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.. Baptiste

Couverture du livre Baptiste

Auteur : Pierre Moustiers

Date de saisie : 16/01/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 18.50 €

ISBN : 978-2-87706-647-1

GENCOD : 9782877066471

Sorti le : 16/01/2008

Baptiste et Rosine sont arrivés dans le village de Saint-Ambroise, au coeur des Alpes, au moment de leur retraite et se sont installés dans une maison baptisée "l'usine" qu'ils ont remodelé au fil des ans. Mais à la mort de Rosine, Baptiste se renferme dans ses souvenirs et dans sa maison, attendant la mort qui lui permettra de retrouver son épouse.
Julie, elle, est une petite fille de huit ans, dont la mère est internée dans un hôpital psychiatrique, recueilli par son grand-père, le notaire du village. Une petite fille qui ne parle pas, qui semble vivre en dehors de sa vie.
Sans aucune sensiblerie, dans une écriture sobre et pleine de tendresse pour ses personnages, Pierre Moustiers nous raconte l'histoire de deux êtres enfermés dans leur propre monde, qui vont tisser des liens d'amitié, de respect et de compréhension tels qu'ils leur permettront pour l'un d'affronter la mort avec plus de sérénité, pour l'autre d'affronter la vie avec confiance et intelligence. Un très beau livre à ne surtout pas manquer.


Un vieil homme et une petite fille se rencontrent. Ils sont tous deux blessés, tous deux en marge de la société. Le vieil homme cultive le souvenir de sa femme dans leur grande maison au bord d'un village de montagne. La petite fille, qui a subi des sévices d'une mère folle, s'est retranchée dans le mutisme.
Ils vont aller l'un vers l'autre, s'apprivoisant lentement. Baptiste va apprendre à lire à la jeune Julie mais surtout à acquérir confiance en elle et en les autres. Cette mission lui donne un but. Chacun va poursuivre son chemin, l'un vers la vie, l'autre vers la mort, apaisés.
Ce beau roman, servi par une écriture dense et sobre a la dimension d'une allégorie universelle.


Bernard de Fallois - 06/03/2008


  • Les présentations des éditeurs : 26/01/2008

Depuis la mort de sa femme Rosine, Baptiste vit seul avec ses souvenirs, à l'écart de tout et de tous, dans la grande maison baroque qu'ils partageaient, à la lisière d'un village des Alpes. Jusqu'au jour où une autre femme apparaît dans sa vie - une femme ou plus exactement une petite fille. À neuf ans, Julie, tout récemment délivrée d'une mère folle, passe elle-même pour anormale, se refusant à communiquer avec autrui, à lire, écrire ou même parler. Seul le nonagénaire Baptiste saura peu à peu, prudemment, apprivoiser ce petit animal trop tôt meurtri par l'existence et le métamorphoser en une fillette éclatante de vie, d'intelligence et de sensibilité.
Désormais, il n'a pas honte de vieillir. Le sentiment et la certitude qu'elle n'est plus une petite fille, qu'elle saura grandir et se défendre avec caractère l'encouragent à regarder la mort sans baisser les yeux : «Dans une semaine ou demain, quand je ne serai plus là, elle vivra. Il me suffit de le savoir. L'autre monde, pour moi, c'est elle.»
L'élégante sobriété de son style permet à Pierre Moustiers de nous raconter avec toute la pudeur requise, sans mièvrerie ni complaisance, l'extraordinaire histoire de ce double apprentissage de la tendresse et du lien unique qu'il va créer entre le vieillard et la fillette, les ramenant à la vie l'un et l'autre, et l'un pour l'autre. Moustiers nous donne ici une oeuvre magnifique sur ce qui, jusqu'à la dernière minute, donne un sens à la vie.
Pierre Moustiers reconnaît qu'il n'aurait jamais écrit ce roman, dont l'aventure appartient à tous les temps, s'il n'avait un jour rencontré cette pensée de Georges Bernanos qui l'a impressionné : «L'optimisme est une fausse espérance à l'usage des lâches et des imbéciles. L'espérance est une vertu, une détermination héroïque de l'âme. La plus haute forme de l'espérance est le désespoir surmonté.»



  • La revue de presse Jean Contrucci - Le Nouvel Observateur du 21 février 2008

En lisant le roman de Pierre Moustiers, on pense à Hokusai, maître de l'estampe - qui n'avait de cesse de réduire son art à l'essentiel. A la veille de sa mort, à 89 ans, il réclamait «cinq ans de plus pour devenir un grand peintre». Comme «le vieillard japonais fou du dessin», le romancier français ne cesse avec le temps d'épurer son style pour lui donner plus de force. L'intrigue de «Baptiste» tient dans une coquille de noix : c'est moins l'anecdote qui intéresse Moustiers que la manière de dire. Il réussit le plus difficile : la simplicité qu'on n'atteint qu'avec l'expérience...
D'un sujet qui, sous toute autre plume, risquait un attendrissement hors de saison, Pierre Moustiers fait un modèle de sobriété et de pudeur.


