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.. La Désoeuvre

Couverture du livre La Désoeuvre

Auteur : Karine Henry

Date de saisie : 04/01/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 21.80 €

ISBN : 978-2-7427-7168-4

GENCOD : 9782742771684

Sorti le : 04/01/2008

Karine Henry - 28/03/2008


  • Les présentations des éditeurs : 21/02/2008

Sa soeur Barbara qu'elle n'a plus revue depuis son internement, lui a légué sa maison d'Artel. Aussitôt Marie décide de la mettre en vente après l'avoir vidée de ses meubles. La voici donc de retour dans cet endroit isolé et menaçant - et peu à peu captive de douloureux souvenirs. Sa jeunesse a été dévastée par un accident mais aussi, de longue date, par la folie de Barbara, personnalité terrifiante et imprévisible.
Dans la maison à l'abandon, la présence de Barbara se manifeste encore. Marie retrouve ses carnets, somptueux sismogramme d'une jeune femme torturée par le mépris des contingences, acharnée à faire rempart, dans le huis clos de l'écriture, aux lois inexorables du temps et de la mort auxquelles, de toutes ses forces, elle veut opposer l'oeuvre. Lune voulait écrire, l'autre simplement vivre. Presque malgré elle, Marie recompose l'histoire familiale, fait ressurgir les figures contrastées de leurs parents et tente de déchiffrer, jusque dans les cicatrices de l'enfance, des raisons de comprendre et d'aimer Barbara en dépit de tout.
Roman d'une folie dévastatrice et pourtant créatrice, La Désoeuvre entremêle ces deux voix distinctes et cependant complémentaires, pour faire entendre la beauté de la fiction qui les unit.

Karine Henry vit à Paris, elle est libraire. La Désoeuvre est son premier roman.



  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 21 février 2008

Vivre ou écrire ? Tel est l'enjeu de la lutte entre deux soeurs...
C'est une impression agréable, rare, qui vous saisit dès les premières lignes : on ouvre le livre, on s'approche des premières phrases, sans attente particulière. Puis se produit le miracle. L'émotion des premières fois : on est littéralement envoûté. La Désoeuvre fait son effet...
Karine Henry signe son premier roman, qui étonne par sa maturité. Elle a su créer une manière particulière de mettre les mots en musique, de ciseler ses phrases, sèches, denses, vives...
La Désoeuvre quel titre est un texte ambitieux, étoffé, porté par une énergie folle. Et créatrice.


  • Les courts extraits de livres : 07/04/2008

Un bruit. Un bruit sec d'os qui se brise. Je me redresse. Le feu. C'est le feu qui éclate, claque devant mes jambes rougeoyantes. Ma jupe est brûlante, je dois l'écarter de mes cuisses avant de ramener mes pieds nus sous mon corps abandonné au fauteuil et à la chaleur de la cheminée qui l'enveloppe, alanguit sa chair. La nuque ploie, et de là, de cet angle cassé, j'aperçois à mes pieds la bouteille de sancerre vide à la moitié... Et plus loin, sur la table, mon verre empli d'un liquide blanc, ou blond, parfois, lorsque les flammes s'avivent, jettent sur lui ces reflets roux qui l'animent, s'agitent, leur danse m'attire, un geste suffit, ma soif s'apaise... Puis à nouveau elle semble sans fin, alors je cède, je bois.
La nuit est tombée maintenant. Je viens d'allumer une cigarette, entre mes doigts je fixe le cercle luminescent et en son centre, l'étrange incendie qu'à lui seul il asservit... Fumées, alcools, brasier, l'ensemble neutralise le chaos dont mon front résonne. Je crois m'apaiser, m'amollir. Je crois ne plus penser aux cahiers quand ils ne cessent d'occuper l'arrière-fond de chaque idée. Ils sont en moi, je ne m'en débarrasserai pas comme cela. Mon verre s'engourdit, ma main peut-être... Un liquide s'égoutte sur le tapis, du vin... Le verre semble tomber... Infiniment... Eveillée, je somnole. L'esprit errant... Je visite notre histoire. L'oeil affolé, voyant fou au coeur de son funeste musée.
C'était il y a deux semaines. Je me rappelle en­core, lorsque le téléphone a sonné, la peur, cette peur ancienne qui immédiatement m'a rattrapée, entière, intacte, aussi tenace et assourdissante qu'au temps d'Artel. La sonnerie ne s'arrêtait pas. François a décroché. C'était pour moi.
Aussitôt la force dont j'usai pour fixer cette voix d'homme inconnue m'épuisa, et je ne sais combien d'interminables minutes s'écoulèrent avant qu'un oui étale ne tombe enfin de mes lèvres, un son noir, raclé, arraché à la gorge. Alors je raccrochai, immobile, les yeux rivés au vide.
- Marie, c'est qui ce notaire ?
Sans relever la tête, le regard enfoncé plus loin encore dans le sol, j'articulai péniblement, comme à rebours, en dehors de moi, comme si les mots provenaient d'ailleurs, d'une autre bouche, un écho brumeux qui n'esquissait que les contours perdus d'une mauvaise scène où je n'étais pas, qui ne me concernait pas et bientôt serait abolie par François, ou n'importe quel autre élément du réel venant la démentir et m'en extraire, me ramener à l'instant précédent, juste avant que ne me soit annoncée la nouvelle : à nouveau ma soeur aînée prenait place dans ma vie, s'imposait à moi.
- Barbara me lègue la maison...
- Quoi ?
-... la maison d'Artel !
Pourquoi soudain cet énervement, cette brusquerie du ton ? A cet instant je n'avais plus envie que de me taire, d'ignorer cet appel, de l'oublier, l'annuler par la simple force du silence. Cela faisait presque trois ans que nous étions partis, François et moi, que nous avions quitté Artel, laissant seule Barbara là-bas. Depuis nous n'avions plus eu aucune nouvelle, nous ne savions plus rien d'elle, excepté - nous le devinions seulement -que depuis longtemps déjà elle devait être sortie de la clinique.
- Marie, t'es sûre que c'est ce qu'il t'a dit ?
- Mais oui ! Je dois même aller là-bas pour signer... mais pourquoi elle fait ça, ça lui sert à quoi ?
Lorsque François avait décidé en urgence de notre départ, c'était avant tout pour moi, pour me préserver, mais aussi pour elle, pour Barbara, afin qu'une fois soignée, elle puisse retourner habiter la maison, s'y isoler et reprendre, continuer à écrire.
- Je ne sais pas, elle a certainement de nouveaux projets... elle a peut-être terminé d'écrire ou arrêté, elle veut passer à autre chose...
Non. François se trompait. D'après le notaire, cette décision n'était pas récente, cela datait de 2004, quelques jours avant mes dix-sept ans, c'est là qu'elle l'avait contacté et mandaté pour organiser ce legs en lui imposant de ne pas me prévenir avant aujourd'hui.


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