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.. Azalaïs de Camargue

Couverture du livre Azalaïs de Camargue

Auteur : Gérard Morel

Date de saisie : 13/03/2008

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France

Collection : Toute une histoire

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-84736-264-0

GENCOD : 9782847362640

Sorti le : 13/03/2008

  • Les présentations des éditeurs : 19/03/2008

Le jour de ses noces, Azalaïs apprend la vérité sur son futur époux.
Loin d'être Corrado di Ferragosto, favori de la reine Jeanne, le napolitain Vittorio Farnèse n'est que son représentant ! Il est envoyé auprès d'Azalaïs pour contracter un mariage par procuration, chose commune au Moyen Âge. Mais Azalaïs aime le jeune homme, lui aussi éperdument amoureux d'elle. Sur les conseils avisés d'une Gitane, Marie des Atlantes, ils se rendent auprès de la reine, accompagnés des hommes du village.
d'Azalaïs suppliera la souveraine d'annuler l'ordre royal la condamnant au malheur auprès du cruel et ténébreux duc di Ferragosto. La sensible et fragile reine, alors prisonnière des notables d'Aix-en-Provence et qui ne jouit plus de son autorité, réussira-t-elle à aider les jeunes gens ? C'est sans compter avec les pouvoirs de Ferragosto... et ceux plus méconnus du père d'Azalaïs.

Gérard Morel a publié dans la presse plus de quatre cents nouvelles, historiques ou policières. Il est entre autres l'auteur de Ingeburge, la reine interdite (éditions Payot) et d'Arsène Lupin (Nouveau Monde éditions)


  • Les courts extraits de livres : 19/03/2008

Extrait du prologue :

La reine Jeanne a laissé en Provence un très vif souvenir, bien qu'elle ne soit venue qu'à deux reprises dans cette région.
Née en 1327 à Florence (elle a donc six ans de plus qu'Azalaïs de la Montezane, l'héroïne de ce livre), elle est la fille de Charles d'Anjou, duc de Calabre, et de Marie de Valois. Elle n'avait que quelques mois lorsque ses parents l'emmenèrent à Naples, ville qui constituait dans l'Italie divisée de cette époque le royaume de ses grands-parents paternels, le roi Robert et la reine Sancha. Charles d'Anjou mourut deux ans plus tard, suivi de peu par son épouse, de sorte que Jeanne et sa soeur cadette furent élevées par leur grand-père, Robert. Celui-ci, inquiet de n'avoir pour descendance que des petites-filles, essaya de protéger ces enfants ainsi que l'avenir de son royaume en mariant Jeanne (alors qu'elle avait à peine cinq ans) au prince Andréasso de Hongrie (lui-même âgé de huit ans).
Le roi Robert avait subtilement négocié ce contrat de mariage, en veillant à ce que, après sa mort, son trône revienne à Jeanne seule, et non à son mari. Il avait aussi choisi Andréasso de Hongrie parce que ce garçon lourd et peu éveillé lui semblait dépourvu d'ambition, donc peu dangereux, mais en revanche assez imbu de lui-même pour défendre les territoires de Jeanne contre tout agresseur. Car Robert ne se faisait pas d'illusion, il savait que les pays gouvernés par des femmes suscitaient à cette époque encore plus de convoitise que les autres.
Toutefois, il ne pouvait prévoir qu'après sa propre mort (survenue bien plus tard, en 1343, quand Jeanne avait seize ans), Andréasso poussé par sa famille essaierait de faire pression sur son épouse pour être couronné avec elle et ainsi prétendre au titre de roi de Naples.
La reine Jeanne s'efforça de résister. Car, sous une apparence sensible et spontanée, elle n'était pas sotte, et l'éducation donnée par son grand-père lui avait appris que, toujours, elle devrait se battre pour protéger son peuple et conserver ses terres. Elle entendait donc bien garder ses titres de reine de Naples et de comtesse de Provence et de Forcalquier. C'est à ce moment-là que l'on retrouva le corps d'Andréasso assassiné en pleine nuit, dans une cour du palais.
Les circonstances mystérieuses de ce meurtre lais­saient soupçonner la reine Jeanne. D'autant qu'elle décida presque immédiatement de se remarier, cette fois avec un homme qu'elle avait choisi librement, et qu'elle aimait : Louis de Tarente. De sorte que, même si l'on ne trouva aucune preuve de sa culpabilité, la rumeur l'accusa, lancée par la famille royale de Hongrie, qui désirait venger le mort et surtout discréditer la reine pour prendre le contrôle du royaume de Naples.
Victime de l'hostilité de ses sujets, qui acceptaient déjà mal d'obéir à une femme et qui craignaient de sur­croît qu'elle n'attire le malheur sur eux si elle avait assassiné son mari, la jeune reine s'enfuit et chercha refuge sur ses terres de Provence, accompagnée de sa cour de fidèles.
C'est à cette époque que se noue l'histoire d'Azalaïs, jolie Camarguaise, fiancée à l'un des seigneurs appa­remment proches de la reine Jeanne. Bien que ce mariage ait été conclu par le père d'Azalaïs pour favoriser des alliances, la jeune fille tombe amoureuse de son fiancé dès qu'elle le rencontre. Elle est donc persuadée que sa vie sera simple, et guidée par les seules lumières de l'amour...


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