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Dernière semaine d'août, fin des vacances, bientôt la rentrée, un entre-deux parfois déroutant, comme les dimanches soirs. Pour Mélanie, difficile de trouver ses repères. Sa grande soeur rentre de colo transformée et rejette leur ancienne complicité, ses parents sont débordés, son petit frère demande de l'attention... et elle... au milieu, cherche à trouver sa place. Mélanie se confie alors à nous, pendant une semaine.
Un récit qui pointe avec justesse les débuts de l'adolescence. Une voix qui, le temps d'un roman, rassure, apaise.
Les présentations des éditeurs : 14/06/2008
«Quand on retrouve des gens qu'on connaît, à la fin des vacances, j'ai remarqué qu'il y a toujours un moment bizarre où on se demande si ce sont vraiment eux.»
Entre sa soeur qui rentre de colonie et ne lui adresse plus la parole, son petit frère dont elle doit s'occuper, et le petit serpent qui lui fait mal au ventre, Mélanie se sent perdue. Elle aimerait pourtant revivre la complicité qu'elle avait avec sa grande soeur avant les vacances... Au fil des neuf jours qui précèdent la rentrée des classes, Mélanie confie à son journal ses incompréhensions, ses peurs et ses espoirs, face à son univers qu'elle sent basculer.
Dans cette chronique d'une fin d'été, Estelle Lépine rend subtilement les tourments liés à l'adolescence. Un récit au plus près du quotidien, entre éclats de rire et crises de larmes.
Estelle Lépine est journaliste et auteur de pièces de théâtre. Elle anime à Paris des ateliers d'écriture pour les enfants, les adolescents et les adultes. Demain l'année prochaine est son premier roman.
Les courts extraits de livres : 14/06/2008
SAMEDI 26 AOÛT
Quand on retrouve des gens qu'on connaît, à la fin des vacances, j'ai remarqué qu'il y a toujours un moment bizarre où on se demande si ce sont vraiment eux. Même quand ils sont très proches, ou qu'ils sont partis peu de temps. On les voit arriver, ils nous adressent un sourire, et on a presque envie de se retourner pour vérifier que ce n'est pas à quelqu'un d'autre qu'ils sourient.
Ou alors c'est l'été qui fait ça. Les gens bronzent, se détendent, ils s'habillent autrement, ça les change.
Ma soeur, quand elle est descendue du bus, j'ai pensé : «Tiens, elle, elle ressemble vraiment à Lena.» Ça m'arrive souvent de croiser des filles qui ressemblent à ma soeur. Elles n'ont pas forcément ses yeux olive, le châtain noisette de ses cheveux ou sa peau mate, mais elles lui ressemblent... comme des soeurs. À moi, en revanche, elles ne ressemblent pas. Pourtant en général, les gens devinent qu'on est soeurs, Lena et moi. À cause de notre «air de famille», c'est ce qu'ils disent, mais je ne sais pas vraiment de quel air ils parlent.