  • Les courts extraits de livres : 03/02/2008

Le passé le réveillait à l'aube, l'occupait toute la journée et ne le quittait qu'au milieu de la nuit lorsque le sommeil noyait sa mémoire, mais ce naufrage ne durait que quelques heures, ne laissait aucune trace et s'il arrivait ensuite à Baptiste de cligner les yeux ou de les fermer, c'était pour préciser mentalement un souvenir, vérifier une date, retrouver une émotion de jadis, apprendre par coeur un propos révolu. On pouvait penser qu'il se désintéressait du présent et se moquait de l'avenir.
Postée à l'écart du village sur un tertre pelé, sa maison imposante vieillissait comme lui et semblait y prendre plaisir. Entre lézardes, cloques et verrues, la façade perdait son crépi par morceaux ou par plaques, qui éclataient sur le sol pour se réduire en poudre. Il vivait au rez-de-chaussée sans la compagnie d'un chien, d'une arme ou d'une pipe, ignorait les craquements anormaux du premier étage, le trafic des rats au second, celui des oiseaux de nuit au grenier, et ne traversait les herbes folles de son jardin que pour gagner la campagne, acheter aux paysans une nourriture de moine. En lisière des champs, il marchait, le corps droit, les bras dégagés, les genoux un peu raides comme s'il gouvernait un cheval.
Normalement, les habitants de Saint-Ambroise auraient dû le mépriser, le haïr de laisser ainsi dépérir une maison aussi importante que la sienne. Mais non. Us lui pardonnaient tout : sa solitude, son silence, son mépris insolent des détails matériels. À leurs yeux sa demeure et sa personne faisaient partie d'un même organisme, d'une réalité, bizarre certes, mais définitivement acceptée. Le pays avait besoin de les voir ensemble, de suivre leur vieillesse comparable, d'assister à leur usure physique et de constater leur survie.
Cependant, on hésitait à le rencontrer, à lier une conversation normale avec lui. Par exemple, on lui disait «Monsieur» alors que tout le monde savait qu'il s'appelait Baptiste Andrieux et que c'était sous ce patronyme ou ce prénom que l'on parlait de lui en son absence. De tels égards s'expliquaient mal. Pourquoi donner du «Monsieur» à un citoyen qui venait d'ailleurs et n'avait jamais rendu le moindre service ostensible à la commune ?
Personne, à commencer par lui, ne se posait la question.
Il est vrai que sa maigreur et sa taille intimidaient les gens. Me Oudot le comparait à Lazare sortant du tombeau : «Quand il se dresse devant moi et qu'il baisse les yeux pour me regarder, j'ai toujours l'impression d'avoir commis une faute. Jadis, ce n'était pas le cas. Je n'éprouvais aucune gêne devant lui.» Il se souvenait notamment de l'allure qu'avait Baptiste au moment de l'achat de la maison. Il en parlait comme d'un être différent de l'ermite d'aujourd'hui : «Différent, vous n'avez pas idée ! À cette époque, il remuait énormément et riait au moindre prétexte. On l'aurait tutoyé.» Quand le notaire s'exprimait ainsi, Durbec, le maire, haussait les épaules : «Qu'est-ce que tu nous racontes là ? As-tu vu les hommes changer, toi ? Us sont toujours identiques à eux-mêmes et ton Andrieux ne fait pas exception, même s'il a pris de la bouteille.» Les villageois pensaient comme leur maire et demeuraient persuadés qu'à son arrivée dans le pays Baptiste était déjà le phénomène actuel. Ainsi, la mémoire collective retient ce qui lui plaît et ment à sa manière.
Attentif à l'opinion communautaire plutôt qu'à la sienne, Me Oudot finissait par garder ses réflexions pour lui et par s'en détacher : «Après tout, peu m'importe Andrieux ! S'il a changé, c'est son affaire. Ce n'est pas la mienne», ruminait-il en agitant la main au-dessus de sa tête comme pour chasser un insecte. On ne pouvait mieux tricher avec soi-même, ni se tromper davantage sur le compte d'autrui. Car, enfin, personne à Saint-Ambroise ne devait oublier certains excès, certaines anomalies, certains cris aigus qui traversaient les murs, en pleine nuit, il y a trente ans, à l'époque où Rosine vivait, aussi vive, aussi imprévisible qu'une truite, où Baptiste flambait pour elle comme un jeune homme, alors qu'âgés chacun d'un demi-siècle ils étrennaient avec ardeur la maison de leurs rêves.


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