L'album a un joli titre : "Litli soliquiétude". Je fais rouler les mots dans ma bouche, ça fait drôle. Litli veut dire "petit" en islandais ; et soliquiétude c'est un "mot inventé pour expliquer ce que Litli ressent à travers les pages du livre : un état de solitude voulue pour approcher du sentiment de quiétude, la tranquillité douce de celui qui marche et fait naître le monde en chemin."
C'est l'histoire d'un petit bonhomme qui quitte la ville, en quête d'un ailleurs - d'une autre vie - d'une vérité - Le texte de Litli est court, chacun pourra y trouver sa place et apporter son interprétation. Et on pourra le lire 1000 fois, les images comme le texte n'auront pas encore révélé tous leurs secrets. Litli est de ces albums que l'on a envie de toujours avoir avec soi, Litli est un album... universel.
C'est un album lourd - c'est peut-être fait exprès pour qu'on ne s'envole pas en lisant le texte délicat de Catherine Leblanc-, au beau papier qui sent bon. La couverture est bien épaisse, en carton brut - serait-ce un rappel du caractère sauvage de la nature ?
Séverine Thevenet dit : "Litli raconte le passage, la transition, la naissance ou la renaissance."
Litli m'a rappelé le texte de Thierry Lenain dans Il faudra (Sarbacane).
Litli, c'est un texte pour un enfant à naître, pour un moment de blocage, pour sauter le pas/oser/ne plus avoir peur/ne plus douter/aller de l'avant.
Les présentations des éditeurs : 05/04/2008
Pour aller vers l'invisible, y a-t-il un chemin ?
Litli signifie petit en islandais. Dans une ville en noir et blanc, un petit bonhomme marche sur des lignes, toujours les mêmes. Il découvre qu'il y a de la couleur sur les murs de sa chambre, et bientôt sous ses pas, puis partout. La dernière photo de cet album montre une chambre en couleurs, avec une photo en noir et blanc sur le mur.
Litli est le dixième livre d'Où sont les enfants ? La dixième aventure.
Avec ce drôle de mot, soliquiétude, qui mélange la solitude à la quiétude, le silence à la sérénité. Litli veut dire «petit», en islandais. C'est un petit bonhomme, dans une ville en noir et blanc, qui «marche toujours sur les mêmes lignes». Mais il y a la couleur, ailleurs, sur les murs de la chambre et bientôt sous ses pas. «Si tu regardes longtemps, même une pierre finit par s'ouvrir».
Un livre - un beau livre - c'est un voyage. On laisse les villes, et les pavés, et l'habitude et on «fait naître le monde», ailleurs. Les mots de Catherine Leblanc s'effacent lorsqu'il n'y a rien à dire de plus que ces géants dans le paysage. La dernière image montre Litli dans une chambre en couleur. La photo au mur est en noir et blanc. Entre la première et la dernière image, Litli a trouvé. Ce que l'on ne trouve peut-être que dans Tailleurs et la solitude, ce que l'on ne trouve peut-être qu'en dehors de soi. L'invisible ?