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.. Quand les femmes s'éveilleront... oser le féminin

Couverture du livre Quand les femmes s'éveilleront... oser le féminin

Auteur : Valérie Colin-Simard

Date de saisie : 02/04/2008

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-226-18392-7

GENCOD : 9782226183927

Sorti le : 02/04/2008

  • Les présentations des éditeurs : 01/04/2008

Où en sont les femmes quarante ans après Mai 68 ? Et si le féminisme ne leur avait apporté que le droit d'être des hommes ? Dans tous les domaines, les femmes se sont adaptées à des schémas masculins : comme les hommes, elles parviennent à se montrer actives, conquérantes, dominatrices. Pourtant, les «valeurs du féminin» (douceur, capacité d'écoute, expression de ses émotions...) sont indispensables à leur équilibre autant qu'à celui de la société.
Vers un nouveau féminisme ? La psychothérapeute Valérie Colin-Simard nous montre combien le «féminin» est vital, nécessaire à l'équilibre physique et psychique. «Oser le féminin», c'est ne plus seulement vouloir être rentable, efficace, accumuler des biens et des pouvoirs. C'est aussi assumer la vulnérabilité, accepter la passivité, savoir recevoir et pas seulement donner. C'est encore choisir d'écouter l'autre et de privilégier la négociation plutôt que la force. C'est pouvoir être une femme sans être une mère. La génération de l'après-féminisme osera-t-elle réhabiliter le féminin ?

Sensibilisée très tôt à la cause des femmes par sa grand-mère, Lucienne, qui était l'assistante de Marie Curie, Valérie COLIN-SIMARD est psychothérapeute, après avoir été journaliste pendant plus de vingt ans. Elle a débuté au Point puis à CANAL + en présentant la revue de presse puis les flashes d'informations. Elle a ensuite travaillé à TF1 et M6, avant de rejoindre ELLE et Psychologies magazine. Par ailleurs, elle est l'auteur de 6 ouvrages - Le Chagrin des autres (Anne Carrière, 1993, vendu à 25 000 ex.), Plus forts que le destin (Anne Carrière, 2001), Pères d'aujourd'hui, filles de demain (Anne Carrière, 2003 ; Livre de Poche, 2004), Nos Hommes à nu (Pion, 2004), Mon Psy, mon amour (Pion 2005) -, mais celui-ci est son premier livre en tant que psychothérapeute.


  • Les courts extraits de livres : 01/04/2008

Extrait de l'introduction :

Ce livre est pour moi l'accomplissement d'un travail et d'une réflexion dont le point de départ se situe il y a plus de quinze ans. J'ai longuement hésité avant de l'écrire. Le sujet - les femmes et les changements qu'elles vivent - me paraissait en soi une montagne et je n'étais pas sûre d'être encore prête à la gravir. Certes, j'avais écrit un ouvrage sur les changements des hommes, un autre sur les nouvelles relations pères-filles. Il paraissait tout naturel que l'ouvrage suivant parle plus directement de la femme aujourd'hui. J'y avais travaillé à la fois sur le plan professionnel et sur le plan personnel.
Comme bien d'autres, ma famille avait traversé de nom­breuses épreuves sur le chemin du féminin. À titre d'exemple, ma grand-mère, femme brillante et d'une grande beauté, était l'assistante de Marie Curie. Lorsqu'elle s'est mariée, mon grand-père l'a obligée à s'arrêter de travailler. Ce n'est sans doute pas la seule raison pour laquelle, plusieurs années plus tard, elle s'est suicidée. Elle était par ailleurs psychanalysée par Lacan. Autant dire que ce chemin de connaissance de soi, elle l'avait entamé bien avant l'heure. À travers le temps, c'est sans doute à elle que je dois d'avoir entrepris de comprendre l'importance vitale du féminin dans nos vies.
Je suis aujourd'hui psychothérapeute. J'ai été auparavant journaliste pendant vingt ans. J'avais donc commencé à écrire ce livre comme les précédents. En interviewant d'autres psys. Mais rien ne se passait comme avant. Ce qu'ils me disaient sur les femmes était intéressant, mais ne me paraissait guère nouveau. Je m'aperçus bien vite qu'aucun d'entre eux ne disait ce que, moi, j'avais envie de dire. Je ne voulus rien précipiter. Je voulus prendre le temps. Tout le temps nécessaire. J'imaginais ce texte comme un fruit mûr qui se détacherait de l'arbre le moment venu. Rien ne pressait, j'avais publié quatre livres en quatre ans. Il était légitime, voire nécessaire, de m'accorder une pause.
Deux ans et demi ont passé. Ce fut ma rencontre avec une femme, son témoignage, qui mit le feu aux poudres. Le lendemain, à cinq heures du matin, j'étais à ma table de travail. J'écrivis ce livre en six mois. Il m'a moi-même surprise. Je le découvrais au fur et à mesure que je l'écrivais. Je me suis inspirée des principes issus de la nature et de la spiritualité (et non pas de la religion) pour les mettre au service de la psychologie. En effet, dans presque toutes les traditions spirituelles existent les principes féminin et masculin. De leur union naît la vie. Elle est représentée par exemple dans la religion juive par deux triangles entrelacés du sceau de Salomon ; en Inde par le lingam, un support horizontal sur lequel se dresse une tige verticale ; chez les taoïstes, c'est le cercle dans lequel s'inscrivent les deux symboles du Yin et du Yang.
Toutes ces traditions s'accordent à dire que ces deux principes sont d'égale importance. À commencer par le texte fondateur de notre civilisation judéo-chrétienne, la Bible. Dans le premier récit de la création, il est écrit noir sur blanc que Dieu fit l'être humain à son image. Homme et femme il les créa. Il est donc Lui aussi homme et femme. Je ne souhaite pas entrer ici dans un débat théologique. Je veux seulement dire par là qu'initialement, la valeur du féminin est aussi importante que la valeur du masculin.
Evidence ? Pas vraiment. Les femmes d'aujourd'hui se veulent fortes, compétitives, conquérantes, intelligentes, indépendantes et nous pouvons nous en réjouir. En même temps, n'aurions-nous pas oublié en route les valeurs du féminin ? Chaque matin, lorsque j'ouvre mon ordinateur, ma page d'accueil Internet me propose une vidéo réalisée par un internaute. Celle de ce matin a été conçue par une Américaine et s'intitule : I was a teenage feminist. Autrement dit : «J'étais une adolescente féministe.» Elle m'a semblé représentative du malaise et de la confusion de bien des femmes aujourd'hui. C'est pourquoi je vous en cite un extrait :

Je crois que j'ai découvert le féminisme pour la première fois en 1974. J'étais âgée de 13 ans. À cette époque, il me donnait du pouvoir. Le pouvoir d'être intelligente, d'être indépendante et d'être moi-même. Cela semblait alors si simple.


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