À cinquante ans, Fernand, gentil mais effacé et soumis, n'a fait que subir les événements sa vie durant.
Lorsqu'un jeune patron reprend l'entreprise dans laquelle il travaille depuis toujours, il est confronté à des méthodes musclées de management, qui consistent à transformer le personnel d'encadrement en individus totalement asservis.
Envoyé en stage dit de motivation au fin fond de la forêt amazonienne, il y découvre la violence physique et même la mort...
Avec ce roman noir social plein de tendresse, de volupté et d'humour qui se déroule dans le Périgord des années 60-70, le Bordeaux des années 80-90, pour se poursuivre dans l'hostile forêt guyanaise, Pierre Bru nous procure assurément une bonne dose de frissons
Pierre Bru est né en 1952 dans le Périgord. Il est titulaire d'un diplôme d'archéologie. Malgré sa passion dévorante pour cette discipline, qu'il continue de pratiquer à titre amateur, il est contraint pour des raisons économiques de se lancer dans le commercial. Il réalise une ascension assez rapide dans la hiérarchie d'une multinationale, mais, fatigué des voyages lointains et fréquents, il fonde une famille et décide de créer un cabinet d'assurances à Bègles.
Deux ans plus tard, en 1992, il crée le premier club d'entreprises de la ville à l'aide de quelques amis.
En 1995, il accède au poste d'adjoint au Maire, puis de Conseiller Municipal d'opposition. Il démissionnera en 2008, juste après une nouvelle réélection.
Écoeuré par les nouvelles méthodes violentes de management, ce délégué syndical décide d'y consacrer un livre. Il dénonce notamment les agissements de certaines entreprises à l'encontre de leurs cadres, corvéables à merci en raison de la concurrence accrue des pays émergeants. Criminelle entreprise est son premier roman.
Les courts extraits de livres : 19/08/2008
Les souris
Fernand Tavanel est transparent. Toute sa vie est glabre, lisse et tarte. Toute sa vie, ayant subi les événements, Fernand a décidé de peser sur son propre destin et celui des autres. Cette décision sera lourde de conséquences.
Né en 1953 à Bergerac et élevé par les soeurs de la Miséricorde, il était encore le seul de sa classe à se faire dessus au cours préparatoire qui s'appelait à l'époque la Onzième. Le seul à utiliser les slips de rechange que mère Thérèse conservait dans un placard de la classe. Elle le maintenait soigneusement fermé à clé depuis qu'un jour de folie, ses camarades et le terrible Emilio à leur tête avaient décidé de les enfiler par la tête pour ressembler au catcheur masqué aperçu à la télé la veille à la Piste aux Etoiles. Fernand n'avait pas encore la télé et n'avait donc rien compris à cette affaire.
La télévision était à cette époque un luxe réservé à certains. Pas à Fernand. Son père, épicier à Bergerac, avait la vie dure. Réveillé à six heures par les cloches de l'église Saint-Jacques pour aller s'approvisionner au marché de gros, il revenait légèrement imbibé sur le coup des huit heures du matin au volant de sa Juva 4 alors que ses premiers clients l'attendaient déjà.