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Auteur : Kate Atkinson
Traducteur : Isabelle Caron
Date de saisie : 27/08/2008
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-87706-653-2
GENCOD : 9782877066532
Sorti le : 27/08/2008
Dans un coin paisible de la campagne du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est le témoin d'un crime épouvantable.
Trente ans plus tard, l'homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison.
À Edimbourg, Reggie, qui a seize ans et qui est bien plus futée que les gamines de son âge, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais quand celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s'en apercevoir.
En ville, l'inspecteur en chef Louise Monroe est aussi à la recherche d'une personne disparue, David Needler, sans se rendre compte qu'un de ses vieux amis - Jakson Brodie - se précipite vers elle. Il est là pour un séjour qui est sur le point d'être tragiquement interrompu.
Dans une extraordinaire démonstration de talent, Kate Atkinson nous donne l'un des romans psychologiques les plus fascinants et les mieux écrits de ces dernières années. A quand les bonnes nouvelles ? nous offre un nouvel éclairage sur la nature du destin et sur la condition humaine.
La Presse et «La Souris bleue»
«Ses romans ont le pouvoir des charmeurs de serpents : son univers singulier hypnotise dès les premières lignes.»
Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche
La Presse et «Les Choses s'arrangent, mais ça ne va pas mieux»
«Un festival d'humour, doublé d'un remarquable numéro de funambulesque littéraire.»
André Clavel, Lire
Édimbourg, à la veille de Noël, est le théâtre d'un feu d'artifice de crimes. Un roman aussi pessimiste que drôle, tricoté avec une intelligence réjouissante...
La romancière anglaise, dont on connaît l'humour, et la parfaite maîtrise de structures narratives complexes, entrelaçant époques et intrigues, nous offre un roman irrésistiblement drôle, et parfaitement pessimiste...
Sur un prétexte à suspens, Kate Atkinson tisse une trame discrètement sertie de multiples références culturelles, de Shakespeare aux Simpson en passant par les Beatles, Ovide et Kaiser Chiefs...
Bref, on est une fois de plus bluffé par l'intelligence maligne de la romancière, qui continue à tricoter une des oeuvres les plus attachantes de la littérature anglaise d'aujourd'hui.
C'est un polar, un roman réaliste, et mieux encore. Où l'on retrouve le ton unique de cette écrivain britannique...
Réjouissant ? Ô combien ! Mais c'est surtout le ton atkinsonien qui enchante, cette méticulosité entomologique pour épingler les petits faits dérisoires de la vie, les tics des différentes classes sociales écossaises. Cette cocasserie de l'auteur, aux réflexions plus désabusées les unes que les autres, cette douce ébriété des situations. Ce Grand-Guignol naturaliste, si l'on ose dire, que l'auteur nous impose en faisant mine d'y croire. Le tout empaqueté avec une élégance virtuose. Du grand art.
Moisson
La chaleur qui s'élevait du macadam semblait emprisonnée par les hautes haies qui les dominaient comme des remparts.
«Accablante», dit leur mère. Elles se sentaient emprisonnées aussi. «On se croirait dans le labyrinthe de Hampton Court, dit leur mère. Vous vous souvenez ?
- Oui, dit Jessica.
- Non, dit Joanna.
- Tu n'étais qu'un bébé, dit leur mère à Joanna. Comme Joseph aujourd'hui.» Jessica avait huit ans, Joanna six.
La route (elles disaient toujours «la petite route») tournevirait tellement qu'on ne voyait jamais devant soi. Elles devaient garder le chien en laisse et longer la haie au cas où une voiture surgirait «de nulle part». En sa qualité d'aînée, Jessica était celle qui tenait tout le temps la laisse du chien. Elle passait une grande partie de son temps à le dresser : «Au pied !», «Assis !» et «Ici !». Leur mère disait qu'elle aurait bien aimé que Jessica soit aussi obéissante que le chien. Jessica était toujours celle qui commandait. Leur mère disait à Joanna «C'est bien d'avoir des idées à soi, tu sais. Tu ne devrais pas te laisser faire, tu devrais penser par toi-même», mais Joanna n'avait pas envie de penser par elle-même.
Le car les avait déposées sur la grand-route puis était reparti vers une autre destination. En descendre était «toute une affaire». Leur mère tenait Joseph sous un bras comme un paquet et se débattait pour ouvrir sa poussette dernier cri avec sa main libre. Jessica et Joanna se partageaient les sacs de provisions. Le chien se débrouillait tout seul. «Il n'y a jamais personne pour vous donner un coup de main, disait leur mère. Vous avez remarqué ?» Elles avaient remarqué.
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