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.. Le roman de mai 68

Couverture du livre Le roman de mai 68

Auteur : Jean-Luc Hees

Date de saisie : 06/03/2008

Genre : Politique

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Le roman des lieux et destins magiques

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-268-06482-6

GENCOD : 9782268064826

Sorti le : 06/03/2008

Jean-Luc Hees - 19/02/2008


  • Les présentations des éditeurs : 18/02/2008

Nicolas Sarkozy, huit jours avant son accession à la Présidence de la République, a rouvert, à sa manière, sans détour, l'histoire de Mai 68 et l'analyse qu'on en fait généralement. Au fond, il résumait ce jour-là les grandes lignes de sa campagne électorale à l'usage de ceux qui, à droite, précisément, doutaient encore de sa légitimité. C'était le point final, et efficace, d'un processus de «décomplexion». Car, depuis 40 ans, ce qu'il est convenu d'appeler «la droite» n'a jamais réussi à résoudre l'énigme de Mai 68, «cet événement obscur».

Nicolas Sarkozy, dont la personnalité est directement héritière de ces journées de printemps qui ont tant frappé les esprits, a sans doute jugé utile de dire aux Français que la page était tournée et qu'il fallait remettre de l'ordre dans l'école, dans l'usine et dans la société française. La charge était sévère, injuste sans doute, mais le message est passé, tant mai 68 incarne encore, pour la France conservatrice, et aussi pour une frange de la gauche sociale démocrate, un moment de flottement, un moment d'angoisse et un héritage impossible à gérer.

Jean Luc Hees a longtemps été correspondant aux États-Unis avant de diriger France Inter. Journaliste plutôt porté sur l'histoire et la culture, il a toujours tenu la chose politique à bonne distance, malgré les fonctions qu'il a occupées, jusqu'à une certaine cam­pagne électorale... Il est l'auteur de La Saga de la Maison Blanche (Presses de la renaissance, 2006) et de Sarkozy président ! (Éditions du Rocher, 2007).


  • Les courts extraits de livres : 04/03/2008

Extrait de l'introduction :

J'allais tranquillement vers mes 17 ans lorsque les sirènes de Mai 68 se sont mises à rugir dans le lointain. Dans le lointain parce que j'habitais à l'époque en bordure d'une petite ville de Normandie et qu'à cent kilomètres de là, Paris se situait à des années-lumière.
J'allais passer mon Bac Philo, comme on disait à l'époque, et mes capacités d'imagination du futur étaient très limitées. Je crois qu'à part les livres, mon chien et les filles (totalement inaccessibles dans le no man's land qui était le mien), peu de chose pouvait me faire dévier de la ligne très diffuse qui m'était assignée, à moi et à des millions de jeunes Français. On attendait. On ne se marrait pas tous les jours. Les pères étaient sévères. La conduite de la vie familiale était maîtrisée et, pour tout dire, on s'ennuyait assez ferme. On n'avait pas prévu de faire autrement.
Autour de moi, à 14 ans, les garçons et les filles allaient travailler. Sans rechigner. Sans états d'âme ! Leur salaire, généralement, allait, pour la plus grande part, aux parents, pour payer le gîte et le couvert. On appelait cela «payer sa pension». C'était pour aider, et encore une fois, c'était bien naturel.
Un jour, on se mariait, assez souvent avec la première ou le premier venu. De préférence un voisin, ou disons quelqu'un de pas trop éloigné. Côté transport, à l'époque, on était plutôt limités.
On ne déménageait jamais très loin, on faisait des enfants dès qu'on avait pu s'acheter une voiture, et on ne se demandait pas vraiment si tout ceci ressemblait à un petit bonheur ou à un immense malheur.
Au-dessus de nous, enfants et adultes, se balançait l'ombre plutôt bienveillante du général de Gaulle. Total respect ! D'autant plus que mon père, ancien résistant, et pas de la dernière heure s'il vous plaît, collait avec enthousiasme et conviction les affiches de l'UDR, lors de chaque campagne électorale. J'ai moi-même, adolescent, participé à ces virées nocturnes en Estafette Renault. C'était excitant : la compagnie des hommes, les pots de colle, les gars du parti communiste qui faisaient semblant de nous menacer, l'ambiance «coup de main» et surtout le casse-croûte, au petit matin, dans une auberge tenue par un militant gaulliste. Je me souviens de la sempiternelle mise en garde, une fois les portes de l'Estafette refermées, lors de chaque nuit d'affichage : «Pas d'armes sur vous, on est d'accord, hein ?» Ça vous mettait dans l'ambiance !
On ne parlait pas politique. On ne se disait même pas qu'on collait des affiches électorales pour la droite. On était «gaullistes». Toute la famille ! On ne disait pas qu'on était de droite, encore moins conservateurs. Ça, on sentait que ce serait totalement ridicule. On n'avait absolument rien à «conserver». Mon père était fauché comme les blés, à perpétuité. Il n'avait jamais ouvert un livre. L'école, il l'avait vue de loin, de très loin. Il était peintre en bâtiment, et il était fier de l'être. Ses cinq enfants lui obéissaient, ou, en tout cas, évitaient soigneusement d'entrer dans une querelle avec lui. Il avait l'autorité sur nous, sans la réclamer, sans avoir à l'imposer.
Nos bêtises, nous les faisions en cachette et nos fantasmes, nous les gardions soigneusement dissimulés. L'avenir serait différent, on se le promettait tous les jours. Mais imaginer un instant que le devoir de notre génération consistait à modifier l'ordre des choses dans la société française n'était pas prévu au programme. Nous n'avions pas ce genre de lubie.

La seule émotion politique ressentie avant ce joli mois de mai, je l'avais connue dix ans plus tôt. Un fameux 13 mai 1958. Ce jour-là, je jouais aux osselets avec mes copains à l'école primaire. Nos deux instits n'avaient pas le coeur à la tâche, eux pourtant si rigoureux dans le travail et la discipline. Je me souviens d'une ambiance très particulière, entre veille de vacances et invasion barbare. Il y avait une sorte d'anxiété dans l'air. Le soir, on m'avait expliqué, avec une certaine gravité joyeuse, que le Général allait revenir aux affaires. Autrement dit, la France, cette feignasse velléitaire, était sauvée, encore une fois. Toute la famille s'est endormie, soulagée, ce soir-là. Vive de Gaulle ! À aucun moment, on ne s'est dit que la patrie venait de subir un viol. De toute façon, il le fallait pour éviter le «péril rouge».
Cette indolence m'a poursuivi très longtemps. Et je dois à la vérité de dire que mon degré de conscience politique a mis un temps anormalement long à se développer.
En Mai 68, mon père et moi, on regardait la télévision qu'il avait achetée, à crédit, pour pouvoir suivre le Tour de France. Et puis la «chienlit» est arrivée, même sur l'écran du poste de télé qui a fini par se mettre en grève. L'absolue trahison de la classe ouvrière isolée en périphérie provinciale ! Avant que la mire, ou la pendule, ne prenne définitivement possession de notre télévision, nous avions pu voir un échantillon des manifestations qui secouaient Paris. Nous étions éberlués, et scandalisés. Comment pouvait-on frapper un policier ? Pire ! Comment pouvait-on brûler une voiture ? Je crois qu'à l'époque, mon père circulait encore à mobylette. Un bijou, une «Captivante» qu'il bichonnait tous les dimanches matins.


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