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.. Irish coffee : Une enquête de Regan Reilly

Couverture du livre Irish coffee : Une enquête de Regan Reilly

Auteur : Carol Higgins Clark

Traducteur : Michel Ganstel

Date de saisie : 30/01/2008

Genre : Policiers

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans étrangers

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 978-2-226-18225-8

GENCOD : 9782226182258

Sorti le : 30/01/2008

  • Les présentations des éditeurs : 27/01/2008

Château hanté, incendie, vol de bijoux... drôle de voyage de noces irlandais pour Regan Reilly !

La verte Irlande et ses paysages sauvages et romantiques : c'est, après un mariage mouvementé, le cadre idyllique du voyage de noces de la détective Regan Reilly et de son mari Jack. Mais à leur arrivée à Hennessy Castle, rien ne se passe comme prévu : Regan croit apercevoir un fantôme, une alerte au feu sème la panique et une précieuse nappe, oeuvre d'une dentellière qui hanterait toujours le manoir, disparaît. Folklore et légendes irlandaises, personnages pittoresques...

Carol Higgins Clark nous entraîne avec humour dans un suspense plein de mystère et de rebondissements, qui finirait presque par nous faire croire aux fantômes !

Carol Higgins Clark est l'auteur de neuf romans, tous publiés chez Albin Michel avec un succès grandissant. Avec sa mère, Mary Higgins Clark, elle a écrit deux romans de Noël. Elle vit à New York et l'on peut consulter son site www.carolhigginsclark.com


  • Les courts extraits de livres : 27/01/2008

Une légère brume commençait à monter sur le lac s'étendant derrière Hennessy Castle, non loin d'un village isolé dans l'ouest de l'Irlande. Les nuages qui s'épaississaient et le ciel de plus en plus menaçant rendaient l'après-midi finissant sombre et mélancolique. Mais à l'intérieur du château-hôtel, de joyeuses flambées dans les cheminées procuraient une douce chaleur aux résidents, que la perspective d'un savoureux dîner dans l'élégante salle à manger du XVIIIe siècle réjouissait déjà.
Les massives portes de chêne du château s'ouvrirent avec une majestueuse lenteur pour livrer passage aux jeunes mariés Regan et Jack Reilly en tenue de jogging. Arrivés de New York par un vol de nuit, ils avaient dormi quelques heures avant de décider qu'un peu d'exercice au grand air leur permettrait d'atténuer les inévitables effets du décalage horaire.
- Nous voici donc sur la terre de nos ancêtres, chère madame Reilly, dit Jack en caressant les cheveux de son épouse avec un sourire tendre. C'est ici que sont plantées nos racines irlandaises.
Quiconque voyait leur couple séduisant ne pouvait mettre ces racines en doute. Solide gaillard d'un mètre quatre-vingts, Jack avait des cheveux blonds cendrés, des yeux noisette, un menton ferme et un sourire irrésistible. Avec ses yeux bleus, son teint de lys et sa chevelure charbonneuse, Regan était l'image même des «Irlandais noirs».
- Le pays mérite bien son nom, commenta Regan en regardant les jardins luxuriants. Tout est vert, ici. Et si calme, si paisible !
- Après la semaine que nous venons de vivre, répondit Jack, «calme» et «paisible» sont des qualificatifs qui me conviennent tout à fait. Viens, allons respirer.
En trottant du même pas, ils passèrent le ponceau qui franchissait un ruisseau serpentant devant le château et, au bout du sentier, tournèrent à gauche sur une petite route de campagne qui, leur avait dit le concierge, menait directement au village. On n'entendait que le léger choc de leurs baskets sur le macadam. En sortant d'un virage, ils dépassèrent une vieille chapelle qui paraissait abandonnée.
- J'aimerais bien revenir demain jeter un coup d'oeil à l'intérieur, dit Regan en montrant le petit bâtiment surmonté d'un clocheton.
- Bien sûr, répondit Jack en regardant le ciel avec inquiétude. Mais pour le moment, il vaudrait mieux écourter notre promenade. Je crains que la pluie n'arrive plus vite que nous le pensions...
Pourtant, à l'entrée du village, Regan ne put résister à la vue d'un cimetière où s'alignaient des pierres tombales noircies par le temps et rongées de mousse. À leur gauche, quelques marches donnaient accès à la nécropole entourée d'un vieux mur effondré par endroits.
- Viens, Jack, juste un rapide coup d'oeil.
- Voilà bien la fille d'un entrepreneur de pompes funèbres ! dit-il en riant. Tu n'as jamais vu un cimetière qui ne te plaisait pas.
- Regarde ces pierres tombales, répondit-elle en souriant. Elles doivent avoir au moins plusieurs siècles.
Sans ralentir, ils gravirent les marches, entrèrent... et stoppèrent net devant la première pierre, gravée au nom de Reilly.
- C'est bon signe, grommela Jack.
Regan se pencha, déchiffra l'inscription à demi effacée.
- May Reilly, 1760-1822. Je ne vois pas d'autres Reilly, ajouta-t-elle en regardant autour d'elle.
- Du moment qu'il n'y a pas de Regan ni de Jack, commenta-t-il.
Regan contemplait la tombe d'un air pensif.
- Te rappelles-tu cette vieille plaisanterie que mon père dit tout le temps sur la manière dont un Irlandais fait sa demande en mariage ?
- «Voulez-vous être enterrée avec ma mère ?» C'est ça ?
- Exactement. Eh bien, on dirait que cette pauvre May n'avait pas de famille, pas même une belle-mère.


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