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.. De père inconnu

Couverture du livre De père inconnu

Auteur : Lesley Pearse

Traducteur : Frédérique Fraisse

Date de saisie : 06/02/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Archipoche, Paris, France

Prix : 8.50 € / 55.76 F

ISBN : 978-2-35287-063-0

GENCOD : 9782352870630

Sorti le : 06/02/2008

  • Les présentations des éditeurs : 08/02/2008

Lesley Pearse
DE PÈRE INCONNU

Londres, 1990. À la mort de celle qu'elle croyait être sa mère, Daisy, 25 ans, découvre qu'elle a été adoptée. Face à l'indifférence d'un père, la jalousie d'une soeur et l'incompréhension d'un petit ami, elle se met en tête de changer de vie. Et, d'abord, de retrouver sa mère biologique...

Cornouailles, 1955. Ellen claque la porte de la ferme familiale. Elle aurait voulu poursuivre des études, mais une grossesse jugée honteuse en a décidé autrement. Trahie par les hommes, déçue par sa famille, sera-t-elle assez forte pour ne pas sombrer ?

Que découvrira Daisy de sa vie ?

C'est la lecture des Oiseaux se cachent pour mourir, de Colleen McCullough, qui a décidé Lesley Pearse à devenir romancière alors qu'elle tenait une boutique de souvenirs à Bristol, en Grande-Bretagne. Depuis, elle a publié onze romans, dont Une femme trop fragile et Secrets (Belfond, 2006 et 2007), dont les ventes cumulées dépassent les deux millions d'exemplaires.

«Vous serez hanté par ce livre que vous ne pourrez plus oublier.»
Pittsburgh Post Gazette


  • Les courts extraits de livres : 08/02/2008

Chiswick, Londres, 1990

- Donne-moi la main, ma chérie. Ça risque de te sembler mélodramatique, mais je crois que mon heure est venue.
Daisy s'apprêtait à sortir de la pièce pour laisser sa mère se reposer, lorsque ses paroles la figèrent sur place.
Sylvia Buchan avait un cancer généralisé. Elle luttait courageusement depuis deux ans contre la maladie. Chimiothérapie, mammectomie et un nombre incalculable de traitements palliatifs n'avaient pas altéré son optimisme. Quand, deux mois plus tôt, le diagnostic du spécialiste était tombé, Sylvia avait refusé tout nouveau séjour à l'hôpital. Résignée, elle avait décidé de passer ses derniers instants auprès de son époux et de leurs enfants.
- Laisse-moi appeler le médecin, la supplia Daisy, tétanisée par la peur.
- Non, ce n'est pas la peine, ma chérie, la rassura-t-elle. Je n'ai pas mal. Je me sens sereine. Viens t'asseoir près de moi.
Daisy était effondrée. Elle ne pouvait pas rester assise là, les bras croisés, et regarder sa mère mourir. Mais, comme il était hors de question de la contredire, elle lui caressa doucement la tête tout en réfléchissant.
Sylvia avait perdu sa belle chevelure blonde après la chimio. À présent, ses cheveux, devenus blancs, étaient aussi soyeux que ceux d'un bébé. Son visage émacié confirmait qu'elle avait beaucoup maigri et ses yeux bleus étaient presque translucides.
Ce n'est pas juste, pensait Daisy. Pourquoi elle ? À peine cinquante ans, éclatante de santé, toujours pimpante, réputée pour sa bonne humeur et sa convi­vialité. Le genre de femme qui pouvait organiser une fête à l'école sans montrer le moindre signe de fatigue et inviter le soir même à la maison tous ceux qui avaient mis la main à la pâte. Une femme qui dansait et riait jusqu'au départ de ses hôtes ; et, le lendemain matin, on retrouvait la maison rangée et nettoyée, comme si rien ne s'était passé la veille.
- Il faut que je prévienne papa.
- Certainement pas, s'opposa Sylvia d'un ton éton­namment ferme. Il a une réunion importante cet après-midi et je ne veux pas qu'il prenne le volant en étant fou d'inquiétude.
- Laisse-moi au moins appeler la fac et demander aux jumeaux de rentrer.
- Non, non. Ils seront revenus bien assez tôt.
Un mois auparavant, quand Sylvia était devenue trop faible pour rester seule, Daisy avait laissé tomber son travail. Non par sacrifice : elle détestait ce job de toute façon - celui-là et la douzaine d'autres qu'elle avait eus avant, d'ailleurs. Elle avait arrêté, tout simplement, parce qu'elle aimait s'occuper de la maison et prendre soin de sa mère. Elle pensait pouvoir résoudre seule tous les problèmes, toutes les urgences. Mais pas celle-ci.
- J'appelle le médecin, décréta-t-elle.
Sylvia détourna la tête, boudeuse, ce qui n'empêcha pas Daisy de décrocher le téléphone sur la table de chevet et de contacter les urgences pour demander qu'on lui envoie quelqu'un sur-le-champ.
- Ce n'était pas nécessaire, mon chou. C'est de toi dont j'ai besoin, dit Sylvia d'une voix faible. Et puis, il faut que je te confie quelque chose.
- Je vais trouver un vrai métier, s'empressa de dire Daisy.
La jeune femme avait vingt-cinq ans et savait que son manque de qualifications et d'ambition désespérait ses parents.
- Je pensais m'engager dans la police...
- Ce n'est pas un travail pour toi, sourit Sylvia, tu n'aimes pas recevoir d'ordres, et puis... tu es trop gentille pour envoyer en prison le moindre voleur.
- C'est Joël, le problème, alors ?
Joël était son petit ami depuis un an. Une éternité pour Daisy. Ses parents l'aimaient bien... au point d'envisager un mariage ?
- Non, non, je ne te parle pas de Joël. Tu es assez grande pour prendre tes décisions toute seule maintenant. Je voudrais que nous discutions de ta vraie mère.
- Ce n'est pas le moment de parler d'elle, l'interrompit Daisy, horrifiée.


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