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Voici le récit captivant du combat des Juifs de Palestine depuis la révolte arabe des années 1930 jusqu'à la fondation d'Israël.
Un combat qui fut aussi une guerre totale. Notamment à partir de 1944, lorsque les trois organisations paramilitaires juives (Haganah, Stern, Irgoun), après avoir fédéré leurs forces contre l'occupant anglais, lancent des commandos armés contre les postes de police et les bases militaires, détruisent l'hôtel King David, multiplient les attentats en Palestine et à l'étranger. Les Britanniques ripostent par des exécutions et des déportations.
En ce temps-là, les têtes de Menahem Begin, d'Yitzhak Shamir et de bien d'autres futurs responsables politiques de l'État sont mises à prix pour faits de terrorisme. Et après l'indépendance, en mai 1948, ce sont eux que l'on retrouvera logiquement à la pointe du combat contre les forces arabes. Car c'est par le feu et par le sang qu'Israël a vu le jour. Fondé sur une enquête auprès des derniers témoins de cette aventure, sur des sources souvent inaccessibles en français et de nombreux dossiers inédits, ce document éclaire d'un jour décisif un épisode crucial, et pourtant des plus mal connus, de l'histoire contemporaine.
Correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981, Charles Enderlin est l'auteur d'une biographie d'Yitzhak Shamir et d'une trilogie qui a fait date : Paix ou guerres. Les secrets des négociations israélo-arabes, 1917-1995 ; Le Rêve brisé. Histoire de l'échec du processus de paix au Proche-Orient, 1995-2002 ; Les Années perdues. Intifada et guerres au Proche-Orient, 2001-2006.
La revue de presse - Le Nouvel Observateur du 6 mars 2008
Dans son dernier livre, Charles Enderlin tire de l'ombre les combattants clandestins de l'Irgoun, du groupe Stern et de la Haganah qui ont forgé, «Par le feu et par le sang», le destin d'Israël. Une mine de renseignements déconcertants pour les candides comme vous et moi; et, au second degré, une source d'enseignement pour nos cours d'éducation morale et civique chapitre «fin et moyens» : jusqu'où est-il permis d'aller pour faire triompher une juste cause ? Le récit enlevé et dru de Charles Enderlin, qui traverse les années noires de la préhistoire d'Israël, son combat clandestin pour l'indépendance, depuis la révolte arabe de 1936 jusqu'à 1948, comblera l'amateur d'insolite autant que les chercheurs de vérités. «On n'offre pas d'Etat à un peuple sur un plateau d'argent», disait Chaïm Weizmann, le premier président de l'Etat d'Israël...
Journaliste conséquent et bien documenté, ce familier des coulisses à qui on doit la meilleure histoire aujourd'hui disponible des récentes négociations de paix au Proche-Orient ne se distingue de l'historien que par la facture : il raconte l'histoire passée au présent, donnant ainsi au lecteur l'effroi des romans réalistes...
Cette plongée en eaux profondes, nuisible au confort intellectuel des prisonniers du noir et blanc, nous rappelle utilement quelques vérités immémoriales et dérangeantes. Changez les noms. Mettez ici à la place d'Itzhak Shamir et de Menahem Begin, anciens terroristes promus chefs de gouvernement, quelques noms de Palestiniens emprisonnés ou pourchassés, et vous ne perdrez pas tout espoir de voir un jour la paix.