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Auteur : Martin Monestier
Date de saisie : 13/03/2008
Genre : Nature, Animaux
Editeur : le Cherche Midi, Paris, France
Prix : 29.50 € / 193.51 F
ISBN : 978-2-7491-0805-6
GENCOD : 9782749108056
Sorti le : 13/03/2008
Autodidacte, maladivement curieux, encyclopédiste du bizarre, archéologue du pire, briseur de tabous, rien n'arrête Martin Monestier dans sa quête de l'inimaginable, du scandaleux et de l'occulte. Livre après livre, cet enquêteur de l'extrême pousse l'érudition des incongruités et des extravagances humaines à son comble et révèle ainsi une histoire du monde telle qu'on ne l'a jamais écrite. «Encyclopédiste des comportements, de nos travers, de nos perversités, Martin Monestier s'est fait une spécialité du témoignage par KO», dira un de ses confrères. C'est le cas, cette fois encore, avec ce dernier ouvrage insolite. Ses nombreux livres, au carrefour des sciences humaines et du journalisme, sont tous des oeuvres de référence, sans cesse réédités et traduits en de nombreuses langues.
Depuis le commencement du monde, d'innombrables événements historiques, grands ou petits, mettent en relief l'indéniable influence des animaux sur le cours des choses et des existences humaines.
Les animaux ont été des vedettes adulées de toutes les formes de spectacle. Ils se sont distingués dans les exploits sportifs, et bien sûr au cours de toutes les guerres depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Dans les arts, à toutes les époques, ils ont fortement influé sur les peintres, les musiciens et les gens de lettres.
On a vu des animaux bénéficier de testaments mirobolants ou encore se porter candidats à des élections démocratiques.
Tantôt compagnons de misère, tantôt sujet de grandeur pour leur maître, ils ont aussi été martyrs, sacrifiés au nom de la science, de la religion et de la superstition. S'ils ont souvent été des protecteurs zélés de leur entourage, ils ont aussi mis leur force, leur intelligence et leur instinct au service du crime et de la délinquance.
À travers une énorme quantité d'anecdotes véridiques, de récits piquants, de témoignages hallucinants mais confirmés, de faits divers insolites mais attestés, les animaux démontrent qu'ils connaissent non seulement l'amour, la fidélité et l'abnégation, mais également la rancune, la vengeance, la violence et même le mensonge, pour certains.
Comment s'appelle le chat de la mère Michel ? Quel poisson rouge détient le record de longévité ? Qui est Schli Fou Net ? Autant de questions existentielles dont les réponses permettent de briller au Trivial Pursuit...
Un recueil d'anecdotes ludiques et de faits divers tragiques, avec cette conclusion : «Tous les animaux ont un comportement décent... sauf les hommes.»
LES TROMPETTES DE LA RENOMMÉE
Depuis le commencement du monde, les animaux accompagnent l'homme dans toutes les aventures et les avatars de son existence.
Les animaux sont le thème de milliers d'ouvrages, mais aucun, jusqu'à ce jour, n'a rassemblé dans un seul et même volume, par le texte et par l'image, l'histoire érudite des animaux qui, tout au long des siècles, ont inscrit, à un titre ou à un autre, leur nom dans les annales de l'histoire humaine. Nombreux sont les grands événements historiques qui mettent en relief leur indéniable influence sur le cours des choses.
Des animaux se sont rendus fameux dans tous es domaines de l'activité humaine. Dans les arts, ils ont fortement influencé des peintres, des musiciens et des littérateurs. Ils ont été des vedettes adulées de toutes les formes de spectacles. Ils se sont distingués dans les épreuves sportives et, bien sûr, au cours de toutes les guerres. D'autres animaux ont eu de fortes mais éphémères célébrités parce qu'ils étaient rares ou uniques en leur temps, ou parce qu'ils appartenaient à des rois, des princes ou des hommes illustres qui leur portaient des sentiments démesurés. Beaucoup ont été jusqu'au sacrifice de leur vie en raison de l'amour qu'ils vouaient à leur maître. Ils ont été nombreux également à sauver la vie de ces derniers par des actes réfléchis et courageux.
Tantôt compagnons de misère, tantôt sujets de grandeur pour leur maître, ils ont également été martyrs, sacrifiés au nom de la science, de la religion et de la superstition. Protecteurs zélés de leur entourage, ils ont bien souvent mis leur force, leur intelligence et leur instinct au service du crime et de la délinquance. Meurtriers, on les a jugés comme des humains et ils ont été exécutés comme tels.
À travers une énorme quantité d anecdotes véridiques, de récits piquants de témoignages hallucinants mais certifiés, de faits divers insolites attestés, les animaux démontrent qu'ils connaissent non seulement l'amour, la fidélité et l'abnégation, mais également la rancune, la vengeance, la violence et même le mensonge pour certains.
Hormis son intérêt documentaire, un tel rassemblement d'édifiants récits historiques démontre que les animaux et les hommes possèdent une longue histoire commune et semblable. Mais pas seulement. Cette accumulation porte en elle de nombreuses questions. Quelle est la nature véritable des bêtes ? Les hommes ont-ils une conception valable du monde animal et de la nature ? Les hommes sont-ils les seuls à avoir des sentiments et le sens du raisonnable, à partir desquels on peut parler d'humanité et d'intelligence ? Quelle doit être la place de l'animal dans le monde des hommes et, inversement, celle des hommes dans le monde animal ? Etc.
Questions apparemment simples auxquelles des générations de philosophes s'efforcent de répondre depuis la plus haute antiquité. L'un d'eux surtout, Diogène de Sinope, retient l'attention car il a pris le parti du monde animal contre celui des hommes, ce qui lui vaut d'être surnommé aujourd'hui encore le Cynique.
Contemporain d'Alexandre le Grand, Diogène ne se contente pas d'habiter un vieux tonneau, il prône à ses disciples, par exemple, l'abandon complet aux instincts de la nature animale.
Il se déclare ennemi de la philosophie spéculative, de la religion, des métaphysiciens, et même de l'idée de Dieu, «incertaine et inutile», dit-il. Mais, surtout, il méprise ses semblables, leurs convenances, leurs opinions, leurs richesses, leurs honneurs et toutes formes de luxe. Mais il honore le travail et n'a d'estime que pour la vertu car, dit-il, «elle seule permet de s'affranchir des désirs».
Cette vertu, il pense la trouver en s'approchant par imitation du monde animal. Particulièrement du chien. Il lui arrive de mordre qui lui déplaît, et «il effectue tout ce qui lui passe par la tête en public car, dit-il, les animaux ne distinguent pas ce qui se fait dans la rue ou dans une demeure».
Quand on l'interroge sur quelle sorte de chien il est, il répond : «Quand j'ai faim, je suis un pauvre roquet de Mélita. Quand j'ai mangé, je suis un gros molosse que l'on a peine à tenir. Ainsi, vous ne pouvez pas vivre avec moi, car vous craignez les coups de dents.» Vingt-cinq siècles après Diogène, et depuis quelques décennies, les chercheurs se demandent à leur tour si «les animaux ne renferment pas, à des degrés différents, selon les espèces, des potentialités inexploitées encore à l'état de nature et qui pourraient se révéler dans certaines conditions d'existence. Et modifier ainsi leur rapport à l'homme [...].»
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