Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Joe Hill
Traducteur : Valérie Rosier
Date de saisie : 12/03/2008
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : Lattès, Paris, France
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-7096-2904-1
GENCOD : 9782709629041
Sorti le : 12/03/2008
Jude Coyne est une rock star sur la pente descendante ; cela fait plusieurs années qu'il n'a pas composé même s'il est toujours adulé par des filles jeunes et sexy. Il a également la curieuse manie de collectionner d'étranges objets ; son dernier achat : le costume d'un mort auquel serait rattaché son fantôme.
Seulement Jude ignorait à quel point ce spectre pouvait être un fauteur de troubles...
Auréolé d'un succès considérable aux USA, «Le Costume du Mort» est le premier roman du fils de Stephen King.
Joe Hill partage avec son géniteur un goût certain pour les histoires sombres ainsi qu'une maturation progressive des personnages.
Il n'a également aucun mal à instiller un malaise palpable tout au long du roman en faisant ressurgir les fantômes du passé de chaque personnage.
Hill en évite la surmultiplication (qui peut nuire chez King) ce qui accroît l'empathie envers Jude Coyne et son amie Mary Beth.
Un très bon premier roman où la terreur le dispute à l'émotion.
Même si Stephen King demeure le maître incontesté de l'épouvante et de l'horreur, la relève semble assurée. Avec un style passe-partout, son fils nous plonge dans une sombre histoire de fantôme attaché à la perte dune rock star. C'est sombre, percutant et délicieusement effroyable. On en redemande !
«Un conte d'horreur sauvage, hypnotique et diaboliquement pervers, Le Costume du mort sort tout droit de l'enfer...»
The New York
On ne collectionne pas sans péril des reliques toutes plus étranges les unes que les autres. C'est ce que va apprendre Jude en achetant le dernier costume d'un mort. Soudain, au pied de son lit, derrière une porte, à ses côtés en voiture, grimaçant et assoiffé de vengeance, apparaît l'ancien propriétaire de l'habit. Quelle histoire terrible de son passé cherche-t-il à lui faire payer ? Aux frontières de la folie, une fuite éperdue commence, enchaînant des moments de pure terreur et d'intenses frissons pour le lecteur.
Lauréat de nombreux prix, Joe Hill s'est vu immédiatement propulsé, avec Le Costume du mort, parmi les plus grands auteurs de thrillers fantastiques.
Jude faisait collection d'objets rares.
Une collection particulière, comprenant par exemple des esquisses des Sept Nains, que John Wayne Gacy avait dessinées en prison. Il les lui avait envoyées et Jude les avait encadrées, puis accrochées au mur de son studio de musique, entre ses disques de platine. Gacy appréciait le Disney de l'âge d'or, mais il aimait mieux brutaliser des gamins, ou écouter les albums de Jude.
Jude possédait aussi le crâne d'un paysan qu'on avait trépané au XVIe siècle, pour en chasser les démons. Il y rangeait ses stylos préférés.
Autre pièce de collection, une confession, signée par une sorcière trois cents ans plus tôt. «Oui, j'ai causé avec un chien noir. Même qu'il m'a dit "D'accord, pour te faire plaisir, je veux bien empoisonner des vaches, affoler des chevaux et rendre des enfants malades, à condition que tu me laisses prendre ton âme." J'ai accepté, et ensuite, j'y ai donné mon sein à téter.» On l'avait brûlée vive.
Également, un noeud coulant roide et effiloché, qui avait servi à pendre un homme en Angleterre au début du siècle. L'échiquier d'Aleister Crowley ! quand il était enfant. Et un snuff movie. De tous les objets de sa collection, c'était celui qui le mettait le plus mal à l'aise. Un flic qui avait travaillé comme agent de sécurité sur deux ou trois concerts donnés à L. A. le lui avait donné en le qualifiant de «malsain», avec un certain enthousiasme. Après l'avoir visionné, Jude était d'accord avec lui. Ce film était abominable. Il avait aussi, indirectement, hâté la fin de sa vie conjugale. Pourtant Jude l'avait gardé.
Sa collection était principalement constituée de cadeaux que des fans lui avaient envoyés. Il était rare qu'il achète lui-même de quoi la compléter. Mais lorsque Danny Wooten, son secrétaire particulier, lui annonça qu'il y avait un fantôme à vendre sur Internet, Jude n'hésita pas une seconde. Quand le serveur d'un restaurant vous propose un plat du jour qui vous met en appétit, on le commande sans même jeter un coup d'oeil au menu. Eh bien, c'était pareil. Il est des impulsions qu'il faut suivre sans réfléchir.
Jude habitait une vieille ferme qui avait cent dix ans d'âge, et le bureau de Danny occupait une dépendance relativement nouvelle adossée au côté nord-est de la maison. Avec sa climatisation, ses meubles high tech, sa moquette industrielle, le bureau était d'un style froid et impersonnel qui dénotait complètement avec le reste de la maison. Il aurait pu passer pour la salle d'attente d'un dentiste, s'il n'y avait eu les affiches de concerts dans leurs cadres d'acier. Sur l'une d'elles, des globes oculaires d'où sortaient des nerfs sanguinolents vous fixaient, entassés dans un bocal. L'affiche annonçait la tournée All Eyes on You.
La nouvelle dépendance venait à peine d'être construite que Jude l'avait regretté. Certes il n'avait pas eu envie de louer un bureau au centre urbain le plus proche pour s'occuper de ses affaires. Il lui aurait fallu faire quarante-cinq minutes en voiture pour aller de Piecliff jusqu'à Poughkeepsie. Mais c'eût été sans doute préférable au désavantage d'avoir sur place, chez soi, Danny Wooten et son empressement. Cette promiscuité était extrêmement pénible. Lorsque Jude était dans la cuisine, il entendait les sonneries du ou des téléphones et ce bruit l'exaspérait. Cela faisait des années qu'il n'avait pas conçu de nouvel album ; il n'avait pour ainsi dire rien fichu depuis que Jérôme et Dizzy étaient morts (et le groupe avec eux). Pourtant ça n'arrêtait pas de sonner. Il était assailli par un défilé incessant de gens qui exigeaient de le voir, submergé par des montagnes d'obligations juridiques ou professionnelles, accords, contrats, promotions, cachets, bref, tout ce qui faisait le fonds de commerce et le labeur quotidien de l'entreprise Judas Coyne Incorporated, jamais fini, toujours en cours. Chez lui, il aurait voulu exister en tant qu'individu, et pas comme un label.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia