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.. 1815, Napoléon en campagne : heure par heure dans l'ombre de l'Empereur

Couverture du livre 1815, Napoléon en campagne : heure par heure dans l'ombre de l'Empereur

Auteur : Yann Deniau | Yves Moerman

Préface : Alain Pigeard

Date de saisie : 22/05/2008

Genre : Politique

Editeur : Jourdan, Waterloo, Belgique

Prix : 18.90 € / 123.98 F

ISBN : 978-2-87466-024-5

GENCOD : 9782874660245

Sorti le : 22/05/2008

  • Les présentations des éditeurs : 17/06/2008

HEURE PAR HEURE, DE VILLAGE EN VILLAGE, LA VIE QUOTIDIENNE DE NAPOLÉON LORS DE SON ULTIME CAMPAGNE

1815... De retour d'exil, Napoléon s'engage dans ce qui sera sa dernière campagne... Ce sera le chant du cygne d'une armée de titans qui avait tant de lois défait les forces coalisées.
Depuis presque deux siècles les guerres de l'Empereur et ses batailles ont souvent été étudiées et décrites.
Cet ouvrage nous livre un autre aspect, jusqu'à présent resté dans l'ombre : celui de la vie quotidienne de l'Empereur en marche avec ses troupes.
S'il est chef militaire et stratège, il est aussi homme : comme tout un chacun, il mange, dort, éprouve des joies et des peines, est aux prises avec des soucis matériels et des problèmes de santé.

C'est sous cet angle personnel et intimiste que ce livre aborde la vie de ce grand personnage au jour le jour, en éclairant certains points restés obscurs, parfois même inédits. Tout ici est passé en revue : les itinéraires, ses rencontres avec des personnages anonymes ou plus connus comme les guides qui l'aidèrent avant, pendant et après la bataille.

Grâce à cet ouvrage, le lecteur visitera les lieux où séjourna Napoléon entre le 11 et le 22 juin 1815, lieux où reste toujours présente sa mémoire.

Un récit en forme de reportage qui s'adresse à tous, du curieux au passionné, en passant par l'historien.

Un ouvrage où les anecdotes foisonnent et rendent la lecture très plaisante.

À lire chez soi, mais aussi à prendre sous le bras comme vade-mecum pour partir sur les traces du dernier sursaut de celui qui fut le maître de l'Europe.

Les auteurs

Yann Deniau est français, enseignant et passionné d'Histoire. Pour mieux ressentir cette époque, il pratique la reconstitution historique, la vie de la Grande Armée, ses bivouacs, ses escarmouches, ses combats où l'on hume l'odeur de la poudre, le temps d'une cam­pagne d'un week-end.
Yves Moerman est belge, et, résidant non loin du site de Waterloo, est tout imprégné de cette page d'histoire : les lieux de cette bataille lui sont très familiers. Comme son compère, il participe aux reconstitutions historiques du Premier Empire.

Préface d'Alain Pigeard, docteur en Histoire, docteur en Droit


  • Les courts extraits de livres : 17/06/2008

Extrait du préambule

Quel homme est Napoléon, en ce mois de juin 1815 ?

Il n'a pas encore 46 ans : c'est un homme dans la force de l'âge ; il n'est plus le fougueux Bonaparte de la campagne d'Egypte. Il a quelques ennuis de santé, des douleurs d'estomac de temps à autre, des crises épisodiques d'hémorroïdes. Il souffre de ce qu'on appelait à l'époque «l'ischurie» : retenu par un travail absorbant, il a bien souvent oublié de satisfaire aux besoins de la Nature, ce qui a créé des troubles dont il se ressent régulièrement. On connaît le mot de Fouché à ce sujet, s'adressant à un ministre nouvellement nommé : «Vous avez été nommé ministre ; dans trois mois, voué ne serez plus foutu de pisser !»
Son robuste tempérament n'est pourtant pas vraiment entamé : il n'a rien perdu de sa vigueur intellectuelle, de son activité et de ses capacités d'organisateur et d'entraîneur d'hommes.
Toutes ces années de tumulte, le poids du pouvoir, les événements de 1814 et son exil à l'île d'Elbe ont peut-être développé chez lui une plus grande réserve. Il n'a plus la même foi en sa bonne étoile, il est plus hésitant, il reste de longs moments prostré, son esprit de décision n'est plus aussi vif. Mollien (in Mémoires, tome IV, p. 199) rapporte l'une de ses rares confidences : «Le Destin est changé pour moi. J'ai perdu là un auxiliaire que rien ne remplace.» Pourquoi l'ancien maître de l'Europe se languit-il ainsi ?


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