'éparpillèrent vers les tours-miroirs, comme les bras innombrables d'une grande rivière.
À 8 heures précises, les cloches de l'église Notre-Dame de Pentecôte, installée au milieu des tours de verre, retentirent à travers le parvis. Huit longs coups qu'on entendit, comme chaque matin, des deux côtés de l'esplanade.
À cet instant, le flux des arrivants était à son apogée dans le hall démesuré de la tour SEAM, sur la place de la Coupole. Dressant ses 188 mètres de façade dans le ciel immaculé de l'été, c'était l'une des quatre plus hautes constructions de la Défense, un fier symbole de la réussite économique. Son front de granité et ses fenêtres noires lui donnaient l'allure menaçante d'un monolithe intemporel. Les hommes qui entraient à l'intérieur semblaient n'être que des extensions disciplinées de l'ensemble, des petites poussières de roche qui rejoignaient ce grand aimant noir. La tour SEAM défiait le ciel parisien avec l'arrogance d'un jeune premier.
Le rez-de-chaussée s'emplit lentement de la rumeur matinale. Les six sas qui ouvraient la façade filtraient péniblement le flot continu des travailleurs qui se succédaient aux portes de sécurité, introduisant sagement leurs cartes magnétiques avant de passer les tourniquets métalliques. Le brouhaha de la foule se mêlait au ronronnement de la climatisation et au bruit des ascenseurs, puis s'élevait sous le plafond de l'accueil dans une cacophonie étourdissante.
Le ballet quotidien commençait. Sans surprise, pour l'instant.
Il y avait les visages habituels. Comme celui de Laurent Huard, âgé de trente-deux ans, cadre moyen, cheveux rasés, démarche sûre. À 8 h 03, il franchit l'une des grandes portes de verre qui donnaient accès à cette citadelle des temps modernes. Il était en avance, pour une fois, mais son patron, lui, ne notait que les retards. Ce jour-là il avait, avec des clients de sa société, une réunion de la plus haute importance. Il n'avait d'ailleurs pas fermé l'oeil de la nuit, et, au petit matin, s'était couvert le visage d'une crème antifatigue dont il n'était pas certain qu'elle serait véritablement efficace. Mais mieux valait mettre toutes les chances de son côté. Il avait embrassé sa nouvelle petite amie encore endormie, enfilé son plus beau costume, taillé sur mesure dans un petit atelier de banlieue, et, alors qu'il attendait, main dans la poche, que s'ouvrent enfin les larges portes de l'un des ascenseurs qui menaient aux quarante-quatre étages de l'édifice, il répétait déjà le sourire forcé qu'il allait devoir se composer pour accueillir son rendez-vous.


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