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Superbe roman dans la tradition victorienne. On y retrouve tous les ingrédients indispensables au genre : maison isolée, héritières et gouvernantes charmantes et surtout de lourds secrets qui empoisonnent ce cadre idyllique.
Ecrit dans une langue simple mais rigoureuse, ce roman «so british»est un délice à déguster avec un «cup of tea».
Les présentations des éditeurs : 08/06/2009
Lorsqu'un soir brumeux de 1898, le jeune artiste Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté.
Engagé pour enseigner l'art aux jeunes filles de Mr. Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par ses filles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, le peintre comprend vite que le raffinement du décor et des personnages dissimule les plus sombres mystères.
Que le vent souffle pour balayer les cendres d'un passé pour le moins scandaleux et les secrets abrités par les pierres. Entre désirs de possession, obsessions et illusions, les deux demoiselles, leur père, l'ombre de leur mère décédée et leur gouvernante entament devant Samuel une subtile danse aussi fascinante que macabre...
Linda Newbery vit actuellement dans un village du Northamptonshire, conteuse de génie, elle signe ici un roman dans la plus pure tradition gothique et se révèle ainsi la digne héritière de W.W. Collins ou de Charlotte Brontë.
La revue de presse Jean Soublin - Le Monde du 30 mai 2008
Linda Newbury, auteur de nombreux ouvrages notamment pour la jeunesse, a choisi la famille pour thème de ce beau roman, profondément ancré dans la société victorienne. Quant à sa manière, elle est moins inspirée par le gothique ou le mystère que par la finesse des préraphaélites, ce mouvement délicat jusqu'à la préciosité, qui marque la fin du XIXe siècle anglais...
Toutes les classes de la société sont impliquées dans cette enquête : de grands bourgeois et des valets d'écurie, des artistes et des cuisinières, des gouvernantes et même, on l'aurait parié, une voyante. Mais personne ne dit ce qu'il sait. Pourtant, quand on retrouvera le bas-relief manquant, celui qui devait représenter le vent d'ouest, tout le monde comprendra pourquoi il est hideux et grotesque.