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Auteur : Clémence Amiel
Date de saisie : 15/04/2008
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Oxus, Escalquens, France
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-84898-110-9
GENCOD : 9782848981109
Sorti le : 15/04/2008
«Après la disparition brutale de mon mari, écrit Clémence Amiel. je suis tombé dans un tel désespoir que j'ai compris qu'il m'était impossible de continuer à vivre sans la certitude que la vie continuait après la mort. Ou mon mari m'attendait dans un autre monde et je devais mettre tout mon courage à accepter notre séparation momentanée. Ou son être avait été anéanti, plus rien n'avait aucun sens et il me restait plus qu'à mourir moi aussi.»
La réponse sera beaucoup plus claire que Clémence n'aurait jamais pu l'espérer. Une femme médium, inconnue d'elle, lui transmet un message de son mari : «Je suis vivant et je suis heureux.»
Désormais certaine de l'existence d'une vie après la mort. Clémence, à son tour, va essayer de communiquer avec l'au-delà. Mais comment y parvenir ?
Ce livre relate cette quête et son apprentissage. Persuadée que chacun d'entre nous peut arriver à la même expérience qu'elle. Clémence Amiel nous indique une méthode pour devenir médium.
Clémence Amiel n'est pas une illuminée ou une voyante en quête de publicité. Tout au contraire. Cette femme pondérée, solide, est chercheuse au C.N.R.S. et, derrière son pseudonyme, se cache une historienne, auteur de plusieurs livres remarqués.
Extrait du prologue :
Je suis vivant
Ce livre a pris profondément racine dans l'expérience de ma vie. Malgré la difficulté que l'on éprouve toujours à mettre en mots des événements aussi intimes, il m'a paru nécessaire, avant toute chose, de parler des circonstances qui avaient entouré cette expérience et de dire comment je les avais vécues. Plus que dans tout autre fait humain, ce qui concerne la médiumnité ne peut se comprendre hors d'un vécu personnel. La réflexion qui fait l'objet de ce livre en perdrait, de plus, toute signification.
Depuis mon enfance, la perception d'une réalité existant au-delà des sens physiques a toujours fait partie de ma vie quotidienne. Vers huit ou neuf ans, il m'arrivait de connaître par avance certains événements qui se déroulaient ensuite dans le moindre détail tels que je les avais non pas vus, mais comme pré-sus. J'appelais cela des «souvenirs à l'envers» parce que j'avais l'impression de m'en souvenir parfaitement alors qu'ils n'avaient pas encore eu lieu. Il m'arrivait aussi de voir des êtres habillés de vêtements d'une autre époque passer dans les couloirs de la maison ou me suivre dans le jardin. Une de mes soeurs paraissait faire le même genre d'expérience que moi, mais nous n'en parlions pas à nos parents, peut-être parce que nous pensions que ces phénomènes appartenaient au domaine de l'enfance dont les adultes ne voulaient pas se souvenir.
À partir de mon adolescence, ces «flashes» de connaissance intuitive sont devenus plus fréquents. Il me suffisait de penser à une personne ou à un événement pour voir se former des images, mais dès que je me suis aperçue que je pouvais les susciter volontairement, j'en ai éprouvé une sorte de gêne et j'ai cessé de le faire.
C'est aussi à cette époque que j'ai commencé à voir apparaître des formes humaines si nettes que, le temps de leur présence, je les prenais pour des personnes vivantes. Les visions de mon enfance étaient plus floues et elles s'effaçaient rapidement. Les formes que je voyais maintenant ne présentaient presque plus de différence avec des personnes physiques, sauf que parfois, mais pas toujours, le bas de leur corps semblait moins distinct. Quand je leur parlais, elles ne me répondaient pas. Je ne les entendais pas, en tout cas, prononcer de paroles. Certaines paraissaient étonnées que je les voie, d'autres souriaient avec amusement. Elles disparaissaient au bout de quelques minutes. Leur forme s'effaçait sur place, ou elles marchaient tranquillement vers le mur dans lequel elles semblaient se fondre.
J'étais maintenant assez âgée pour ne pas accepter ces faits aussi facilement que quand j'étais enfant. Pourtant, je ne m'en étonnais toujours pas vraiment. Il me semblait qu'ils ne me concernaient pas, comme s'il y avait un mur entre eux et moi. Je pensais qu'il y avait tant de choses inexplicables qu'il était inutile de s'interroger sur des incidents qui suscitaient d'ailleurs plutôt la gêne quand on en parlait. Comme je n'avais aucune clef pour les comprendre, je les considérais comme des expériences en marge de la vie véritable, qui était pour moi la vie quotidienne normale.
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