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.. Emile et les menteurs

Couverture du livre Emile et les menteurs

Auteur : Alain Besançon

Date de saisie : 15/02/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-87706-648-8

GENCOD : 9782877066488

Sorti le : 15/02/2008

Bernard de Fallois - 06/03/2008


  • Les présentations des éditeurs : 27/01/2008

«Un pigeon : voilà ce que j'ai été d'un bout à l'autre ! Toutes les polices, tous les juges, tous les grands financiers sont après moi. J'ai dû filer au Luxembourg, puis à Miami, aux Bahamas, à Moscou et maintenant je me retrouve en taule. Estimé, ce n'est pas l'ami sûr. Juana, ma copine, serait avec lui que je n'en serais pas étonné. Je voudrais bien rentrer chez moi, à Béziers, me remettre au billard. Pour ça il faudrait sortir.»

Le lecteur ne risque pas de s'ennuyer. L'intrigue va vite, le style ne traîne pas. Le climat est au rire, à l'ironie. On s'y moque autant qu'on peut de choses infiniment respectables, la haute finance internationale, la culture universitaire, l'art conceptuel et même la diplomatie française. Tout le monde ment, avec plus ou moins d'élégance. Les pires sont les plus distingués.

Ni thèse, ni leçon. Un miroir ?



  • La revue de presse François Sureau - Le Figaro du 27 mars 2008

Une cavalcade bien maîtrisée conduit donc le lecteur à traverser les mondes hystériques et stagnants qu'il connaît bien ou qu'il pressent, et dont la vérité lui est révélée comme de biais : celui de l'entreprise, des paradis fiscaux, des sociétés offshore, de l'université, de la diplomatie ou des prisons. Il prend, en quelques pages, une vue plus juste sur les Antilles ou la Russie que s'il y avait séjourné dix ans, et cet écrasement des perspectives n'est pas le moindre des charmes du livre...
Les connaisseurs retrouveront, dans ce roman dont la gaieté et le style insolemment trivial sont mis au service d'un regard particulièrement aigu sur les règles qui gouvernent nos vies, le Besançon d'Une génération et plus encore du Courrier Paris-Stanford échangé avec Jean Plumyène. Il faut le louer pour la politesse datée, droit venue du XVIIIe siècle, avec laquelle il nous instruit sans jamais nous sermonner, nous laissant pour finir très proches de son héros, qui ne voit d'autre issue que de retourner à Béziers comme pour y cultiver son jardin.


  • Les courts extraits de livres : 27/01/2008

1. Paris.

- Pardon, je m'excuse. Il n'y avait pas de taxi et le bus n'arrivait pas. J'espérais que vous auriez un peu de retard, dis-je. Je suis désolé.
- Aucune importance, fit le président Dercourt. Vous avez quelques registres à signer. Nous venions de commencer le conseil.
Toute la direction de LCNH était déjà là, dans des fauteuils de cuir noir à haut dossier, autour de la grande table.
Je tenais à peine debout. J'avais passé ma nuit dans un autre lit que le mien. J'avais été si occupé que je n'avais dormi qu'une ou deux heures au maximum. Je laissais des draps froissés, des couvertures en désordre. J'avais eu le temps de me laver la figure, les dents, de me donner un coup de peigne. Muriel dormait profondément. Je ne voyais que ses cheveux blonds dépasser des draps. Je ne voulus pas la réveiller. Je refermai tout doucement la porte en partant. C'était vrai : il n'y avait pas de taxi et le bus n'arrivait pas.
En signant les feuilles de présence, et le registre en tant que scrutateur, j'écoutais, non sans mal, le baratin de Dercourt, me sentant tout gonflé et mal à l'aise par manque de sommeil. Ma peau était sèche et raide.
Le président-directeur général continuait : «La quote-part des capitaux sous mandat de gestion et PEA s'élève à 40 % des capitaux sous mandat, ce qui montre une certaine frilosité devant les marchés, malgré les belles performances enregistrées. L'engouement des années passées pour les fonds de gestion alternative, ainsi que pour les hors-produits monétaires et hors-encours CPA, est un peu retombé. Malgré notre expérience dans ce domaine, nos prospects ont montré moins d'intérêt pour ces techniques de gestion, un peu inhabituelles. D'ailleurs voici le tableau de nos encours OPCVM....»
Mme Girardet, cheveux gris, habillée en fidèle secrétaire, tailleur strict, anthracite, un clip au revers, arracha une page du grand tableau à feuillets et dévoila une courbe qui figurait le résultat de la dernière année. Toute la table se tourna pour la regarder. Personne ne fit la moindre observation. Les visages ne bougèrent pas. Les bouches se pincèrent un peu. La courbe hésitait en début d'année. Elle plongeait en mars, plafonnait en avril, descendait rapidement en juin, juillet - elle s'interrompait en août -, repartait à la baisse en septembre, tombait à la verticale depuis. Elle touchait désormais le bas du tableau et le zéro de l'abscisse.
À ma droite le représentant de la société BACT, M. Injalbert, soit 16 % des actions de LCNH, qui au dernier conseil s'était porté candidat pour une montée significative dans le capital, se remua, hésita, et finit par dire d'une voix douce :
- Qu'en pensent Messieurs les commissaires aux comptes ?
C'étaient des nouveaux. L'un avait une cinquantaine d'années, épais de carrure, fortes lunettes, costume rayé. L'autre tout jeune, en blazer, avec une cravate fantaisie sur sa chemise blanche. Ce fut lui qui prit la parole :
- Il est de mon devoir, messieurs, chers amis, d'informer le conseil que je n'ai pas reçu la totalité des documents qui me permettraient d'émettre une opinion dûment autorisée, sans même parler d'un rapport définitif. Les derniers comptes qui m'ont été soumis sont incomplets. Ils datent du mois d'avril. À cette date la situation de l'entreprise comportait peu d'éléments propres à susciter l'inquiétude. Ni toutefois l'optimisme. J'eusse souhaité recevoir des chiffres un peu plus précis sur le compte d'exploitation, et particulièrement sur l'ebitda et le cash-flow. Je regrette de le dire - mais vous savez, chers amis, combien, depuis le décret du 16 novembre, la responsabilité des commissaires aux comptes est engagée et nous oblige à une rigueur qui n'était pas réclamée auparavant de façon aussi maniaque -, certaines données nous ont paru, comment dirais-je, surprenantes, comme si quelque part il s'était glissé des irrégularités. Le mot «fraude» ne nous a pas, bien sûr, traversé l'esprit. Toutefois il demeure certaines contradictions que vos services vont certainement éclaircir dans les prochains jours. Vous comprendrez, messieurs, chers amis, que d'ici là, il ne nous est pas possible de certifier les comptes sur la base de ceux qui nous ont été soumis.


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