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_ L'enfant de Noé

Couverture du livre L'enfant de Noé

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-226-15108-7

GENCOD : 9782226151087

  • Les présentations des éditeurs : 14/05/2006

LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : «- Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ?
- Juré.»

1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies. Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ?

Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim et d'Oscar et la dame rose.



  • La revue de presseFrançois Busnel - Lire

... Qu'est-ce qui a changé, entre La nuit de Valognes et L'enfant de Noé ? Si les thèmes sont les mêmes, l'écriture a évolué. «C'est vrai, admet Eric-Emmanuel Schmitt. J'ai commencé à écrire comme un lettré, je cherche aujourd'hui à fuir cet héritage de Normale Sup et à trouver la parole juste, à écrire sans artifice. Une écriture, pour moi, c'est une parole.» Nous y voilà ! Entre le dramaturge et le romancier, le pont est jeté. «Tout au long de ma vie, poursuit-il, on m'a expliqué que je n'écrivais pas comme on devait écrire : ça a commencé à l'école, puis au théâtre et dans le roman.» De fait, ses textes déroutent. Porteurs d'une profondeur que recouvre un hédonisme férocement caustique, ils oscillent entre le traité de philosophie (La part de l'autre) et la sotie (Lorsque j'étais une oeuvre d'art). Des romans en marge du genre romanesque. Et les petits livres qui composent le Cycle de l'invisible en sont l'illustration. L'enfant de Noé, précisément, est le quatrième volet de ce cycle. A première vue, ce livre peut sembler bien lisse : un enfant juif de 7 ans, Joseph, pris dans la tourmente de l'Occupation, est recueilli par un curé qui le cache dans une école catholique et lui apprend l'hébreu. On y croise une brute au coeur tendre, un bon père qui fait de la résistance et une crypte transformée en synagogue («Un détail véridique», précise Schmitt)... Soit. On pouvait redouter le pire. C'était sans compter avec le talent de Schmitt. Interroger les religions est dans l'air du temps, mais faire ressortir leurs contradictions sans verser dans le prosélytisme est un exercice auquel peu d'écrivains se sont prêtés... Après le bouddhisme (Milarepa), il explore l'islam (Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran), l'athéisme (Oscar et la dame Rose) et, ici, les rapports entre juifs et chrétiens. Variante majeure : alors que la bien-pensance exige que les parents expliquent les religions à leurs enfants avec force réponses, Schmitt imagine l'inverse: l'enfant est sa figure de prospection ; il questionne plus qu'il n'affirme... Ce récit des temps occupés hantera les mémoires. Eric-Emmanuel Schmitt confirme ses qualités d'écrivain. Et se joue, une fois de plus, des genres en inventant la philosophie clandestine.


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