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.. Israël survivra-t-il ? : entretiens

Couverture du livre Israël survivra-t-il ? : entretiens

Auteur : Théo Klein | Antoine Sfeir

Préface : Joseph Vebret

Date de saisie : 30/04/2008

Genre : Politique

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 18.95 € / 124.30 F

ISBN : 978-2-8098-0035-7

GENCOD : 9782809800357

Sorti le : 30/04/2008

  • Les présentations des éditeurs : 12/07/2008

Le 14 mai 1948 était officiellement proclamée la naissance d'un nouvel Etat. Promis aux Juifs depuis 1917, ce «foyer national» prend le nom d'Israël et s'établit sur une partie de la Palestine naguère sous mandat britannique. Trois ans après la Shoah, cette renaissance rencontre aussitôt l'hostilité de ses voisins moyen-orientaux. Israël entre en guerre : il n'en sortira plus.

Soixante ans après, peut-on poser la question de sa survie ? L'Etat hébreu, qui n'a jamais connu la paix, n'a pas réglé le différend palestinien, embarrasse ses partenaires et subit les foudres de l'Iran, de la Syrie et du Hezbollah. Israël fera-t-il la démonstration que force fait toujours loi, ou l'Histoire démentira-t-elle ses droits ?

Deux observateurs attentifs du monde arabe et d'Israël répondent. De la sortie d'Egypte à la guerre de juillet 2006, leurs vues se confrontent sur le sionisme et l'islamisme, la guerre des Six Jours et les guerres du Golfe, le bilan d'Arafat et celui d'Ehud Olmert. Au-delà des divergences, une interrogation commune : Israël pourrait-il devenir un pays moyen-oriental parmi d'autres ? Inversement, le fait juif peut-il représenter une chance pour ses voisins arabes ?

En annexe figure une chronologie d'Israël, ainsi que des documents peu connus sur sa genèse et sa refondation.

Théo Klein, né à Paris en 1920, avocat aux barreaux de Paris et de Jérusalem, fut l'un des responsables de la Résistance juive sous l'Occupation. Président du Conseil représentatif des institutions juives de France de 1983 à 1989, figure majeure du judaïsme libéral, il est l'auteur du Manifeste d'un juif libre et de Sortir du ghetto ? (Liana Levi, 2002 et 2008). Antoine Sfeir, né à Beyrouth en 1948, est politologue et journaliste. Directeur des Cahiers de l'Orient, il préside le Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient et enseigne la géopolitique au Celsa. Parmi ses derniers ouvrages, Tunisie, terre de paradoxes (l'Archipel, 2006) et Brève Histoire de l'islam à l'usage de tous (Bayard, 2007).


  • Les courts extraits de livres : 12/07/2008

Extrait de l'avant-propos :

Proclamé le 14 mai 1948 sur la base des promesses de la déclaration Balfour de 1917, l'État d'Israël a soixante ans. Le temps d'une génération. C'est encore très jeune pour un pays dont l'Histoire, qui remonte à plusieurs millénaires, se confond avec celle de son peuple. Rappelons que l'antique Israël avait cessé d'être en 70 après Jésus-Christ, après la destruction du temple de Jérusalem par les Romains...
Ce pays neuf n'aura jamais connu de répit. Soixante ans de vie, soixante ans de conflits. Les États-Unis furent le premier pays de la communauté des nations, quelques minutes seulement après sa proclamation, à reconnaître le nouveau-né annoncé par David Ben Gourion. Ensuite vint l'URSS. Dans l'intervalle, les États arabes étaient immédiatement entrés en guerre.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'idée a surgi d'un État-refuge pour les survivants de la Shoah. La Terre sainte s'impose alors comme une évidence. En février 1947, le gouvernement britannique, impuissant à concilier les revendications contradictoires des communautés juive et arabe, remet à l'ONU le mandat qu'il détenait depuis 1920 sur la Palestine, à charge pour l'organisation de régler la question. Le 29 novembre de la même année, la résolution 181, soumise au vote des Nations unies, prévoit un plan de partage entre un État juif, un État arabe et une zone «sous régime international et particulier». Israël posséderait 55 % du territoire. Quant à la zone internationale, elle comprendrait les Lieux saints, Bethléem et Jérusalem. Les onze nations arabes s'y opposent. Les États-Unis et l'URSS s'y déclarent favorables.
Ce plan de partage est adopté par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions. Dès le lendemain éclatent des affrontements entre Juifs et Arabes. Puis, aussitôt après l'expiration du mandat britannique et la proclamation de Ben Gourion, les armées d'Egypte, de Jordanie, de Syrie, du Liban et d'Irak envahissent l'État juif. Alliés en théorie, ces pays poursuivent en réalité des objectifs différents, d'où leur désorganisation militaire. Si bien que l'armée israélienne, mieux équipée, mieux organisée, prend le dessus. Non seulement le nouvel État sort victorieux de la première guerre israélo-arabe, mais il augmente de 26 % la superficie de son territoire, occupant désormais plus de 80 % de la Palestine de 1947. Israël a conquis la partie ouest de Jérusalem, devenue capitale. La Cisjordanie est rattachée à la Jordanie et la bande de Gaza revient à l'Egypte.


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