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_ Foucault : sa pensée, sa personne

Couverture du livre Foucault : sa pensée, sa personne

Auteur : Paul Veyne

Date de saisie : 19/03/2008

Genre : Philosophie

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Bibliothèque Albin Michel des idées

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-226-17914-2

GENCOD : 9782226179142

Sorti le : 19/03/2008

  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Michel Foucault et Paul Veyne.
Le philosophe et l'historien. Deux grandes figures du monde des idées. Deux inclassables. Deux " intempestifs " qui ont longtemps cheminé et guerroyé ensemble. Paul Veyne dresse ici le portrait inattendu de son ami et relance le débat sur ses convictions. N'affirme-t-il pas : " Non, Foucault n'est pas celui qu'on croit ! Ni de droite ni de gauche, il ne jurait ni par la Révolution ni par l'ordre établi.
Mais justement, comme il ne jurait pas par l'ordre établi, la droite l'a vomi, tandis que la gauche a cru qu'il suffisait qu'il ne jurât pas par l'ordre établi pour qu'il fût de gauche. " Il n'était pas davantage le structuraliste que l'on a dit, mais un philosophe sceptique, un empiriste proche de Montaigne qui n'a cessé, dans son oeuvre, de s'interroger sur les " jeux de vérité ", vérités construites, singulières, propres à chaque époque. On ne saurait trancher plus totalement que ce texte sur les idées qui se croient d'avant-garde et ne sont que des idées reçues.
Un livre iconoclaste, un témoignage unique.



  • La revue de presse Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 22 mai 2008

Le portrait iconoclaste que nous livre l'historien Paul Veyne, l'un des meilleurs amis de Michel Foucault, vient apporter une note légèrement discordante dans ce concert de certitudes. «Non, Foucault n'est pas celui qu'on croit ! Ni de droite ni de gauche, il ne jurait ni par la Révolution ni par l'ordre établi.»...
Paul Veyne nous offre «son» Foucault qui est à la fois convaincant et émouvant. Foucault était «un penseur sceptique», «un réformateur», «un empiriste», une sorte de Montaigne de notre temps : «Il ne croyait ni à Marx ni à Freud.»


  • La revue de presseFrançois Busnel - L'Express du 24 avril 2008

Dans un petit livre flamboyant, au style vif et alerte, Paul Veyne retrace l'itinéraire de Michel Foucault. C'est absolument passionnant...
On peut ne pas toujours partager l'analyse de Veyne, ami loyal d'un Foucault dont la pensée était, de son propre aveu, en perpétuel changement. Mais ce témoignage - dans lequel Veyne ne s'épargne guère, frappant même de nullité son plus célèbre ouvrage, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? - est un document de première main. Ce portrait de l'artiste en samouraï fera date.


  • La revue de presse Jean-François Petit - La Croix du 3 avril 2008

Proche de Foucault, l'historien Paul Veyne consacre un essai au philosophe, qu'il présente moins comme un structuraliste que comme un sceptique...
Mieux cernée aussi, la générosité de Foucault, soucieux de permettre «le travail indéfini de la liberté». Surtout le penseur ne fut pas plus soixante-huitard que structuraliste. Il avait trop l'amour du travail intellectuel pour ne pas se laisser embarquer dans de nouvelles formes de dépersonnalisation. «Il est dérisoire de vouloir faire la loi aux autres», déclara-t-il, en ajoutant par ailleurs «je ne vous dirai pas le combat qu'il faut mener». Tout au plus trouverait-on chez Foucault un certain volontarisme. Raison supplémentaire pour ne pas en faire aujourd'hui un prophète. Cela valait quand même la peine d'être rappelé.


  • La revue de presse Robert Maggiori - Libération du 3 avril 2008

...Veyne tente même d'exciper les principes généraux, philosophiques, épistémologiques, voire moraux, qui soutiennent l'édifice foucaldien. Mais tout se passe comme si la banalité du titre voulait adoucir la «douce violence» que le livre contient. Et, de fait, il faut tenir son chapeau ou son parapluie - les idées sur Foucault qu'on croyait établies après des décennies d'études foucaldiennes - si on ne veut pas que le vent les emporte !...
Car, à l'arrière, c'est bien la confrontation entre l'histoire et la philosophie qui se dessinent. Les concepts eux-mêmes, évidemment, sont «devenus» : est-ce à dire que les problèmes philosophiques «se dissolvent en questions d'histoire» ? C'est peut-être la question que se posait le poisson dans son bocal.


  • La revue de presse Roger-Pol Droit - Le Monde du 21 mars 2008

Troubler les idées reçues est un sport où Paul Veyne excelle. Qu'il s'intéresse aux jeux du cirque à Rome, aux formes de croyance des Grecs, aux poèmes de René Char ou à l'avènement du christianisme, cet historien inclassable, lecteur de Nietzsche, n'est pas seulement un savant à l'érudition éblouissante. C'est aussi un homme au verbe dru, au franc-parler volontiers provocateur, et fréquemment intempestif. On ne s'étonnera donc pas que le portrait qu'il trace de son ami Michel Foucault soit peu conventionnel...
Le regard de Paul Veyne sur la vie et l'oeuvre de Michel Foucault réserve d'autres surprises. Le fil directeur de l'oeuvre foucaldienne serait le scepticisme et non la volonté de subversion. Guerrier, samouraï pourfendeur de nos illusions, Foucault serait fort éloigné de la figure familière de l'authentique intellectuel de gauche...
Ce Foucault sarcastique et sceptique, rêvant si peu du grand soir, détestant tellement le parti socialiste, ne va-t-il pas choquer ? "Ce serait dommage qu'un intempestif ne heurte personne !"


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