Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Steve Mosby
Traducteur : Etienne Menanteau
Date de saisie : 24/01/2008
Genre : Policiers
Editeur : Sonatine éditions, Paris, France
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-35584-008-1
GENCOD : 9782355840081
Sorti le : 24/01/2008
24 heures pour retrouver le «Diable», tueur en série qui aime à torturer les couples et à jouer «à mort» avec eux.
Pour l'équipe du commissaire Mercer, hantée par ce serial killer qui a tué un des leurs, commence une course contre la montre, contre la mort. Haletant.
Le thriller le plus étonnant que j'aie lu depuis longtemps. Je ne perdrais pas mon temps à résumer l'intrigue, je vous dirais juste qu'une écriture de cette qualité et une construction de cette originalité ne se rencontrent que très rarement. Si vous ne lisez pas Steve Mosby cette année, vous y viendrez de toute façon dans les années à venir - alors faites-vous plaisir, commencez dès maintenant !
Morning Star
Après Le Silence des Agneaux, après Seven, après Saw, Un sur deux.
C'est un grand jour pour Mark Nelson. Après avoir tout investi dans son travail, à la suite de la mort tragique de sa petite amie, il est nommé dans l'équipe de John Mercer, flic légendaire, qui vient de retrouver son poste après une longue dépression.
C'est ce moment précis que choisit l'ennemi intime de Mercer pour réapparaître. Un tueur qui s'en prend aux couples et ne laisse qu'un des deux amants en vie. Lorsqu'il enlève une jeune femme et son compagnon, Mercer et Nelson n'ont que quelques heures pour les retrouver.
Ce n'est que le début d'un puzzle cauchemardesque, aux pièces parfaitement ciselées. Les apparences sont en effet trompeuses et le plan du tueur se révèle peu à peu une manipulation machiavélique à l'intensité dramatique et au rebondissement final digne des plus grands thrillers.
Un roman qui se transforme vite en obsession pour le lecteur. Comme dans les plus grands livres du genre, il est impossible de prétendre savoir ce qui se passe réellement avant la toute dernière page.
The Guardian
Extrait du prologue :
On n'est pas obligés d'y aller, dit-elle, si tu n'en as pas envie. John Mercer se regarda dans le miroir, sans répondre. Il vit sa femme avancer les mains pour lui nouer sa cravate. Elle s'occupait de lui, comme toujours. Il leva un peu le menton, pour qu'elle puisse faire le noeud. Elle commença par le laisser flottant, avant de le serrer doucement.
- Les gens comprendraient.
Si seulement c'était vrai ! Ils auraient peut-être l'air indulgents, mais, au fond d'eux-mêmes, ils ne pourraient s'empêcher de penser qu'il s'était dérobé à son devoir. Il imaginait déjà ce que l'on raconterait à la cafétéria. On évoquerait son absence, on dirait qu'il devait être sous le choc, puis peu à peu on lâcherait que, en dépit de ce qu'il devait ressentir, il aurait dû assister à l'enterrement. Serrer les dents et assumer ses responsabilités. C'était la moindre des choses. Et ils auraient raison. Il serait impardonnable de ne pas y aller. Seulement, il ne savait pas du tout comment il allait faire pour tenir le coup.
Eileen glissa la pointe de sa cravate entre les boutons de sa chemise. Elle la lissa bien.
- On n'est pas obligés d'y aller, John.
- Tu ne comprends pas.
À la lumière du matin, l'air de la chambre semblait bleu acier. Dans le miroir, il avait la peau blanche et flasque, le visage presque éteint. Quant à son corps, bon, elle devait encore tendre un peu les bras pour en faire le tour, mais il n'avait pas l'impression d'être aussi robuste que dans le temps. Les choses qu'il portait semblaient plus lourdes. Il se fatiguait trop vite. Là, bras ballants, il dégageait une impression de vide et de tristesse. Il avait vieilli. Depuis peu.
- Je comprends que tu ne sois pas dans ton assiette, lui dit-elle.
- Ça va aller.
Mais ça n'allait pas. Chaque fois qu'il s'imaginait faire face à tous ces gens, il sentait son coeur se serrer. Quand il y pensait trop, il avait du mal à respirer. Derrière lui, Eileen soupira. Puis, elle enroula ses bras autour de ses épaules et colla sa joue à son dos.
Il se sentit soulagé. Quand elle l'étreignait, il avait l'impression de n'être plus que cet homme-là, ici et maintenant, un homme sans devoir ni responsabilité, un homme que rien ne minait.
Il leva doucement le bras et posa la main sur la sienne. Elle avait de petites mains, toujours chaudes.
Ils restèrent ainsi un moment, un homme et une femme qui s'enlaçaient, et il se regarda dans le miroir. En dépit de cette étreinte rassurante, il se fit l'effet d'une statue, modelée dans un moment d'absence. Il voyait par intermittence une lueur d'émotion traverser son regard, mais c'était comme entrevoir la terre depuis un avion, à travers les nuages. Son esprit n'avait nulle part où se poser sans danger. Et il n'était pas possible de rester indéfiniment dans les airs.
Il serra une dernière fois la main d'Eileen, puis s'écarta.
- Il faut que j'aille lui rendre hommage.
Les enterrements étaient éprouvants pour une quantité de raisons, mais ce qui le surprenait le plus à chaque fois, c'était d'y voir tant de monde. Les morts seraient sans doute étonnés de savoir qu'ils jouissaient d'une telle estime et qu'ils avaient touché autant d'individus sans le savoir. La mort avait le don de réunir ceux qui ne connaissaient le défunt que de loin. Les gens se déplaçaient toujours.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia